La mouche dans la bouteille : Eloge du sens commun. Suivi de Le sens commun et l'évidence et Apologu
La Capria Raffaele ; Mandosio Jean-Marc
CLIMATS
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EAN :9782841582754
Mon sens commun est un petit esprit impatient et rebelle qui, depuis quelque temps, s'est réveillé en moi, parfois contre ma volonté, hérisse le poil et grogne contre l'infinie arrogance de l'intelligence, contre toutes les mises en demeure plus ou moins subtiles, plus ou moins raffinées, plus ou moins bien informées, qui veulent nous faire penser de la façon voulue, correcte et conforme, l'Art, la Société, les Valeurs, etc. " La philosophie doit servir à cela : aider la mouche à sortir de la bouteille " (Ludwig Wittgenstein). Romancier et essayiste né à Naples en 1922, Raffaele La Capria fait dans ce livre l'éloge du sens commun, souvent méprisé et dévalorisé au profit des diverses " formulations intellectuelles abstraites " par lesquelles " la pensée conforme " nous explique chaque jour, " à gauche comme à droite ", ce que nous devons penser. Loin de s'identifier à la trivialité du " bon sens " égoïste et matois, le sens commun est une forme de résistance à la domination. Mais cette dissension commune " n'est pas chose aisée, puisque durant les dernières décennies un grand nombre d'hommes extrêmement intelligents ont été fascinés et dominés par un grand nombre d'idées extrêmement désastreuses engendrées par l'esprit despotique de l'époque ". À l'ère des catastrophes planétaires, revenir au sens commun signifie lutter pour reconstruire un monde qui soit à notre échelle, un monde que nous puissions dire nôtre.
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Nombre de pages
125
Date de parution
01/02/2005
Poids
172g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782841582754
Titre
La mouche dans la bouteille : Eloge du sens commun. Suivi de Le sens commun et l'évidence et Apologu
Auteur
La Capria Raffaele ; Mandosio Jean-Marc
Editeur
CLIMATS
Largeur
141
Poids
172
Date de parution
20050201
Nombre de pages
125,00 €
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Naples, comme Venise, Vienne ou Alexandrie, " écrit Raffaele La Capria, " est une ville de la décadence, une de ces villes où, pour des raisons connues ou mystérieuses, à un certain moment l'histoire s'est arrêtée. " Le moment où l'histoire s'arrête pour faire place au Mythe se situe, selon l'écrivain, en 1799, date de la révolution napolitaine, bientôt suivie d'une contre-révolution sanglante. L'échec de la révolution bourgeoise, écrasée par les Bourbons avec l'aide du peuple, déclenche dans la bourgeoisie napolitaine déchue une réaction de terreur dans la plèbe. Dès lors s'installe, pour deux siècles, en chaque Napolitain le sentiment que l'harmonie spirituelle, réelle ou rêvée, qui semblait fonder l'existence de la ville, s'est définitivement perdue. Un sentiment si insoutenable que l'on aura de cesse de retrouver l'image de cette harmonie, en la mettant collectivement en scène. Remontant aux origines - les siennes et celles de Naples -, Raffaele La Capria tente de dénouer " le conflit poétique " qui l'oppose à sa ville enfermée dans son mythe. Plus qu'une simple " fantaisie sur l'histoire de Naples ", L'Harmonie perdue est une quête littéraire, un roman d'après la mort du roman. Anne Coldefy-Faucard.
Il neige rarement sur le Vésuve, mais cela arrive. Il y a rarement de " belles journées " d'enfance, si belles qu'on en garde pour toujours la nostalgie et qu'elles constituent un moment fondateur de la vie d'un individu. Le petit Tonino relate ici les moments fondateurs de son existence. Il les rapporte à sa façon, celle d'un jeune garçon d'abord, puis d'un adolescent. Mais n'est-ce pas plutôt Tonino adulte qui se penche sur le passé et raconte sa découverte des choses et des êtres, des sensations, du temps et, plus encore peut-être, de la valeur des mots et de ce qu'ils recouvrent ? Dans La Neige du Vésuve comme dans L'Harmonie perdue, " fantaisie " sur l'histoire de Naples (éditions L'Inventaire, 2001) et dans toute son œuvre, Raffaele La Capria tente de retrouver " l'harmonie infinie du monde ". Il y parvient par l'écriture et c'est sans nul doute ce qui explique que tous ses livres, essais, romans, récits, n'en forment plus qu'un et atteignent par là même à l'universalité. Anne Coldefy-Faucard
Après l'Harmonie perdue et la Neige du Vésuve, les éditions L'Inventaire, en rééditant, dans une nouvelle traduction, le roman Blessé à mort, referment la trilogie napolitaine de Raffaele La Capria. Second roman de l'auteur, Blessé à mort a valu à ce dernier le prix Strega 1961, l'équivalent italien du Goncourt. Paru en français la même année aux éditions du Seuil, le roman est à ce jour complètement indisponible.
L'intelligence artificielle générative est entrée dans nos vies au début des années 2020, chamboulant nos pratiques et notre imaginaire. Les débats sont houleux entre technophobes, technosolutionnistes, écologistes, héraults de la souveraineté numérique, promoteurs de la puissance, tandis que la grande majorité des personnes utilisant un smartphone ont pris l'habitude de vivre avec leur Chat, qu'il vienne de Mistral, d'OpenIA ou d'Anthropic... Au même moment, le monde bascule dans une tentation fasciste et un retour à la géopolitique de la force. Un nouveau monde est en train d'apparaître, alors même qu'une autre question déchire l'horizon de ce progrès technologique : celle du vivant, des écosystèmes, de la biodiversité, qui sont autant de domaines qui résistent à toute virtualisation. Le réel reviendrait par effraction en empruntant la voix de la catastrophe. Chacun à sa mesure essaie d'interroger ces bouleversements. Pour ma part, c'est la double question de la vérité et de la création qui m'amène à m'intéresser aux conséquences de l'intelligence artificielle générative, dans la perspective de mettre au jour la structure d'un monde social où l'on s'orientait encore grâce à l'idée de vérité, et la façon dont elle est ébranlée, pour ne pas dire détruite". Dans ce livre magistral, Mazarine M. Pingeot explore la nouvelle grande question de nos temps modernes, et ce qu'il nous revient en propre de vivre et de penser.
L’autrice et philosophe Manon Garcia revient sur sa participation au procès de l’affaire Mazan et sur l’émotion et le choc que cela lui a procuré. Elle tente, par de nombreuses références littéraires, philosophiques et même de la pop culture, de donner du sens à ce qu’elle y a vu et entendu pour dénoncer l’horreur vécue par Gisèle Pélicot tout autant qu’honorer son courage. Elle questionne avec brio et force le monde patriarcal, la culture du viol et de l’inceste ainsi que des notions essentielles qui furent malmenées au cœur de ce procès, comme le consentement. Elle rappelle enfin que tous ces hommes sont des gens ordinaires, que la monstruosité a un visage bien humain et qu’il est, de fait, terriblement difficile dans ce contexte pour les femmes de vivre sereinement avec les hommes.
Quelque chose a changé dans nos démocraties concernant la liberté d'expression, mais quoi ? On entend souvent qu'on ne pourrait plus rien dire et, en même temps, que les mensonges et les fake news ne cessent de prospérer, si bien qu'on ne serait plus en démocratie. Or, en s'interrogeant sur les conditions d'émergence de ces discours, il apparaît au contraire que, sans pouvoir tout dire, on n'a jamais pu autant s'exprimer qu'aujourd'hui, et que si le relativisme est nécessaire à la démocratie et au développement de la connaissance humaine, la vérité en politique ne l'est pas moins pour qu'un Etat démocratique le reste.