Enjeux urbains au Mozambique. De Lourenço Marquès à Maputo
Lachartre Brigitte
KARTHALA
27,00 €
Sur commande en 6-8 jours
EAN :9782845860902
La crise des systèmes urbains du Tiers monde et de l'Afrique en particulier présente mainte similitudes : bidonvillisation, surpopulation, sous-équipement, dégradation des formes urbaines et des services, mal vivre des populations qui continuent pourtant d'y affluer, faible capacité financière et d'initiative des pouvoirs locaux. Pourtant, au-delà des apparences, se jouent la complexité de l'histoire de chaque ville, la diversité des processus d'urbanisation et des héritages - reniés ou intégrés - qui modèlent le présent des villes et conditionnent leur futur. Le cas mozambicain traité ici interroge la crise et les échecs de la ville en transition - marquée par l'adoption de l'économie libérale et le multipartisme - à la lumière des héritages de la ville coloniale et de la ville socialiste, dont les modèles conflictuels ont façonné un système urbain en difficile recomposition. Au Mozambique, la ville, convoitée et disputée selon des modalités différentes à travers le temps, n'a guère connu que des modes de gestion bureaucratiques et autoritaires, sans réelle appropriation de l'environnement urbain et de ses potentialités économiques et culturelles par la majorité de ses habitants. Parties intégrantes d'une démocratisation " pilotée " par les bailleurs de fonds internationaux, la décentralisation, la création des collectivités locales et les premières élections municipales n'ont pas modifié les relations entre les citadins et le pouvoir politique, tandis que l'économie de marché et la mondialisation impriment à la ville de nouvelles formes d'exploitation des richesses et d'exclusion de l'espace urbain. De Lourenço Marques à Maputo, cet ouvrage pose la question de la citadinité à travers un essai d'économie politique de la ville, dans un pays parmi les plus défavorisés d'Afrique australe.
Nombre de pages
320
Date de parution
01/11/2003
Poids
250g
Largeur
160mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782845860902
Auteur
Lachartre Brigitte
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20031101
Nombre de pages
320,00 €
Disponibilité
Sur commande en 6-8 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Messiant Christine ; Lachartre Brigitte ; Cahen Mi
Angola est sorti en 2002 d'une guerre civile qui durait depuis août 1975, et dont on peut même dire qu'elle avait commencé pendant la guerre anticoloniale, par des affrontements armés entre les trois mouvements qui disaient exprimer l'anticolonialisme des populations. Il faudra encore attendre six années pour que se tiennent des élections législatives (5-6 septembre 2008), fortement " encadrées " par un pouvoir au clientélisme aussi riche qu'autoritaire. Le parti unique a cédé la place au parti hégémonique, avec la bénédiction de la communauté internationale. Autrefois, l'Angola était stratégique dans la lutte contre I' " expansionnisme soviétique ", aujourd'hui, il l'est pour son pétrole. La population africaine, rurale comme urbaine, reste quant à elle l'éternelle oubliée. La fin de la guerre civile ne paraît pas infléchir la trajectoire étatique, tout comme la fin de la Guerre froide celles des élites angolaises, qui toutes prétendent exprimer à elles seules la nation tout entière. Ce second volume prend à bras le corps ces questions. Christine Messiant retrace l'histoire sociale du MPLA, le mouvement jusqu'à ce jour dominant, pour mieux montrer en quoi ses caractéristiques, toutes " marxistes-léninistes " qu'elles furent un temps, ont engendré une misère profonde qui rend le clientélisme d'autant plus nécessaire et extrême. Elle montre que la pacification sans démocratisation (1991-2002) a fait place à un multipartisme sans démocratie qui a permis une reconversion économique hégémonique de la nomenklature au pouvoir. Le premier volume, L'Angola postcolonial, 1 Guerre et paix sans démocratisation, porte plus précisément sur la sociologie historique de la guerre, en rapport étroit avec celle de l'État clientélisme étudiée dans le second volume.
« Perrier, follement pétillante! » s exclamait la jeune pin-up de Jean-Claude Forest aux allures de Brigitte Bardot sur sa moto vrombissante, tandis que Siné se prêtait à tous les « bas-billages » pour le bas en Nylon Hélanca qui « résiste mais ne rompt pas! » On riait avec Jean Bellus qui « Bellus-tucru » ne jurait que par les pâtes aux ufs frais dans leurs fameuses boîtes à damier bleu. Alain Lachartre met ici à l honneur les réclames, ces annonces publicitaires que des millions de Français retrouvaient en série chaque semaine dans les journaux d après-guerre. Les années 1950 à 1970, qui font la part belle aux illustrateurs et aux slogans, expriment tout l enthousiasme d une liberté et d une prospérité retrouvées. Sempé, Kiraz, Tomi Ungerer, Raymond Savignac, Albert Dubout, André François et tant d autres. Qui se souvient encore que ces grands noms de l illustration ont prêté leur talent aux marques de l époque: Pschitt (« Pour toi cher ange, Pschitt orange, pour moi garçon, Pschitt citron »), Badoit (« Et badadi et badadoit, la meilleure eau, c est la Badoit! »), Shell (« Shell que j aime »), Kodak (« Clic-clac merci Kodak »), Omo (« Omo lave plus blanc »)? À travers ce florilège de réclames, Alain Lachartre retrace les débuts de la publicité et évoque la création et le fonctionnement de ces agences qui allaient devenir les futurs grands groupes de communication. Un hommage teinté d humour, de poésie et de nostalgie à cet âge d or de l illustration.
Tout le monde se souvient des tatouages et des petites vignettes de bandes dessinées présentées des années durant dans les emballages du célèbre bubble-gum. Peu se rappellent en revanche des noms de leurs auteurs, pourtant parfois très célèbres : Maurice Rosy, Frank Margerin ou encore Yves Chaland ont ainsi animés quelques temps le célèbre personnage blond et costaud. Car la marque a très tôt fait le choix de travailler avec des illustrateurs pour animer l'intérieur des emballages. Malabar, histoires de bulles est l'occasion de revenir sur le travail de ces artistes, mais aussi, en pointillés, sur l'histoire croisée de la publicité et du dessin.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.