La Révolution bat en retraite. La nouvelle aristocratie communiste et les ouvriers (Russie, 1920-24)
Pirani Simon ; Lamoureux Jean-Claude ; Aunoble Eri
NUITS ROUGES
18,00 €
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EAN :9782913112674
On a souvent du mal à se représenter comment la Russie est passée de la prise du pouvoir par les bolchéviques fin 1917 à la terreur stalinienne. Simon Pirani a choisi de décrire une partie du processus en étudiant la vie quotidienne et les conditions de travail des ouvriers de Moscou pendant la période 1920-24, et en se faisant l'écho de leurs revendications et de leurs protestations face à une classe dirigeante en formation qui alternait encore répression et dialogue. L'auteur explique que les travailleurs en général, au sortir des ravages de la guerre civile, firent le choix de soutenir le nouveau régime, afin de rétablir les productions indispensables et un minimum de régularité dans les approvisionnements alimentaires et ce malgré l'écrasement de la révolte de Cronstadt et des grèves de Pétrograd en 1921. Mais ce choix, ils le firent, insiste Pirani, en sachant bien qu'en échange ils devraient abandonner les quelques libertés et pouvoirs politiques qu'ils détenaient encore.
Nombre de pages
414
Date de parution
14/08/2020
Poids
420g
Largeur
125mm
Plus d'informations
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EAN
9782913112674
Auteur
Pirani Simon ; Lamoureux Jean-Claude ; Aunoble Eri
Editeur
NUITS ROUGES
Largeur
125
Date de parution
20200814
Nombre de pages
414,00 €
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C'est en prenant conscience des modes de communication de ses enfants quand ils voulaient obtenir quelque chose et en rapprochant ces observations avec ce qu'il percevait des débats entre managers que Jacques PERANI a cherché aux sources de la DIALECTIQUE pour en expliquer les mécanismes agissants. En élargissant ce point de vue, il a constaté que le "cher vieil" esprit de contradiction opérait en chacun de nous et chez certains de manière plus systématique et préparée. Ce livre s'attache à décrire les règles de cet ensemble de techniques d'argumentation soustendues par des processus dialectiques. L'ensemble est volontiers caricatural, dynamique et vivant afin de mieux faire comprendre. Une approche originale et très concrète d'un mode de communication conflictuelle très souvent rencontré dans la vie professionnelle, syndicale, associative voire personnelle. "La parole est action" (Hegel)... si elle contribue à redonner du sens.
Vingt-cinq ans après la publication de son livre, Le Génocide franco-français: la Vendée-Vengé, Reynald Secher, grâce à la découverte aux Archives nationales de documents totalement inédits, démontre, preuves à l'appui, que le génocide de la Vendée a bien été conçu, voté et mis en oeuvre personnellement par les membres du Comité de salut public et par la Convention, et que l'armée et l'administration n'ont fait qu'exécuter les ordres. Afin d'échapper à leurs responsabilités et de masquer la logique idéologique et politique qui menait inéluctablement la République jacobine au génocide, ces criminels et leurs héritiers politiques ont nié. les faits, imposé à la nation leur auto-amnistie et une impunité générale. Ils ont ainsi perpétré un second crime, celui de mémoricide, qui, par un renversement pervers, a désigné les victimes vendéennes comme bourreaux et transformé les bourreaux jacobins en victimes. A ce premier scandale s'en est ajouté un second: ces bourreaux ont bénéficié de toutes les faveurs et des honneurs de l'Etat, tandis que les victimes et leurs descendants, traumatisés, ont été réduits au silence et en permanence persécutés, se retrouvant ainsi exclus d'une citoyenneté qui leur revenait de droit.
Richard Müller n'était ni un théoricien ou un politicien comme Rosa Luxemburg ou Karl Liebknecht, mais un ouvrier tourneur, simple adhérent du SPD d'avant 1914, l'un de ces héros que l'Histoire tire de l'ombre avant de l'y replonger, une fois sa tâche accomplie. A la tête du réseau des Délégués révolutionnaires, créé en 1916 pour résister au militarisme, il fut, plus que la Ligue Spartakus, "l'homme de la Révolution de novembre". A travers son action, nous découvrons les ressorts prosaïques des événements, souvent plus décisifs que les discours enflammés et les postures héroïques. Modéré, "centriste", il s'opposera au soulèvement prématuré de janvier 1919 à Berlin et à l'aventureuse "Action de mars" de 1921, lancés par le Parti communiste. Pas toujours avisé dans ses choix, il était aussi parfois courageux et déterminé, à l'image finalement de la classe ouvrière allemande de ces années-là. Partisan d'une "République des conseils", adhérant au KPD en 1920, comme la majorité des socialistes de gauche, il en sera assez vite écarté de fait par la bolchévisation. Après la publication de précieuses Mémoires au milieu de la décennie, il abandonnera toute activité politique pour une inattendue carrière de promoteur immobilier, qu'il mènera sans trop de scrupules.
Ernst, lycéen dans une petite ville de l'Allemagne du sud, s'éveille à toutes les complexités de la vie. Les injustices et les inégalités sociales, la mesquinerie et la médiocrité de nombre de ses camarades de classe qui prennent plaisir à persécuter plus faible ou plus sensible qu'eux le heurtent, ainsi que la méchanceté et l'hypocrisie de beaucoup d'adultes. L'éveil de sa sexualité, impérativement attrayante mais que l'ignorance et l'hypocrisie rendent mystérieuse, lui valent bien des déboires et des frayeurs. Sa solidarité spontanée avec un jeune Juif, souffre-douleur d'un maître de gymnastique sournoisement antisémite, le rapproche d'un garçon plus averti et plus mûr que lui, fils d'un ancien officier anticonformiste. Brutalement, cette société bien ordonnée bascule dans la guerre et bouleverse le quotidien. Emportés par la vague nationaliste, tous les habitants se retrouvent dans une grande union chauvine : bourgeois et petits-bourgeois se sentent pousser des ailes de héros, les ouvriers sont abreuvés de musique militaire et de discours patriotiques, les militants socialistes sont trahis, abandonnés par leurs chefs dont les idées chancellent. Tous, bras dessus bras dessous, s'engagent dans la guerre que l'on annonce courte et... victorieuse.