Enfermés dans une grange, treize ouvriers agricoles déchargent des voitures de foin. Au coeur de ce huis clos se greffent des questions - pourquoi nous a-t-on enfermés ici ? le foin va-t-il fermenter et faire exploser la grange ? Comment sortir ? faut-il continuer à travailler ? -, des figures de discours - le désir, la jalousie, le père, la fin, le meurtre, le salut. Mais de bout en bout, c'est la mort qui est présente dans cette pièce, dans les paroles comme dans les actes, dans la forme même du texte comme dans l'ambiance absurde sur laquelle une atmosphère soviétique jamais explicité appose sa tonalité particulière. Burlesque, grinçante et poétique, cette pièce a été écrite par deux des auteurs les plus intransigeants de leur génération. Elle tient son efficacité du délicat mariage d'une construction rigoureuse et de la verve truculente de ses personnages. Portée pour la première fois à la scène vingt ans après son écriture en 1978, elle s'est imposée depuis comme un repère essentiel du théâtre estonien moderne.
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
158
Date de parution
13/12/2010
Poids
204g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782915037586
Titre
La Grange
Auteur
Koiv Madis ; Runnel Hando
Editeur
ESPACE INSTANT
Largeur
140
Poids
204
Date de parution
20101213
Nombre de pages
158,00 €
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Extrait de la préface de Gilles BoulanLes parents ont quitté la campagne pour venir s'installer à la ville. Ils se sont arrêtés sur la colline des anges et des djinns au-delà du périph, cette frontière infranchissable entre leur bidonville, la décharge, l'usine toxique de «Stop herbe» et la ville. Vingt ans plus tard, «leurs enfants sans nombril» rêvent de partir à leur tour. Cette fois beaucoup plus loin, où un autre périphérique les séparera de la belle ville. Une seule chose aura réellement changé, ces jeunes gens «mauvaises herbes» auront plutôt recours à la bonne fée marraine de la télévision qu'à la gitane et à sa magie.Avec une belle intelligence, une grande simplicité de moyens et beaucoup d'émotion, Sedef Ecer raconte la similitude des destins, l'éternité de cette misère qui reproduit les mêmes schémas dans les pays en développement comme dans les pays développés. L'exclusion, le recours à des travaux dangereux (l'usine de sablage des blue-jeans a remplacé l'usine de production d'herbicide), la seule force du rêve pour nourrir un quelconque espoir.
Beslan, 1er septembre 2004. Plus d'un millier d'enfants et d'adultes sont pris en otage le jour de la rentrée scolaire dans une école d'Ossétie-du-Nord, dans le Caucase, par un groupe de terroristes réclamant le retrait des troupes russes de Tchétchénie. Pendant trois jours, les otages sont entassés dans un gymnase, dans une chaleur étouffante, sans eau ni nourriture. Refusant toute négociation, les forces russes finissent par donner l'assaut en tirant à l'arme lourde. Le bilan sera de 334 morts, dont 186 enfants. Tous les preneurs d'otages sont tués, sauf un. Traduit en justice, il plaide innocent. Ce procès sera le seul mené concernant ces événements. Malgré les demandes des familles des victimes, aucun responsable politique ou militaire ne répondra de cet assaut devant la justice. Cette pièce de théâtre documentaire, commande de la Maison d'Europe et d'Orient, a été écrite d'après les minutes de ce procès, qui a permis un travail d'analyse du processus qui avait déjà mené à une tragédie similaire dans un théâtre de Moscou en 2002. Elle est une contribution à la recherche de la vérité et à la mémoire des victimes.