
Jacques Tourneur, les figures de la peur
L'ai-je vu ou ne l'ai-je pas vu?", telle était selon Jacques Tourneur, la réaction qu'aurait dû engendrer le démon de Rendez-vous avec la peur (1957), si seulement le film avait pu échapper aux velléités bassement commerciales de son producteur. A partir de semblables déclarations et d'analyses souvent justes niais toujours incomplètes, les critiques comme les universitaires ont réduit l'esthétique du cinéaste à un art de la suggestion, à une expérience herméneutique. Pourtant sa démarche cherche aussi à impliquer physiquement le spectateur dans la fiction, grâce à diverses stratégies énonciatives, tant sonores que visuelles qui visent toutes à le mettre directement en danger.Le présent ouvrage se propose d'étudier les "figures" de la peur, expression prise dans une pluralité de sens, formels et thématiques. Pour Tourneur. la peur façonne à chaque instant tout être humain, ce qui explique 1"ontniprésence de ce sentiment dans son ?uvre, même en dehors des genres ou cycles - le fantastique et le film noir - où il se manifeste par essence. Dans un jeu de miroirs complexe, les personnages principaux et leurs opposants l'éprouvent et le provoquent: ils rejoignent ainsi un cercle de la peur dont nul n'est jamais tout à fait exclu. Une lecture détaillée de trois filins (Vaudou, Rendez-vous avec la peur et The Fearmakers) vient clore le volume et s'efforce de cerner, en le légitimant, le fonctionnement de la peur."
| Nombre de pages | 243 |
|---|---|
| Date de parution | 01/03/2007 |
| Poids | 501g |
| Largeur | 169mm |
| EAN | 9782753503717 |
|---|---|
| Titre | Jacques Tourneur, les figures de la peur |
| Auteur | Lafond Frank |
| Editeur | PU RENNES |
| Largeur | 169 |
| Poids | 501 |
| Date de parution | 20070301 |
| Nombre de pages | 243,00 € |
| Disponibilité | Impression à la demande |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Cauchemars italiens. Volume 1 : le cinéma fantastique
Lafond FrankMario Bava, Dario Argento et Lucio Fulci. Pour nombre de spécialistes, ces trois noms semblent d'ordinaire résumer à eux seuls la production italienne en matière de cinéma fantastique et horrifique. Pourtant, ils sont loin de suffire à rendre compte de la richesse ce ces genres. Quelles formes ont en réalité revêtues les films fantastiques transalpins à travers les décennies? C'est à cette question toute simple, mais au fond terriblement complexe, que Cauchemars italiens, volume I: Le cinéma fantastique s'efforce de répondre. Divers spécialistes livrent dans ce but une série d'articles proposant des approches synthétiques ou des lectures de films. La figure du diable est ainsi analysée, tout comme l'apport de Barbara Steele au cinéma gothique italien des années soixante. Les univers d'Antonio Margheriti et de Mario Bava sont quant à eux explorés à travers un film jugé particulièrement représentatif. Puis, l'attention se porte sur quelques longs métrages qui illustrent la grande variété du spectre: les films respectables de Dino Risi ou ceux, plus sulfureux en apparence, de Lucio Fulci. Ce premier volume se clôt sur une étude de l'oeuvre de Pupi Avati, ce qui entraîne la prise en compte de films phares comme d'oeuvres plus obscures.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER19,50 € -

Cauchemars italiens. Volume 2, Le cinéma horrifique
Lafond FrankCauchemars italiens, volume 2 : le cinéma horrifique adopte, à l'instar du premier volume, une variété d'approches afin de cerner au mieux les particularités d'un cinéma n'ayant jamais rechigné devant des images gore et répulsives. Sont analysées les ?uvres de Dario Argento, Francesco Barilli et de Pier Paolo Pasolini.Sur commande en 6-8 joursCOMMANDER18,50 € -

Joe Dante. L'art du je(u)
Lafond FrankDe Piranhas à Gremlins, de Panic sur Florida Beach à Small Soldiers, sans oublier Hurlements, Les Looney Tunes passent â l'action ou L'Aventure intérieure, Joe Dante a su imposer sa marque à des films d'exploitation comme à des productions issues des grands studios hollywoodiens. Cinéphilique, sa démarche artistique ne cesse de faire dialoguer les époques : The Hole tourné en 3D convoque aussi bien le temps présent que les années 1950 et 1980. Dante aime à mettre en scène la fabrique du cinéma et à mettre en jeu le spectateur pour le rendre sensible aux citations abondantes, pour l'éveiller à des approches esthétiques autant que critiques qui multiplient les terrains de jeu prenant au sérieux les genres investis (le fantastique, le film de monstre, de science-fiction, le cartoon...). C'est cet art du je(u), merveilleusement illustré par les Banlieusards, qu'explore Frank Lafond en mêlant à ses analyses des propos inédits livrés par Joe Dante, lequel se présente comme un "mordu de cinéma", jamais blasé. jamais rassasié.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER22,00 € -

SAMUEL FULLER - JUSQU'A L'EPUISEMENT
LAFOND FRANKAvec une audace peu commune, Samuel Fuller a réalisé des films noirs (Le Port de la drogue), des westerns (Quarante tueurs) et des films de guerre (Au-delà de la gloire), genre qu'il nourrit de sa longue expérience de soldat durant la Seconde Guerre mondiale. De l'ensemble de sa filmographie, il est bien entendu question dans Samuel Fuller, jusqu'à l'épuisement, mais aussi de différents textes - Pulp Fictions écrites dans les années 1930 et 1940, nouvelles et articles - qui ont posé les jalons de son cinéma. Il a eu en effet plusieurs vies : il a été journaliste, romancier, scénariste, producteur et réalisateur, mais aussi attaché de presse, dessinateur politique et bien d'autres choses encore. Ce sont donc les multiples facettes d'un homme infatigable que Frank Lafond a mis en lumière grâce à un patient travail de recherche. Tout au long de Samuel Fuller, jusqu'à l'épuisement, les analyses formelles et thématiques s'entremêlent à une approche historique et génétique. Cette vision de Fuller au travail s'appuie sur un vaste ensemble de documents (archives du code Hays, scénarios et traitements, lettres et télégrammes, interviews oubliées, etc.) qui contribue à dégager l'originalité fondamentale de ses films. Deux d'entre eux, J'ai vécu l'enfer de Corée et Dressé pour tuer, font l'objet de récits complexes, où viennent s'entrechoquer des questions d'ordre esthétique, social et politique. Enfin, l'influence du New York Evening Graphic et de la tradition dont relève ce tabloïd où a travaillé le jeune Sammy est complètement réévaluée : poser la question du journalisme et, concrètement, du journal, c'est ici parler de cinéma. L'iconographie du livre, abondante, a bénéficié de la plus grande attention, pour permettre au lecteur de découvrir dans les meilleures conditions des visuels des films et des documents rares ou inédits.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER45,00 €
Du même éditeur
-

Monde(s) N° 28, novembre 2025 : Capitales diplomatiques
Badel Laurence ; Badalassi Nicolas ; Gijs Anne-SopA l'heure où les Etats-Unis et la Russie négocient en Arabie Saoudite pour trouver une issue à la guerre d'Ukraine, où un certain nombre d'agences internationales ont été installés depuis moins d'une vingtaine d'années dans le Golfe ou en Inde, cet ouvrage collectif propose une réflexion inédite sur la capitalité diplomatique, ses géographies, ses fonctions nouvelles. Il montre la cohabitation de pratiques juridiquement réglées, mais aussi d'usages paradiplomatiques et inédits. Il questionne les enjeux symboliques et pratiques entourant le statut de capitale diplomatique, compte tenu du contexte postcolonial et de l'évolution générale des relations internationales après la Seconde Guerre mondiale. Enfin, il permet d'interroger les limites de la déseuropéanisation diplomatique.PréventePRÉCOMMANDER24,99 € -

Les motifs au cinéma
Ballo Jordi ; Bergala AlainPourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER30,00 € -

Victimes et profiteurs de guerre ? Les patrons du Nord (1914-1923)
Mastin Jean-Luc ; Hirsch Jean-PierreLa guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER24,99 € -

Au bonheur des clients. Travail de la vente et rapports sociaux dans les grands magasins
Barbier PascalLe Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER26,00 €
