Thessalonique, années 1960. Le député de gauche Grigoris Lambrakis est assassiné par les fascistes. Alors que le coup d'Etat menace, on arrête enfin le "monstre de Seikh Sou" qui sévit dans la forêt éponyme depuis quelques années, en perpétrant de terrifiants crimes en série. Le monstre, c'est Aristos, jeune orphelin marginal, qui vivote dans les bas-fonds de la cité de petits larcins et de prostitution. Une enquête expéditive et un procès bâclé : le faits divers idéal pour détourner l'attention d'un événement politique majeur. Dans ce roman polyphonique, on fait la connaissance d'Aristos à travers les voix de ceux qui l'ont connu. Amis d'enfance, maîtresses, travestis, bourgeois, flicaille : c'est un kaléidoscope sociétal qui s'offre à nous pour raconter le destin de coupable idéal d'un homme qui a fait ses aveux sous la torture pour immédiatement les retirer, et qui n'a obtenu qu'un procès expéditif et sans enquête. Le roman de Thomas Korovinis raconte les quartiers populaires et
Nombre de pages
250
Date de parution
21/01/2022
Poids
312g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9791095604402
Titre
Le cycle de la mort
Auteur
Korovinis Thomas ; Nizzoli Clara
Editeur
BELLEVILLE
Largeur
141
Poids
312
Date de parution
20220121
Nombre de pages
250,00 €
Disponibilité
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Efthalia, octogénaire d'Istanbul vivant de maigres allocations, raconte son passé douloureux, lorsqu'elle était connue sous le nom de Fahise Chica, soit, en turc, « Chica la Putain ».Emportée par un destin contraire après la Grande Catastrophe qui a vu les Grecs d'Asie expulsés de l'Anatolie dans les années 1920, elle a atterri toute jeune dans les lupanars de Galata, le quartier chaud de la grande cité ottomane.Efthalia raconte donc à la première personne, avec la gouaille des milieux interlopes en usage dans les bordels d'Istanbul, la fatalité qui l'a conduite à sa triste situation. La vieille dame fait retour sur sa vie en livrant une mémoire à la fois crue et pudique, et rapporte les péripéties d'une existence où l'espoir jamais ne fait défaut, malgré les coups du sort.
Il s'est attribué le nom de Charlie et est obsédé par deux choses : la musique rockabilly et sa coiffure, une banane soigneusement sculptée au gel, qu'il vente ou qu'il pleuve. En concert ou dans la rue, il est toujours en quête d'un reflet pour vérifier sa tignasse. La nuit, il met en place les stratagèmes les plus astucieux pour éviter toute mèche rebelle, à coups d'oreillers soigneusement disposés autour de son crâne. Au grand dam de son père, un cul-terreux qu'il vaut mieux fuir lorsqu'il a bu s'il veut s'épargner coups et insultesâ?- Alors que les premiers soubresauts de la guerre se font ressentir, Charlie doit affronter son entrée dans une vie d'adulte qu'il ne désire pas. Au fil des pages, Damir Karaka? dépeint la relation complexe qui unit le narrateur à sa famille et son pays, très ancrés dans les traditions. Une relation oppressante et toxique à une société dont la jeune génération, confrontée aux premiers signes de la catastrophe imminente, peine à trouver sa place.
L'ONG Renforts oeuvre à sortir de l'impasse et de la marginalisation de jeunes Turcs talentueux en dérive. Désespoir politique, répression sociale ou d'Etat, manque de perspectives. Mais les idéaux ont parfois la vie dure... Un employé anonyme voyage sans relâche dans toute l'Europe à la recherche de fonds. De retour d'un énième entretien infructueux, il manque la dernière navette qui relie l'aéroport au centre-ville d'Istanbul. Il se retrouve alors dans le taxi partagé d'un insolite chauffeur aux allures de devin. Sur le chemin, ce dernier emprunte une route de montagne, où il a "des affaires à régler". Son passager est alors pris dans un tourbillon d'événements burlesques dont il ne pourra s'échapper, au milieu des demandeurs d'asile, des activistes et des multinationales avides.
J'étais assise, la tête renversée en arrière, la coiffeuse en train de me laver les cheveux et un instant, j'ai eu peur qu'en me massant lentement le cuir chevelu, elle palpe mes pensées. Malaxer ces questions embrouillées, ces réflexions apeurées qui me trottaient dans le crâne. Moi seule devais trouver les réponses à tout cela, ses réponses à lui étaient toujours identiques, univoques, uniques. Ses réponses lui appartenaient. Qu'est-ce qui était encore à moi, rien qu'à moi ? Dans ce recueil de portraits délicieusement décalés, Agata Toma?ic démontre que ce sont parfois les personnages les plus triviaux qui s'avèrent les plus imprévisibles. Une veuve sans histoires, un fils trop chéri par sa mère bien-aimée, un jeune cadre bouffi d'orgueil.. Autant de destins ordinaires qui peuvent cacher de sombres affaires d'amours abusives, de migrants aux visages de pierre, de plantes invasives ou encore de roi-grenouille. Des personnages solitaires et déboussolés par les petites singularités du q