Au coeur des sciences. Une métaphysique rigoureuse
Lambert Dominique ; Leclerc Marc ; Vauthier Jacque
BEAUCHESNE
39,00 €
Epuisé
EAN :9782701013329
La situation intellectuelle, en cette fin du second millénaire, semble bien proche, à plus d'un titre, de celle qui prévalait à Athènes au temps des dialogues socratiques. Aujourd'hui comme alors, la confusion des idées atteint une sorte de paroxysme : déconcertés par la multiplicité des systèmes contradictoires entre eux - quand ils ne le sont pas en eux-mêmes - les hommes de ce temps en viennent à désespérer de pouvoir connaître une vérité quelle qu'elle soit. C'est alors l'ère des Sophistes, en leur scepticisme multiforme. "Entre les deux époques, il y a certes une différence, et elle est de taille : la nôtre est celle du triomphe d'une organisation technicienne, largement informatisée, reposant sur certains acquis des sciences positives. Aussi, si la vérité paraît inaccessible dans l'ordre théorique, certains critères pragmatiques de vérification des connaissances semblent au contraire très "performants" dans l'ordre scientifico-technique, permettant une maîtrise de la nature - et de l 'homme qui en fait partie : les vieux rêves cartésiens deviendraient-ils réalité, moyennant l'abandon de la métaphysique comme fondement des sciences positives ? L'apport intéressant de l'ouvrage de D. Lambert et M. Leclerc est capital. C'est le roc sur lequel s'arc-boute tout raisonnement métaphysique cohérent, point d'appui inévitable pour assurer l'envol de l'intelligence jusqu'à celui qui est l'Etre.
Nombre de pages
166
Date de parution
01/04/1996
Poids
801g
Plus d'informations
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EAN
9782701013329
Titre
Au coeur des sciences. Une métaphysique rigoureuse
Auteur
Lambert Dominique ; Leclerc Marc ; Vauthier Jacque
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
0
Poids
801
Date de parution
19960401
Nombre de pages
166,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Ils sont revenus dans nos campagnes et parfois en ville ceux que l'on appelle aussi "chevaux de pas", lourds, voire "gros". Leurs silhouettes si caractéristiques, fortes et massives, s'inscrivant dans un carré, sont réapparues et on les trouve à la tâche, trottant entre les brancards, tirant la charrue au pas, attendant immobiles et sereins les ordres du débardeur. Les chevaux à "sang-froid" font à nouveau, comme avant, il y a un peu plus d'un demi-siècle. Après s'être fait discrets et ayant laissé un long moment la place au "progrès", ils sont à nouveau présents et prennent leur revanche dans un contexte de développement durable.
Liberté et inventivité sont les maîtres mots du roller. C'est un loisir et un sport que tu peux pratiquer en milieu urbain ou à la campagne,voire à la montagne. Que tu chausses des rollers (patins en ligne,) ou des quads (2 essieux par semelle), l'important est que tu prennes du plaisir en t'adonnant à l'agressif, au fitness, au hockey, au marathon, à l'artistique, ou à l'acrobatique. Sous forme de jeu, de promenade ou d'acrobatie, le roller et le quad peuvent te procurer un sentiment de liberté, d'indépendance, ainsi que, des émotions fortes.
Le motocross est une discipline sportive motocycliste,consistant en une course de vitesse sur un circuit toutterrain. Piloter est un exercice d'équilibre et desouplesse, se jouant dans les trois dimensions. Tudanses avec ta moto et tu glisses en permanenceavec le sol. Sans passion, tu ne peux pas pratiquer lemotocross. C'est un sport terriblement exigeant enassiduité et en sacrifices économiques. Comme tousles sports "extrêmes", les disciplines du motocross etdu freestyle comportent de gros risques. Il faut fairetrès attention en le pratiquant
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.