Préliminaires à la théorie esthétique du XVIIIe siècle
Kremer Nathalie
KIME
19,30 €
Epuisé
EAN :9782841744503
Cette introduction à la philosophie de l'art du XVIIIe siècle retrace les grandes lignes de pensée de la théorie esthétique telle qu'elle prend formes à la fin du XVlle et au XVllle siècle. Le principe fondamental de l'art à l'époque classique, l'imitation, forme point de départ de la réflexion. L'imitation, principe fondamental de l'art à l'époque classique, forme le point de départ de la réflexion. Dans l'ouvrage principal de la théorie esthétique du XVllle siècle, Les Beaux-arts réduits à un même principe de l'abbé Batteux (1746), l'imitation est présentée comme une relation entre deux pôles, les beaux-arts d'une part, la nature d'autre part. Ces deux versants du processus imitatif forment les deux grands volets du présent ouvrage. Un chapitre central est consacré à la relation particulière entre les arts et la nature telle que l'impose la conception classique de l'imitation. Cette relation est pensée en termes de vraisemblance. En montrant la façon dont la mimésis classique se pense et se repense au XVIIIe siècle, et en mettant en lumière, de part et d'autre de l'ouvrage "classique" de l'abbé Batteux, l'apport fondamental de l'abbé Du Bos en 1719 et de Diderot pour la seconde moitié du siècle, cet ouvrage permet aux non-spécialistes de l'époque classique de se repérer dans le vaste champ de réflexion sur l'art du XVIIIe siècle et de comprendre les mutations qui s'y font jour.
Nombre de pages
162
Date de parution
05/03/2008
Poids
230g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782841744503
Titre
Préliminaires à la théorie esthétique du XVIIIe siècle
Auteur
Kremer Nathalie
Editeur
KIME
Largeur
145
Poids
230
Date de parution
20080305
Nombre de pages
162,00 €
Disponibilité
Epuisé
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A l'âge classique, l'?uvre d'art est pensée en termes d'imitation de la nature. Plus l'?uvre est vraisemblable, plus l'imitation est considérée comme réussie. Le présent livre veut désarticuler l'assimilation traditionnelle entre vraisemblance et illusion, en montrant qu'au XVIIIe siècle imitation parfaite et illusion parfaite ne sont pas équivalentes. L'?uvre vraisemblable vise moins à procurer une illusion totale de vérité, qu'à être un moyen de mise en valeur de l'artificialité de l'art. De cette façon, le XVIIIe siècle forme le fondement de l'esthétique moderne où l'?uvre ne cherche plus à dissimuler ses contours mais à en faire sa condition d'existence.
Tableaux piétinés, brûlés ou lapidés, statues mutilées, refondues ou enterrées… Comment comprendre que, de Balzac et Gogol jusqu’à Perec, Michon ou Reza, les écrivains aient été tentés de faire fiction de la destruction d’une œuvre d’art? Ce livre recense les différents gestes iconoclastes qui ne renoncent pas à nous donner à voir ces œuvres dans l’instant même où elles sont rendues invisibles. Ce sont autant de tableaux fantômes, dont on s’emploie ici à décrire les modes paradoxaux de création par destruction dans la fiction littéraire.
De Renart à Diderot, la littérature n'est pas en mal d'imposteurs célèbres. Ce volume présente une série d'études sur le thème de l'imposture dans la prose narrative du Moyen Âge aux Lumières, dans une double perspective. D'une part, les études portent sur l'imposture dans la fiction en analysant les ruses et procédés des imposteurs selon une perspective topique ; d'autre part, c'est aussi l'imposture de la fiction qui est étudiée pour autant que le roman s'affuble volontiers du masque de l'illusion vraisemblable pour créer une réalité trompeuse. Quand y a-t-il imposture et comment peut-on la reconnaître ? Les lecteurs inquiets pourront ici trouver une série de clés de lecture qui leur éviteront de tomber dans bien des pièges de la fiction.
Il y a exactement deux siècles, en 1821, Charles Nodier inventait l'appellation "genre frénétique" pour désigner la face sombre du romantisme, sa part d'horreur et d'excès, et il fustigeait l'immoralité du genre tout en reconnaissant les séductions sulfureuses que celui-ci exerce sur le lecteur. Alors que la critique du XXe siècle, des surréalistes à Annie Le Brun et Jean-Luc Steinmetz, a retourné la condamnation moralisatrice du XIXe siècle en faisant l'éloge de la portée subversive de ces oeuvres qui structurent leurs intrigues autour du conflit entre le bien et le mal, il est temps d'adopter une approche dépassionnée des morales du romantisme noir. Si les oeuvres noires, comme on le leur a parfois reproché, se caractérisent par leur manichéisme, celui-ci peut prendre des formes variées. Les romans valorisant la vertu et l'innocence de l'héroïne s'opposent ainsi aux récits sadiens faisant goûter au lecteur les délices vertigineuses de la cruauté. Dès l'époque romantique se multiplient les oeuvres ambivalentes, qui, infusant l'ironie dans le modèle du roman noir, rendent plus incertaine la frontière entre bien et mal. Quelles sont les valeurs défendues dans ces fictions ? Les variations morales dessinent-elles une évolution historique ? Sont-elles corrélées à des tendances esthétiques particulières ? Les études réunies ici proposent quelques réponses à ces questions, à travers l'analyse de l'axiologie du romantisme noir de Ducray-Duminil à Gaston Leroux, en passant par Nodier, George Sand, Balzac ou Pétrus Borel.
Comment des écrivains qui n'ont pas vécu la Shoah racontent-ils cet événement ? En France, cette question s'est posée de manière polémique à la parution des Bienveillantes de Jonathan Littell (2006) et de Jan Karski de Yannick Haenel (2009). Cet essai est consacré à l'ensemble de la littérature écrite en français par la génération des petits-enfants, soit par vingt-deux auteurs, qu'il s'agisse de descendants de victimes de la Shoah ou d'auteurs qui se sentent héritiers de cette mémoire. L'analyse de ces oeuvres permet de se pencher sur des questions très actuelles, comme la délicate appropriation d'un héritage, les supposés dangers de la fiction, ou encore l'utopie qui consiste à croire que l'on peut se faire témoin du témoin ou réparer le passé.
Si la plus importante figure philosophique du vingtième siècle était une femme, ce serait Simone Weil (1909-1943), comme on commence à le discerner aujourd'hui. En parcourant les lieux par où elle est passée, ce livre tente de reconstituer le chemin intellectuel et spirituel de Simone Weil. A chaque lieu, qui constitue un moment mental, est attaché un questionnement majeur de son oeuvre, si bien qu'à la fin la pensée de la philosophe apparaît dans sa globalité : c'est d'abord une philosophie de l'esprit où le miracle de la pensée tient dans le mystère des inspirations qui nous traversent. Mais Simone Weil ne peut suivre le fil de ses pensées que si elle se confronte à l'actualité de son époque, de 1929 à 1943, et qu'à travers les milieux sociaux très différents où elle sème le trouble (du syndicalisme à la France libre de Londres, en passant par le monde des usines, la guerre d'Espagne, l'exode de Juifs français) et les rencontres qu'elle fait. C'est une pensée à la fois très intérieure (mystique même) et complètement ouverte aux problèmes économiques, sociaux et politiques d'une tranche d'Histoire que ces pages essaient de reconstruire à partir de la géographie concrète que sa vie dessine. Cependant, l'ouvrage refuse d'enfermer Simone Weil en son temps et prend le risque d'actualiser sa pensée en interrogeant ce que sont devenus les campagnes, les villes et les pays qu'elle a traversés, jusqu'à faire un état des lieux de la France d'aujourd'hui. Une lecture des lieux à partir de sa pensée ; une lecture de sa pensée à travers les lieux.