La conquête du pain. L'économie au service de tous
Kropotkine Pierre ; Sarrazin Hélène
SEXTANT
14,90 €
Sur commande en 4-6 jours
EAN :9782849780138
Souvent diabolisée, la pensée anarchiste n'a jamais été plus nécessaire qu'à notre époque troublée : quel citoyen ne croit pas qu'il serait bon de commencer à penser à bâtir une autre société, meilleure pour tous ? La lecture, ou la relecture, des textes des penseurs d'il y a cent ans est salutaire. Elle permet de redécouvrir un moteur essentiel chez l'homme, même si ce n'est pas le seul : son puissant besoin de coopération, de servir en pratique le bien commun. La Conquête du pain est une utopie, c'est la description de la Commune idéale, telle que l'imagine Kropotkine à la fin du XIXème siècle. Les théories des chercheurs s'élaborent, se confrontent, s'affrontent, certaines seront mises en pratique plus tard. D'abord, la révolution ! Mais pour la réussir, selon Kropotkine qui a tiré les leçons de la Grande Révolution de 1789, il faut de l'organisation : comment nourrir tout ce monde lorsque l'expropriation sera lancée ? Quelle sera la vie quand les moyens de production seront rendus à ceux qui travaillent ? Contrairement aux collectivistes, Kropotkine défend le communisme anarchiste, la liberté de l'individu et les moyens de production et leur produit à tous. Partant des besoins des êtres humains qu'il a observés, et tenant compte des acquis de la révolution industrielle, les machines qui peuvent prendre en charge le labeur pénible, il aborde tous les sujets du quotidien. Tout doit être mis en oeuvre pour améliorer le bien-être de tous, et non plus seulement de quelques-uns. C'est l'économie au service de l'humanité. Une question très actuelle.
Nombre de pages
284
Date de parution
27/10/2006
Poids
294g
Largeur
12mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782849780138
Titre
LA CONQUETE DU PAIN
Auteur
Kropotkine Pierre ; Sarrazin Hélène
Editeur
SEXTANT
Largeur
12
Poids
294
Date de parution
20061027
Nombre de pages
284,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La Morale anarchiste est l'une des principales oeuvres de Kropotkine. Kropotkine est un théoricien important du communisme libertaire. Il développe dans cette oeuvre l'idée selon laquelle le juge, le gouvernant et le prêtre ont abusé de la crédulité du peuple. La religion et la loi ne seraient que de fausses morales, la vraie morale étant naturelle, existant même chez les espèces animales à des degrés différents. Cette morale ne serait alors pas une morale à tendance individualiste ou égoïste, comme le suggère Bentham, ni une morale attachée aux idées de Kant ou à des préceptes religieux. Cette morale serait une morale qui consisterait à la recherche de l'accomplissement du bien commun, de l'intérêt de l'humanité. Krotopkine dit aussi que l'Homme a une nature égoïste, que, même quand il accomplit le bien, c'est un peu pour son bien propre, c'est pour son bonheur ou pour se préserver d'une peine ; par exemple, si un homme aide un pauvre, c'est pour se préserver de la souffrance qu'il ressentirait à voir un autre souffrir. Pour son idée de morale naturelle, il se réfère à Adam Smith, économiste libéral, dont il réfute les idées individualistes, mais dont il apprécie une oeuvre de jeunesse, Théorie des sentiments moraux. Toutefois, il n'adopte pas une conception relativiste et dénonce par exemple la répression de la Commune de 1871 par Thiers. Il dit que l'Homme doit se fier à une morale qui dirait : "Traite les autres comme tu aimerais à être traité par eux dans des circonstances analogues." Il ajoute : "Le bonheur de chacun est intimement lié au bonheur de tous ceux qui l'entourent." Kropotkine, étant d'un courant anarchiste, bien que divergent quelque peu de Proudhon ou de Bakounine, émet une critique des autorités sans concession. Il dit des révolutions que c'est une réaction pour rétablir la solidarité. Kropotkine parle aussi de "vie inconsciente" pour expliquer une grande partie de la vie et de l'activité humaine. L'homme agit donc souvent spontanément, sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Et la morale est donc en grande partie inconsciente. Kropotkine dit ensuite que l'absence d'ordre, l'anarchie, serait préférable après avoir délégitimé la Justice qui s'exprime à travers le juge et la condamnation. Il considère que l'Homme n'aura pas besoin de contraintes légales pour l'empêcher de commettre des fautes car il se fixera lui-même ses contraintes morales.
L'État, son rôle historique" est un texte politique de Kropoktine publié en 1906. Dans ce court texte, Kropotkine reprend des idées déjà familières aux habitués des Editions de Londres, les principes fédératifs régissant les communes du 12ème siècle, la démocratie participative, mais surtout il nous offre une autre philosophie de l'histoire, une vision radicalement différente de celle que des générations d'universitaires ont su nous imposer, avec leur tropisme intellectuel fondé sur l'Etat et le concept avant la réalité, l'abstrait avant le concret. Kropotkine nous propose un autre contrat social, un regard neuf sur une société de libre initiative, de libre entente, d'unions voulues et librement consenties. Un texte fondamental, essentiel.
« L'Entr'aide, un facteur de l'évolution » de Pierre Kropotkine est un ouvrage révolutionnaire qui remet en question les théories dominantes de son époque sur l'évolution et la nature humaine. Publié en 1902, ce livre s'inscrit dans la catégorie des essais philosophiques tout en puisant dans la biologie et la sociologie pour étayer son argumentation. Kropotkine, géographe et naturaliste russe, s'oppose fermement au darwinisme social et à l'idée que la compétition serait le moteur principal de l'évolution. À travers une analyse minutieuse d'exemples tirés du règne animal et de l'histoire humaine, il démontre que la coopération et l'entraide sont des facteurs tout aussi importants, sinon plus, dans le processus évolutif. L'auteur explore comment l'entraide se manifeste à différents niveaux de la vie, des insectes aux mammifères, en passant par les sociétés humaines primitives et modernes. Il argumente que la survie des espèces et le progrès de l'humanité dépendent davantage de la collaboration que de la lutte pour l'existence. Ce livre, qui s'inscrit dans la lignée des ouvrages de philosophie politique, offre une perspective unique sur l'écologie et l'évolution. Kropotkine y développe l'idée que l'entraide est non seulement naturelle mais aussi essentielle au développement des sociétés humaines. Il remet en question les fondements idéologiques du capitalisme et propose une vision alternative de l'organisation sociale basée sur la coopération volontaire. « L'Entr'aide » a eu un impact considérable sur la pensée anarchiste et les mouvements sociaux du XXe siècle. Il continue d'influencer les réflexions contemporaines sur l'écologie sociale et les systèmes économiques alternatifs. Kropotkine y démontre avec éloquence que la nature n'est pas qu'un champ de bataille, mais aussi un vaste réseau de soutien mutuel. Cet ouvrage reste d'une actualité surprenante, offrant des pistes de réflexion pertinentes pour repenser notre rapport à la nature et à la société. Il s'adresse aussi bien aux amateurs de sciences naturelles qu'aux passionnés de philosophie politique, proposant une synthèse originale entre ces domaines.
Continuant son panorama des penseurs de l'anarchisme en Europe entre XIXe et XXe siècle, L'Esprit du Temps présente, cette fois, les textes les plus forts du célèbre anarchiste russe Pierre Kropotkine. Ce noble russe – il était fils de prince, lui aussi – militaire, géographe, explorateur, scientifique, révolutionnaire et penseur, peut être considéré comme le grand théoricien de l'anarchisme. Éternel prisonnier et exilé, il est toujours au centre de tous les combats de la première internationale, de la Grande guerre et de la révolution russe. Inspirateur de Makhno avec son célèbre texte : "L'entraide", Kropotkine, dans les textes que nous présentons, définit durablement les principes de collectivisation, de disparition de l'Etat – remplacé par l'entraide et la coopération au nom de la mort de l'individualisme petit-bourgeois.
La vie passionnante d'Élisée Reclus, (1830-1905), un des plus grands géographes français, précurseur de l'écologie, auteur de la Géographie universelle (dix tomes!), anarchiste, libertaire, amoureux de la terre, homme de passion et de rigueur, raconté dans un style vivant, empathique par Hélène Sarrazin, spécialiste de son oeuvre. Avec Reclus, on parcourt la terre par la route:- la Dordogne dans une famille protestante (son père est pasteur), la Sierra Nevada dans sa jeunesse, Paris, Sicile, Lugano, etc. On vit le bouillonnement d'une époque pleine d'utopie généreuse: Reclus est un homme engagé dans sa société, un homme politique (c'est un ami de Bakounine) et c'est toute une traversée, aux multiples remous, de la société européenne de la seconde moitié du 19è siècle que nous vivons à travers le destin singulier de cet homme. Biographie: Hélène Sarrazin, historienne et romancière, vit à Bordeaux. Elle a publié notamment Le Pont de la Garonne (Aubéron), Les Chevaux de bronze (La Découverte)
Elle clame un numéro. C'est le mien. Je pars en évacuation demain. Ainsi, je me suis donné tant de peine pour rien. J'ai refusé de mourir. J'ai tout fait pour guérir. Et tout cela pour rien. Pour aller crever sur une route. " Jeune résistante, Brigitte Friang est arrêtée par la Gestapo, à Paris, le 21 mars 1944. Elle a vingt ans. Internée durant douze mois dans le camp de Zwodau, en Tchécoslovaquie, près de Karlovy Vary, elle survit à la faim, au froid, aux blessures de son arrestation, à la barbarie nazie. Jusqu'à ce jour de printemps 1945, où avec un convoi de femmes, elle quitte le camp à destination de Dachau. C'est cette marche terrible, hallucinante, dans la désorganisation de la fin de la guerre, qu'elle raconte jour après jour... Jusqu'à son évasion, le 8 mai 1945. Marche autant que tu pourras, c'est le proverbe que la jeune Brigitte se répète dans sa lutte contre la mort à chaque pas. Et c'est le message qu'aujourd'hui elle transmet - courage et solidarité, foi en l'avenir, mais aussi vigilance et lutte car la barbarie n'est jamais éteinte... La dignité humaine reste toujours à défendre.
Isabelle Pivert vit à Paris. Elle a publié "Traversée" aux éditions Dufourg-Tandrup en 1995 et a fondé les éditions du Sextant en 2003. Elle est également présidente depuis 2001 du groupement des anciens HEC travaillant dans la culture.