Ullo Paerand né dans les dernières années de l'empire tsariste, fils d'un tailleur qui, après avoir fait fortune en Allemagne dans les années vingt, abandonne sa famille pour poursuivre sa carrière dans plusieurs pays occidentaux, est le personnage principal de ce roman. Il réussit, grâce à un travail acharné, à grimper les échelons de la hiérarchie sociale dans l'Estonie de l'entre-deux-guerres et se retrouve en 1939 fonctionnaire au cabinet du Premier ministre. A ce poste, il sera un témoin privilégié du drame estonien : entrée de l'Armée rouge, annexion par l'URSS, occupation allemande, nouvelle occupation soviétique, pour un demi-siècle celle-là, dans l'indifférence générale, avec la complicité tacite des Alliés occidentaux. Arrestations, exodes, déportations, exécutions, enrôlements forcés, tentatives de résistance, nouvelles déportations, tel va être, à partir de 1940, le quotidien d'une nation ballottée entre Hitler et Staline. En 1945, mêlé à la foule de ceux qui tentent de gagner un port de la côte occidentale dans l'espoir de trouver refuge en Suède, Ullo décide de rester. Commence alors le «vol immobile» : Ullo, dont le rêve était de poursuivre sa carrière à l'étranger, ne pourra plus sortir de l'Union soviétique dans laquelle, ironie du sort, il va passer une quarantaine d'années à fabriquer des valises en carton.L'écrivain Jaak Sirkel, ancien condisciple d'Ullo, raconte ici la vie de son ami, dont il a recueilli le témoignage avant sa mort.
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Nombre de pages
460
Date de parution
14/09/2006
Poids
540g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782882501806
Titre
LE VOL IMMOBILE
Auteur
Kross Jaan ; Chalvin Antoine
Editeur
NOIR BLANC
Largeur
145
Poids
540
Date de parution
20060914
Nombre de pages
460,00 €
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Dans ce récit, l'auteur nous plonge dans l'Estonie avant et pendant la Deuxième Guerre mondiale. Le narrateur, se souvient : sa vie d'étudiant dans un petit pays qui s'efforce de survivre face à l'appétit croissant des grandes puissances prédatrices voisines, les examens, les filles, l'inquiétude devant les évènements qui troublent l'Europe et qui vont la troubler bien davantage. Puis vient la guerre à laquelle l'Estonie, contre toute évidence, espère pouvoir échapper...
Eté 1941. Depuis le 22 juin, l'armée allemande est passée à l'offensive en Union Soviétique et a occupé l'Estonie annexée par Staline l'année précédente. Une occupation chassant l'autre, la répression s'exerce contre ceux qui peuvent être soupçonnés d'avoir eu quelque indulgence envers le pouvoir soviétique. Le narrateur, ancien journaliste, se voit donc contraint à la clandestinité, et, ayant conscience de sa situation désespérée, va en venir à comparer sa destinée à celle de l'homme auquel il a jusqu'alors consacré sa recherche : Jüri Vilm (1889-1918), héros national de l'Estonie et véritable créateur de cette petit république baltique à laquelle il a voué sa vie et à laquelle il se sacrifiera. La destinée du narrateur, qui s'est littéralement assimilé la destinée de Jüri Vilm terminera, elle aussi, tragiquement, illustrant bien la difficulté de survivre pour une petit nation convoitée par de puissants voisins et qui n'a pour se défendre que l'arme de sa langue.
Dans une petite ville du Donbass, au moment de l'invasion russe, Marianna se meurt. Surnommée "la Dame Blanche", mi-magicienne, mi-gardienne des lieux, elle a dirigé la blanchisserie de la mine de charbon, consacrant sa vie à laver, blanchir, assainir le linge. Sa fille, Janna, se demande si elle devra reprendre cette mission purificatrice. C'est alors que réapparaît Valet, le voisin, qui s'est engagé dans les forces de l'ordre russes. Réprouvé par la population ukrainienne et hanté par un désir de vengeance, Valet attend son heure. Dans ce roman puissant, parfois terrifiant, Sergueï Lebedev scrute la vie quotidienne dans le Donbass lors de l'invasion russe. Il dénonce avec force la mainmise de la Russie sur l'Ukraine et les habitudes soviétiques qui perdurent. La mine de charbon, qui a une voix propre dans le récit, cache un terrible secret : lors de la Seconde Guerre mondiale, des milliers de Juifs y ont été ensevelis par les Allemands. C'est au-dessus de ces lieux maudits que, un jour de juillet 2014, un avion de ligne est abattu par un missile russe... Serguei Lebedev, connu pour examiner sans complaisance les maux de l'Histoire, met en lumière le point de rencontre du nazisme et du communisme soviétique, qui a donné naissance au nouveau totalitarisme de la Russie d'aujourd'hui.
Plongez dans une ambiance semblable à celle des films d’Emir Kusturica. Le décor est celui de la Croatie et de la Bosnie voisine, le ton est enjoué et burlesque. Un couple d’Autrichiens atterrit dans un petit village croate pour assister à la fête de Sainte Marguerite, connue pour venir en aide aux couples en mal d’enfants. S’ensuit une série de situations cocasses, sous la plume irrévérencieuse d’Ante Tomic.
Résumé : Notre guerre quotidienne est la suite du Journal d'une invasion, la chronique de l'invasion russe tenue par l'écrivain ukrainien Andreï Kourkov. D'août 2022 à février 2024, il raconte de l'intérieur le combat des Ukrainiens pour sauver leur pays. Dix ans après l'annexion de la Crimée, deux ans après l'invasion de l'Ukraine, Kourkov se remémore les tentatives de la Russie, depuis plusieurs siècles déjà, pour détruire la culture ukrainienne, c'est- à-dire la culture d'un peuple résolument tourné vers l'Europe. Qu'il évoque le stress extrême des habitants face aux raids aériens, la déportation des citoyens des régions occupées, la corruption éhontée de certains membres du gouvernement ukrainien, le rôle de Zelensky, les financements participatifs pour soutenir l'armée ou les festivités de Halloween, Kourkov nous donne à voir le quotidien d'un peuple en guerre. Un quotidien parfois absurde, marqué par la résistance, la solidarité et une détermination sans faille. Ecrit sur un ton tour à tour mordant, tragique ou humoristique, toujours sincère, Notre guerre quotidienne nous permet de mieux comprendre les enjeux du conflit ? mais aussi la manière dont il est vécu, au jour le jour, par la population.