L'éloquence comorienne. Au secours de la révolution
Lafon Michel
L'HARMATTAN
24,00 €
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EAN :9782738435569
Ali Soilihi, comme Socrate, a beaucoup parlé mais peu écrit. Ce volume rassemble donc en édition bilingue ses discours qui restent dans les mémoires mais méritent aussi d'être consignés par la plume. Il est indéniable pourtant que, plus que les régimes qui lui ont succédé, Ali Soilihi aura laissé son empreinte sur les mentalités des Comoriens, même si actuellement, c'est l'influence de ses successeurs qui domine l'évolution actuelle du pays installé dans un sous- développement et une dépendance chroniques. Ange ou démon, selon les uns ou les autres, Ali Soilihi était à coup sûr un révolutionnaire volontariste qui s'égara, parfois, dans une violence dont sa connaissance de la mentalité comorienne, sinon la simple humanité, aurait dû le prévenir, fut aussi sans nul doute un visionnaire sincère convaincu d' oeuvrer pour l'avenir de son pays. La parole ne saurait se substituer aux actes, et il convient, en politique, de juger un pouvoir sur ce qu'il a fait plutôt que sur ses intentions proclamées. Il n'en demeure pas moins que la connaissance des textes d'Ali Soilihi reste un élément indispensable d'appréciation d'une période essentielle de l'histoire comorienne contemporaine.
Nombre de pages
224
Date de parution
01/06/1995
Poids
362g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782738435569
Titre
L'éloquence comorienne. Au secours de la révolution
ISBN
2738435564
Auteur
Lafon Michel
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
362
Date de parution
19950601
Nombre de pages
224,00 €
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Pierre Ménard n'est pas seulement le personnage d'une fiction de Jorge Luis Borges, un érudit nîmois qui aurait accompli la gageure d'écrire à l'identique, longtemps après les avoir oubliés, quelques chapitres de Don Quichotte. Ce fut aussi un proche de Gide et de Valéry, qui exerça une influence considérable et, à plus d'un titre, souterraine sur l'oeuvre de nombre de ses contemporains. Il contribua même, dans le secret de réunions nocturnes au Jardin des Plantes de Montpellier, à l'invention d'un écrivain capital du vingtième siècle. Sur cet homme discret, presque invisible, qui fut peut-être l'auteur le plus plagié, en tout cas le plus inspirateur de son temps et qui changea, à sa façon, le cours de la littérature, nous sommes heureux de livrer enfin le dossier inédit minutieusement constitué, il y a cinquante ans, par un de ses disciples. Biographie de l'auteur Michel Lafon a consacré de nombreux essais à la littérature argentine. Une vie de Pierre Ménard est son premier roman.
Victimes de l'attitude traditionnelle française de mépris envers les langues locales, les langues de l'archipel des Comores n'ont fait l'objet, pendant toute la période coloniale, d'aucune investigation et sont restées dans la pénombre ; ainsi le comorien, ensemble des parlers bantu de l'archipel, qui connaît aussi un dialecte malgache à Mayotte, a-t-il longtemps été pris pour une simple variante du swahili ; si son autonomie est à présent largement reconnue, ce n'est que depuis quelques années qu'il a rencontré l'intérêt des chercheurs ainsi que celui des autorités du pays, sensibles, là comme ailleurs, à son importance dans l'affect des populations et partant, dans tout projet viable de développement. Ce lexique français-shingazidja, variété du comorien de la Grande-Comore, rédigé avec toutes les garanties de rigueur, est ainsi le premier travail lexicographique sur ce parler de la période récente ; s'il s'adresse au public comorien qui ne dispose pas encore d'une aide à la traduction, alors même que le recours au français est la norme dans de nombreux domaines, en particulier à l'écrit, il ne néglige pas pour autant le voyageur qui, séjournant à la Grande-Comore, souhaiterait pouvoir mieux s'insérer dans la société locale, ni les chercheurs qui y trouveront des matériaux comparatifs, ainsi qu'une tentative élaborée de prise en compte, au niveau lexicologique, des spécificités d'une langue bantu.
On entend souvent soutenir, de façon d'ailleurs contradictoire, que les langues africaines sont inaccessibles au commun des mortels sauf à y consacrer un effort considérable alors même qu'elles seraient peu sophistiquées : en réalité et pour autant que la comparaison soit légitime, on peut estimer que ces langues présentent un niveau d'élaboration comparable à celui des langues écrites, compte tenu bien entendu de l'oralité qui reste caractéristique de ces cultures et de la spécificité de chacune. Les difficultés d'apprentissage qu'on leur impute reflètent sans doute, davantage qu'une réalité objective, une attitude préconçue dont il est plus que temps de se libérer. Le shona, parlé dans presque tout le Zimbabwe ainsi qu'au Mozambique dans le corridor de Beira, se partage en différents dialectes ; toutefois, il s'est développé au Zimbabwe dès les années trente une variété standard à présent largement généralisée. Dans une situation qui n'est pas sans évoquer celle du swahili en Tanzanie, le shona fait ainsi l'objet depuis longtemps de l'attention soutenue des autorités politiques. Largement enseigné dans les écoles, le shona est aussi devenu le véhicule d'une littérature riche et originale. En réaction à un héritage d'attitudes souvent dépréciatives, il en vient à incarner une certaine authenticité africaine zimbabwéenne. Ces facteurs soulignent son importance sur la scène africaine et l'utilité de son apprentissage pour qui demeure au Zimbabwe. Dans ce premier ouvrage en français sur le shona du Zimbabwe, l'auteur nous propose opportunément une introduction vivante à la langue associant description grammaticale et manuel de conversation dans un cadre approprié aux francophones. Le livre inclut aussi des informations variées sur les Shonas, qui rendent compte de la richesse d'une culture et restituent au présent sa profondeur historique - le Zimbabwe est le pays des ruines de pierre du "Grand Zimbabwe" et il intervenait dans le commerce international de l'or sinon du temps de la reine de Saba du moins dès le Xè siècle avec les Swahili puis les Portugais. L'évocation du passé colonial de ce qui fut la Rhodésie, outre un rappel nécessaire, éclaire aussi de nombreuses attitudes sous-jacentes aux débats politiques et aux transformations sociales récentes et en cours. Cela fait de cet ouvrage, qui s'inscrit dans la politique de l'IFRA de diffusion d'informations sur les pays d'Afrique australe, le compagnon indispensable de tout résident ou voyageur au Zimbabwe qui entend voir et comprendre au-delà des apparences.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
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