La mouche dans la bouteille : Eloge du sens commun. Suivi de Le sens commun et l'évidence et Apologu
La Capria Raffaele ; Mandosio Jean-Marc
CLIMATS
13,20 €
Epuisé
EAN :9782841582754
Mon sens commun est un petit esprit impatient et rebelle qui, depuis quelque temps, s'est réveillé en moi, parfois contre ma volonté, hérisse le poil et grogne contre l'infinie arrogance de l'intelligence, contre toutes les mises en demeure plus ou moins subtiles, plus ou moins raffinées, plus ou moins bien informées, qui veulent nous faire penser de la façon voulue, correcte et conforme, l'Art, la Société, les Valeurs, etc. " La philosophie doit servir à cela : aider la mouche à sortir de la bouteille " (Ludwig Wittgenstein). Romancier et essayiste né à Naples en 1922, Raffaele La Capria fait dans ce livre l'éloge du sens commun, souvent méprisé et dévalorisé au profit des diverses " formulations intellectuelles abstraites " par lesquelles " la pensée conforme " nous explique chaque jour, " à gauche comme à droite ", ce que nous devons penser. Loin de s'identifier à la trivialité du " bon sens " égoïste et matois, le sens commun est une forme de résistance à la domination. Mais cette dissension commune " n'est pas chose aisée, puisque durant les dernières décennies un grand nombre d'hommes extrêmement intelligents ont été fascinés et dominés par un grand nombre d'idées extrêmement désastreuses engendrées par l'esprit despotique de l'époque ". À l'ère des catastrophes planétaires, revenir au sens commun signifie lutter pour reconstruire un monde qui soit à notre échelle, un monde que nous puissions dire nôtre.
Nombre de pages
125
Date de parution
01/02/2005
Poids
172g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782841582754
Titre
La mouche dans la bouteille : Eloge du sens commun. Suivi de Le sens commun et l'évidence et Apologu
Auteur
La Capria Raffaele ; Mandosio Jean-Marc
Editeur
CLIMATS
Largeur
141
Poids
172
Date de parution
20050201
Nombre de pages
125,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Après l'Harmonie perdue et la Neige du Vésuve, les éditions L'Inventaire, en rééditant, dans une nouvelle traduction, le roman Blessé à mort, referment la trilogie napolitaine de Raffaele La Capria. Second roman de l'auteur, Blessé à mort a valu à ce dernier le prix Strega 1961, l'équivalent italien du Goncourt. Paru en français la même année aux éditions du Seuil, le roman est à ce jour complètement indisponible.
Petites morts, Labyrinthes, Traces et Enfances... Quatre parties constituées de quatre courts textes chacune. Seize vies donc, illustres et anonymes, obliques et franches, celles du troubadour Guilhem de Cabestanh, assassiné pour avoir aimé l'épouse d'un riche seigneur, de William Shakespeare, Emily Dickinson, Agrippa d'Aubigné ou encore de la farouche Amélie Sivan... L'écrivain traque, non pas ce qui fut, mais bien des débris, des lambeaux de vies aujourd'hui oubliées. Avec l'intention de détisser les liens de chacune des existences qu'il exhume comme " un scarabée qui fouisse. Ou bien une fourmi qui s'échine à rassembler un amas de brindilles, à les entreposer pour en faire un refuge ".
Haraway Donna J. ; Despret Vinciane ; Hansen Jérôm
Ce livre propose un pari audacieux : prendre notre relation avec les chiens au sérieux et apprendre "une éthique et une politique dévolues à la prolifération de relations avec des êtres autres qui comptent". Car la catégorie des espèces compagnes est bien plus vaste que celle des animaux de compagnie, elle inclut en effet le riz, les abeilles, la flore intestinale, les tulipes... "Vivre avec les animaux, investir leurs histoires et les nôtres, essayer de dire la vérité au sujet de ces relations, cohabiter au sein d'une histoire active : voilà la tâche des espèces compagnes." Pas de grands récits, donc, mais des histoires, dont le but est avant tout, dit Donna Haraway, de mettre des bâtons dans les roues au projet humain d'écrire seuls cette histoire. Des histoires d'amour, mais également de pouvoir, de conflits raciaux et d'idéologies coloniales, des histoires qui aident à élaborer des manières positives de vivre avec toutes les espèces qui sont apparues comme nous sur cette planète. Quelle est notre capacité humaine à construire des relations d'altérité qui ne soient pas marquées par des rapports de domination, mais par des relations de respect, d'affection, d'amour - sans qu'il s'agisse d'anthropocentrisme ou d'anthropomorphisme ? Voilà l'une des questions centrales que soulève ce livre devenu incontournable.
Adorno Theodor W. ; Weiss Volker ; Mannoni Olivier
En 1967, Theodor Adorno tient une conférence à l'université de Vienne, à l'invitation de l'Union des étudiants socialistes d'Autriche, sur la remontée de l'extrême-droite en Allemagne, et notamment l'ascension inquiétante d'un parti, le NPD, qui a toutes les apparences du néonazisme et manquera de peu son entrée au Bundestag allemand deux ans plus tard. Transcrit d'après un enregistrement, cet essai inédit a les avantages d'un texte pour partie improvisé : un style direct et très accessible. Adorno y recense les " trucs " auxquels recourt le discours d'extrême-droite, et qui ressemblent à ceux qui reviennent actuellement en vogue sur les réseaux sociaux : la volonté de mêler tous les problèmes dans une accumulation de faits invérifiables ; la " méthode du salami ", ou le fait de découper, dans un complexe de réalités, une réalité particulière sur laquelle on concentre le débat ; l'utilisation d'arguments absurdes, etc. En somme, Adorno décrivait en 1967, à peu de choses près, une réalité proche de celle de nombreux pays européens aujourd'hui. Sa conclusion est un appel à l'intelligence et au combat : refusant de pronostiquer l'avenir de ces mouvements, Adorno rappelle que " la manière dont ces choses évolueront, et la responsabilité de cette évolution, tiennent en dernière instance à nous-mêmes" .
Orthodoxie présente l'intérêt d'une apologie de la religion chrétienne par un converti. Païen à 12 ans, agnostique à 16 ans, quel chemin Chesterton a parcouru pour venir à la foi. Quelques aspects du christianisme authentique y sont mis dans une lumière vigoureuse: en particulier ce que Chesterton appelle son "romantisme", c'est-à-dire en somme son caractère poétique, extrême, enthousiaste, infiniment éloigné des platitudes d'une religion naturelle ou rationnelle. Apologiste à coup sûr, mais d'une espèce à part: jamais abstrait, ni grave, ni docte, jamais superficiel non plus, cet esprit pénétrant et singulier a réalisé ce paradoxe de mettre l'humour au service de la foi.