La Morale anarchiste est l'une des principales oeuvres de Kropotkine. Kropotkine est un théoricien important du communisme libertaire. Il développe dans cette oeuvre l'idée selon laquelle le juge, le gouvernant et le prêtre ont abusé de la crédulité du peuple. La religion et la loi ne seraient que de fausses morales, la vraie morale étant naturelle, existant même chez les espèces animales à des degrés différents. Cette morale ne serait alors pas une morale à tendance individualiste ou égoïste, comme le suggère Bentham, ni une morale attachée aux idées de Kant ou à des préceptes religieux. Cette morale serait une morale qui consisterait à la recherche de l'accomplissement du bien commun, de l'intérêt de l'humanité. Krotopkine dit aussi que l'Homme a une nature égoïste, que, même quand il accomplit le bien, c'est un peu pour son bien propre, c'est pour son bonheur ou pour se préserver d'une peine ; par exemple, si un homme aide un pauvre, c'est pour se préserver de la souffrance qu'il ressentirait à voir un autre souffrir. Pour son idée de morale naturelle, il se réfère à Adam Smith, économiste libéral, dont il réfute les idées individualistes, mais dont il apprécie une oeuvre de jeunesse, Théorie des sentiments moraux. Toutefois, il n'adopte pas une conception relativiste et dénonce par exemple la répression de la Commune de 1871 par Thiers. Il dit que l'Homme doit se fier à une morale qui dirait : "Traite les autres comme tu aimerais à être traité par eux dans des circonstances analogues." Il ajoute : "Le bonheur de chacun est intimement lié au bonheur de tous ceux qui l'entourent." Kropotkine, étant d'un courant anarchiste, bien que divergent quelque peu de Proudhon ou de Bakounine, émet une critique des autorités sans concession. Il dit des révolutions que c'est une réaction pour rétablir la solidarité. Kropotkine parle aussi de "vie inconsciente" pour expliquer une grande partie de la vie et de l'activité humaine. L'homme agit donc souvent spontanément, sans réfléchir aux conséquences de ses actes. Et la morale est donc en grande partie inconsciente. Kropotkine dit ensuite que l'absence d'ordre, l'anarchie, serait préférable après avoir délégitimé la Justice qui s'exprime à travers le juge et la condamnation. Il considère que l'Homme n'aura pas besoin de contraintes légales pour l'empêcher de commettre des fautes car il se fixera lui-même ses contraintes morales.
Nombre de pages
56
Date de parution
25/03/2019
Poids
96g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782322171378
Titre
La morale anarchiste
Auteur
Kropotkine Pierre
Editeur
BOOKS ON DEMAND
Largeur
148
Poids
96
Date de parution
20190325
Nombre de pages
56,00 €
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L'autorité sert-elle à quelque chose ? Qu'est-ce qu'une société solidaire et libre ? Quelle est l'étincelle qui met le feu aux poudres lors d'une révolte sociale ? Pierre Kropotkine (1842-1921), ami d'Élisée Reclus et d'Emma Goldman, défendait l'entraide, la réciprocité, la coopération de chacun pour le bien-être de tous. Il s'en explique dans "La Morale anarchiste", l'un de ses textes les plus populaires. Son attention portait aussi sur ce qui risque de se produire quand une société se trouve sur le point de se désintégrer. Si une communauté d'individus ressent un trop grand décalage entre ses aspirations et ce que lui impose l'État, alors surgit une volonté de changement brutal : le soulèvement. La révolution est une réaction pour rétablir la solidarité. "L'Esprit de révolte", second essai du présent recueil, montre la maturité de la pensée de Kropotkine, qui s'y révèle l'un des meilleurs porte- parole de l'anarchisme depuis Proudhon.4e de couverture : L'autorité sert-elle à quelque chose ? Qu'est-ce qu'une société solidaire et libre ? Quelle est l'étincelle qui met le feu aux poudres lors d'une révolte sociale ? Pierre Kropotkine (1842-1921), ami d'Élisée Reclus et d'Emma Goldman, défendait l'entraide, la réciprocité, la coopération de chacun pour le bien-être de tous. Il s'en explique dans "La Morale anarchiste", l'un de ses textes les plus populaires. Son attention portait aussi sur ce qui risque de se produire quand une société se trouve sur le point de se désintégrer. Si une communauté d'individus ressent un trop grand décalage entre ses aspirations et ce que lui impose l'État, alors surgit une volonté de changement brutal : le soulèvement. La révolution est une réaction pour rétablir la solidarité. "L'Esprit de révolte", second essai du présent recueil, montre la maturité de la pensée de Kropotkine, qui s'y révèle l'un des meilleurs porte- parole de l'anarchisme depuis Proudhon.
Résumé : Mieux que la compétition et la lutte pour la survie, un modèle a fait la preuve de son efficacité depuis que les sociétés animales et humaines existent : l'entraide. Cette notion est au coeur de la pensée anarchiste de Kropotkine. Pendant près de quarante ans, depuis ses premières expéditions comme anthropologue en Sibérie, il ne cessa de réfléchir à la réciprocité dans les relations sociales, utilisant la théorie de l'évolution tout en rejetant le darwinisme social. Ses idées aboutirent à un ouvrage monumental, L'Entraide, un facteur de l'évolution, dont on lira ici les pages consacrées à la persistance des réseaux de solidarité face à la violence d'Etat. Ces textes sont suivis d'une adresse aux jeunes les appelant à questionner le sens et l'utilité pratique des études, et à se révolter contre l'injustice sociale.
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