Sur quelles croyances repose le capitalisme? Puisant aux sources les plus anciennes de la pensée économique, l'auteur bouscule les idées reçues: non, ce ne sont pas les profits qui font les investissements, mais le contraire. Keynes, Marx, Rosa Luxemburg, Hayek, Friedman et bien d'autres sont convoqués ensuite, non pour servir de modèles ou de contre-modèles, ce qui serait vain, mais pour être dépassés. Et si l'Etat devait réapprendre à jouer son rôle en économie? Reprendre l'initiative de l'investissement, pour stimuler la croissance et résorber le chômage? Se libérer des contraintes du traité de Maastricht, pour renouer avec le progrès social? La synthèse des connaissances acquises aujourd'hui par l'homme, en un mot sa culture, ne lui permettrait-elle pas, enfin, de maîtriser son économie et son avenir? Biographie de l'auteur Né en 1937, Romain Kroës, chercheur en économie, vit près de Paris. Ancien pilote de ligne, ancien syndicaliste, il est l'auteur de Capitalisme, fin d'une histoire (éditions de Magrie, 1994) ainsi que de nombreux articles.
Nombre de pages
166
Date de parution
22/02/2007
Poids
223g
Largeur
14mm
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EAN
9782849780169
Titre
La perversion du capital
Auteur
Kroës Romain
Editeur
SEXTANT
Largeur
14
Poids
223
Date de parution
20070222
Nombre de pages
166,00 €
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En s'appuyant sur l'exemple de l'aviation, l'auteur traite de trente-cinq ans d'expérience de l'automatisation et de l'IA, et remet en question le bien-fondé du remplacement par des artéfacts de l'initiative et de l'intelligence humaines. Il dresse le vrai bilan des applications des technologies, se penche sur le déclin de la productivité, qu'il remet en question, il déconstruit le discours de ceux qui prophétisent "la fin du travail" et montre que c'est finalement toute la nouvelle mythologie managériale, de la réduction du coût du travail, et ses conséquences socio-économiques qui sont en jeu. Avec ce livre, sous saurez pourquoi vous avez raison d'avoir peur de prendre l'avion et pourquoi il ne faut pas laisser à n'importe quel prix l'intelligence artificielle piloter nos machines et nos vies.
Dans le monde d'après la pandémie, les gouvernements nous opposeront la lancinante question du remboursement de la dette financière. Ils n'ignorent pourtant pas que, depuis l'Antiquité, on annule les dettes socialement et politiquement insupportables. Mais ils sont stupéfiés par la croyance que le capital financier serait à l'origine de l'investissement. Or c'est au contraire l'investissement qui nourrit le capital, à partir de la création monétaire mobilisant le travail. La croyance en des ressources naturelles gratuites et illimitées, conçue au XVIIIe siècle, a conduit à considérer la productivité comme illimitée. Cette croyance n'est plus de mise, mais quotidiennement le management continue d'exiger des producteurs qu'ils accroissent leur productivité. Le résultat est une chute de la productivité moyenne, associée à des désordres psychiques, sociaux et économiques croissants.
Au fil de cet ouvrage, le lecteur rencontrera souvent l'"Economie politique" avec un E majuscule. La minuscule en fait le nom commun d'une supposée réalité, la majuscule le nom propre d'une discipline déconnectée du réel. Il existe des politiques économiques, mais il n'existe pas d'économie politique. L'économie est avant tout un caractère du vivant en relation avec son environnement naturel. Ses particularités, certes, ne sont pas négligeables et méritent une étude spécifique, mais sans jamais oublier qu'elle est avant tout un échange entre l'espèce et l'écosystème, contrairement à ce que prétend l'Economie politique. On a longtemps affirmé que les ressources naturelles étaient gratuites et illimitées, et que l'Economie politique ne devait s'intéresser qu'aux rapports et aux transactions au sein du corps social. Si ce dogme n'est plus explicitement formulé, il demeure implicitement la base axiomatique de l'Economie politique centrée sur le "marché". Tous les économistes patentés sont coupables de cette imposture, véritable fantasme de la toute-puissance de l'innovation technologique et du pouvoir politique. Pourtant la course à la productivité est en conflit permanent avec les cycles naturels et détruit les ressources renouvelables. C'est en intégrant ces contingences que la science économique devrait être un outil au service de la société et de l'écologie.
La vie passionnante d'Élisée Reclus, (1830-1905), un des plus grands géographes français, précurseur de l'écologie, auteur de la Géographie universelle (dix tomes!), anarchiste, libertaire, amoureux de la terre, homme de passion et de rigueur, raconté dans un style vivant, empathique par Hélène Sarrazin, spécialiste de son oeuvre. Avec Reclus, on parcourt la terre par la route:- la Dordogne dans une famille protestante (son père est pasteur), la Sierra Nevada dans sa jeunesse, Paris, Sicile, Lugano, etc. On vit le bouillonnement d'une époque pleine d'utopie généreuse: Reclus est un homme engagé dans sa société, un homme politique (c'est un ami de Bakounine) et c'est toute une traversée, aux multiples remous, de la société européenne de la seconde moitié du 19è siècle que nous vivons à travers le destin singulier de cet homme. Biographie: Hélène Sarrazin, historienne et romancière, vit à Bordeaux. Elle a publié notamment Le Pont de la Garonne (Aubéron), Les Chevaux de bronze (La Découverte)
Elle clame un numéro. C'est le mien. Je pars en évacuation demain. Ainsi, je me suis donné tant de peine pour rien. J'ai refusé de mourir. J'ai tout fait pour guérir. Et tout cela pour rien. Pour aller crever sur une route. " Jeune résistante, Brigitte Friang est arrêtée par la Gestapo, à Paris, le 21 mars 1944. Elle a vingt ans. Internée durant douze mois dans le camp de Zwodau, en Tchécoslovaquie, près de Karlovy Vary, elle survit à la faim, au froid, aux blessures de son arrestation, à la barbarie nazie. Jusqu'à ce jour de printemps 1945, où avec un convoi de femmes, elle quitte le camp à destination de Dachau. C'est cette marche terrible, hallucinante, dans la désorganisation de la fin de la guerre, qu'elle raconte jour après jour... Jusqu'à son évasion, le 8 mai 1945. Marche autant que tu pourras, c'est le proverbe que la jeune Brigitte se répète dans sa lutte contre la mort à chaque pas. Et c'est le message qu'aujourd'hui elle transmet - courage et solidarité, foi en l'avenir, mais aussi vigilance et lutte car la barbarie n'est jamais éteinte... La dignité humaine reste toujours à défendre.
Isabelle Pivert vit à Paris. Elle a publié "Traversée" aux éditions Dufourg-Tandrup en 1995 et a fondé les éditions du Sextant en 2003. Elle est également présidente depuis 2001 du groupement des anciens HEC travaillant dans la culture.