L'enfant esclave dans l'oeuvre d'Hector Malot. Une figure ambivalente du roman naturaliste
Kohnen Myriam
P.I.E. P. LANG
39,70 €
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EAN :9782807614772
Dans l'histoire de l'art et dans la littérature du XIXe siècle, la thématique de l'esclave occupe une place prépondérante. Que ce soit l'exploitation des jeunes au travail ou une forme plus moderne de l'abus des opprimés, on retrouve régulièrement une réflexion sur la position des enfants dans la peinture et les romans. Dans ce contexte, Hector Malot occupe une place à part dans la littérature française, dans la mesure où la figure de l'enfant esclave présente dans son oeuvre de multiples formes d'exploitation à l'époque de l'industrialisation. Considéré par de nombreux confrères comme un auteur secondaire par rapport aux noms célèbres tels que Flaubert ou Zola, le père de Sans Famille recherche surtout la "probité" , selon l'expression de la journaliste Séverine. En tant qu'ancien juriste, il estime en effet que le roman populaire doit présenter une réflexion historique sur les moeurs de son époque, tout en restant fidèle à l'esthétique réaliste-naturaliste. Pompon représente par exemple l'ambition des gens de lettres à analyser le colonialisme, l'esclavage des Noirs et la quête d'indépendance des adolescents. Après les travaux de Montesquieu et d'Arthur de Gobineau sur la diversité des races humaines, l'auteur propose un discours sociologique sur la discrimination des Africains et la situation des marginaux. En attribuant une mission salutaire à l'art, à la musique et à la sculpture, les romans de Malot dévoilent ainsi une poétique ambivalente, basée sur l'objectivité des faits réels et la subjectivité du créateur. En reproduisant en miroir l'antithèse même de l'existence, les récits invitent le lecteur à la compassion. Cet ouvrage met en lumière la spécificité d'un écrivain célèbre en son temps et tombé dans l'oubli de nos jours. En se fondant sur une approche comparative, historique et poétique, ce livre réhabilite une personnalité, dont la modernité inspire encore aujourd'hui la littérature de jeunesse.
Nombre de pages
176
Date de parution
01/10/2020
Poids
224g
Largeur
148mm
Plus d'informations
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EAN
9782807614772
Titre
L'enfant esclave dans l'oeuvre d'Hector Malot. Une figure ambivalente du roman naturaliste
Auteur
Kohnen Myriam
Editeur
P.I.E. P. LANG
Largeur
148
Poids
224
Date de parution
20201001
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176,00 €
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Au XIXe siècle, Hector Malot est connu comme romancier célébrant l'enfance et la jeunesse dans Sans Famille. Mais on ignore souvent qu'il travaille aussi comme chroniqueur au Journal pour tous, avant de devenir un romancier populaire célébré dans le monde entier. C'est surtout dans l'organe d'Adolphe Guéroult, L'Opinion nationale, qu'il mène une réflexion sur la littérature, la société, l'art, la guerre, l'éducation corporelle et les courses hippiques. C'est dans ce journal que paraissent régulièrement entre 1859 et 1870 une centaine d'articles et plusieurs feuilletons publiés en recueil ultérieurement. Ce volume propose une sélection de ces textes, offre une vue d'ensemble sur un aspect méconnu de l'oeuvre d'Hector Malot et plonge le lecteur dans la vie quotidienne du Second Empire. En effet, Malot fait la critique littéraire de Victor Hugo, George Sand, Jules Simon et Erckmann-Chatrian. Il analyse aussi en détail la traduction de Shakespeare élaborée par François-Victor Hugo ou loue les bienfaits des ouvrages de Jean Macé et de Charles Dickens. Par ailleurs, le chroniqueur déplore la misère dans les rues, décrit l'inauguration du chemin de fer dans différents départements français, rédige un compte rendu de l'Exposition universelle à Londres ou évoque le miracle de Lourdes. Enfin, les courses hippiques à Spa ou à Longchamp, de même que la gymnastique au grand air préconisée par Eugène Paz montrent un romancier engagé dans son siècle. Cette anthologie fait redécouvrir Malot sous les traits d'un écrivain-journaliste témoin de l'Histoire.
La notion de mouvement joue un rôle capital dans les conceptions et représentations du temps au XIXe siècle. A un moment de l'Histoire où se font sentir les progrès de la physiologie, la gymnastique et les divertissements collectifs transforment les occupations quotidiennes des classes sociales sous le Second Empire. Après l'instauration de la méthode du colonel espagnol Amoros, ou les travaux sur la chronophotographie d'Eadweard Muybridge et d'Etienne-Jules Marey, la littérature devient aussi le lieu où s'établit une esthétique du mouvement (Zola, Malot, Goncourt, Maupassant). Héritiers de l'Antiquité grecque et romaine, les gens de lettres invitent ainsi le lectorat à réfléchir sur l'avenir et l'harmonie en matière d'éducation corporelle. Ce rêve d'une société démocratique où règnent la fraternité et le bien-être des citoyens ouvre la voie à la modernité, avant la rénovation des Jeux olympiques. Docteure ès-lettres de l'Université de la Sorbonne Nouvelle-Paris 3, Myriam Kohnen est née au Grand-Duché du Luxembourg. Dès l'âge de trois ans, elle se familiarise avec la langue française qu'elle enseigne comme professeure depuis 2005. Après la soutenance en 2012 d'une thèse de doctorat intitulée Figures du polygraphe. Zola, Daudet, Malot, elle publie en 2016 une monographie consacrée à l'oeuvre journalistique et littéraire d'Hector Malot (Figures d'un polygraphe français). Passionnée de danse et de littérature comparée, elle réfléchit dans ses écrits sur les moyens dont les textes du XIXe siècle offrent au lecteur un voyage dans le temps et dans l'espace, tout en lui fournissant un témoignage historique sur la société. En explorant simultanément la fiction et l'univers réel, la créativité lui paraît comme un reflet du mouvement même de la vie.
Gola Sabina ; Pierrard Michel ; Tops Evie ; Van Ra
Les méthodologies d'apprentissage des langues étrangères ont fortement varié durant les siècles, et notamment au vingtième. De la grammaire traduction à la méthode actionnelle, en passant par les méthodes structuro-globales, behavioristes, naturelles, communicatives, voire éclectiques, les raisons des modifications sont à chercher tant du côté de l'évolution et des avancées scientifiques, notamment dans le domaine des sciences humaines, que des modifications des besoins et de la prise en compte de la valeur des échanges linguistiques, sans oublier les changements idéologiques qui les sous-tendent. Les évolutions technologiques ont également apporté leur lot de potentialités nouvelles. Tous ces changements ont également eu un impact sur la relation entre apprenants et enseignants, à côté de laquelle se sont par ailleurs développés d'autres modes d'apprentissage qui sont venus compléter la panoplie des méthodes, notamment en contexte multilingue. L'apprenant, devenu acteur de son apprentissage, trouve des ressources ailleurs qu'auprès de l'enseignant de langue, que ce soit par le biais d'enseignements de matières spécifiques donnés en langue étrangère (enseignement EMILE-CLIL), de nouvelles technologies (blended learning ou Moocs, plateformes en ligne ou applications) ou en ayant recours à des pairs, le cas échéant, hors de la classe (tables de conversation ou tandems linguistiques). Le présent volume se propose d'étudier scientifiquement quelques-uns de ces dispositifs d'accompagnement : leur conception, leurs conditions d'apparition et les résultats observés.
Ce travail propose de s'interroger sur l'articulation de l'espace à la langue et à l'écriture dans les oeuvres de Thomas Bernhard et Paul Nizon. L'objectif d'une telle étude est triple : permettre d'une part d'accroître la visibilité scientifique de Paul Nizon, réévaluer d'autre part le paradigme descriptif afin d'en relativiser l'influence souveraine, et contribuer, en troisième lieu, à la mise au jour d'une esthétique déceptive fondée sur les notions de décalage et de non-congruence (Fehlentsprechen). Cette étude vise à démontrer les vertus d'un rapprochement littéraire qui contribue à l'élaboration d'une poétique voire d'une esthétique comparée de Thomas Bernhard et de Paul Nizon. A travers une analyse détaillée et microtextuelle des deux oeuvres, l'auteure entend montrer que le travail de ces deux écrivains doit être considéré comme une auscultation vigilante de la langue allemande et comme une entreprise de réfection verbale passant notamment par un dépoussiérage lexical d'envergure. Progressivement, l'interrogation littéraire sur l'espace se mue en un questionnement des plus contemporains sur la subversion générique et l'espace littéraire.
Les dimensions négligées des apprentissages, tel est le propos de cet ouvrage : pourquoi, en effet, ne pas aller voir du côté des "évidences invisibles" que partagent, parfois à leur insu, ceux qui enseignent et apprennent ? Quand se déploient les résultats des neurosciences et du cognitivisme, mais aussi les pratiques massives et souvent peu réfléchies issues du Cadre européen commun de référence, il nous semble urgent de nous distancier de ces discours convenus et contradictoires. Autrement dit, cet ouvrage constitue un lieu d'interrogation formative indispensable pour les enseignants et formateurs, et tous ceux qui apprennent en particulier des langues. Ce qu'on nomme couramment l'intime est en fait ce segment souvent oublié qui relie le "je" de chacun à ses motivations, désirs, attentes, projets et activités. Cet ouvrage explore donc l'intime, en s'appuyant sur des recherches et des expérimentations menées avec des publics variés : enfants et jeunes en situation scolaire, mais aussi migrants apprenant la langue du pays d'accueil, étudiants en formation pour le professorat, étudiants en immersion bilingue, bref tout individu "prenant langue en terre nouvelle" ... Ainsi cet ouvrage se donne-t-il pour objectif d'étudier en profondeur les corpus, les situations et les contextes étudiés, en mobilisant de nombreux exemples, notamment issus de moments dans la classe, dans lesquels apparaît l'émergence des différentes dimensions de l'intime et du sujet apprenant.
Dans l'après-guerre comme dans les années 80, la recrudescence des mythes grecs et latins dans une trentaine de romans de langue allemande entraîne un jeu passionnant de narration et de réécriture. Entre création et recréation, la redécouverte d'un mythe interroge à la fois un fondement culturel essentiel et le monde contemporain. Mais le recours au mythe laisse aussi affleurer toute une interrogation sur le genre choisi. Jusqu'où peut aller le roman contemporain quand il véhicule un mythe ? Quatre textes (Der blaue Kammerherr de Wolf von Niebelschütz, Amanda de Irmtraud Morgner, L'esthétique de la résistance de Peter Weiss et Medusa de Stefan Schütz) ont poussé la réflexion jusqu'à penser le renouveau d'un genre, l'épopée, alliant ainsi de façon plus conséquente et plus audacieuse que les autres romans une réflexion sur le fond et sur la forme. Du mythe à l'épopée, c'est le caractère singulier d'une récriture contemporaine qui ressort de cette étude.