Le haiku japonais - seul digne de ce nom - attire l'intérêt d'un nombre croissant de lecteurs. Après Matsuo Basho et Yosa Buson, voici sa troisième et dernière période avec Issa, au début du XIXe siècle. Jusque-là représentant d'un raffinement éthéré, sans rien perdre de son élégance, il étend d'un coup son registre à tous les aspects de la vie qui en avaient été rejetés, voire censurés. Quelle que soit sa disposition, à tout moment le lecteur peut être assuré de trouver un poème où il se reconnaîtra dans l'?uvre d'un homme qui a tout connu de l'existence et, surtout, ses plus grandes peines. Car Issa rompt délibérément avec la convention du genre qui interdisait au poète d'intervenir par trop dans sa composition : larmes et rires, désespoirs et fugitifs plaisirs, colères contre les abus de l'autorité, mépris amusé des prétendus grands, réjouissantes sollicitudes envers les animaux de tous genres, y compris les plus détestés par le commun, la liste est inépuisable. Et, présent à chaque page, l'humour, avec une robuste verdeur sans détours. Issa demeure aussi profondément japonais que les deux maîtres après lesquels il a donné au haiku ses dernières lettres de noblesse littéraire ; mais, bien plus encore, il est probablement le seul poète japonais de l'humanité tout entière.
Nombre de pages
262
Date de parution
09/08/1997
Poids
355g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070745050
Titre
En village de miséreux
Auteur
Kobayashi Issa
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
355
Date de parution
19970809
Nombre de pages
262,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Je ne sais quels poèmes me seraient venus à l'esprit si on avait découvert au Japon d'autres formes que les dix-sept syllabes inciviles ou les difficiles kanji pour contenir le raffinement de l'élégance. Qu'importe, c est en connaissance de cause que je m'adonne sans la moindre réticence à ce plaisir fin qui me fait oublie, le monde. Et il ne me viendrait pas un seul instant à l'idée d'éprouver du ressentiment à l'égard du Japon qui ne possède pas d'autre forme poétique." (Sôseki) Le haïku est en effet I aboutissement de la longue évolution de formes littéraires qui s'ancrent dans la poésie de cour du Japon ancien. Sous l'impulsion de Bashô, de Buson, de Issa, Shiki, Santoka et bien d'autres, le haïku s'est imposé comme un genre littéraire accessible à tous et à même de restituer en toute situation, à chaque instant, la présence d'un univers qui ne cesse de faire signe et sens. Le présent recueil propose dans une traduction nouvelle une sélection de haïku écrits à la fin du XVllle et au début du XIXe siècles par le "moine laïc Issa du temple haïkaï" - comme il se définissait lui-même. Alliant une quête profonde mais discrète selon la voie du zen à l'observation concrète, parfois triviale, des manifestations du quotidien, cette poésie invite avec émotion et humour au consentement à l'imprévisible du monde.
Au quatrième mois de l'année 1819, le poète Issa, natte en paille sur le dos et sac de moine mendiant accroché autour du cou, quitte son ermitage de montagne et part en voyage de temple en temple. Nous suivons avec lui un chemin de poésie à travers les paysages du Japon, les rencontres avec les amis et inconnus de passage, les histoires étranges qu'on lui rapporte... Cette année-là voit aussi sa petite fille de deux ans, ce rayon de soleil épanoui dans le rire, mourir subitement de la variole. Il m'est difficile de ne pas songer à ce lien d'amour, dévoile Issa. Sur ce monde inconstant où les tristesses sont aussi nombreuses que les noeuds du bambou, le poète garde un regard confiant et émerveillé. Un regard de printemps".
Ce célèbre haiku d'Issa (1763-1827) dit à lui seul l'art empreint d'esprit zen et l'existence semée d'épreuves du grand poète japonais. Avec Basho, Buson, Ryokan, Shiki et Kikaku, il est un des maîtres de cette forme poétique dont la visée, selon les mots d'Alan W.Watts, est de décliner " le merveilleux sentiment de vacuité d'où surgit l'événement ".
Un superbe livre grand format alliant haïkus de Issa, l'un des quatre maîtres classiques du haïku japonais, et peintures et calligraphies de Manda. Un superbe livre grand format alliant haïkus de Issa et peintures et calligraphies de Manda. Poète prolifique de la période Edo, à la fin du XIXe siècle, frappé par de multiples tragédies durant sa vie, Issa est l'un des quatre maîtres classiques du haïku japonais (avec Basho, Buson et Shiki). Sa poésie empreinte de sagesse bouddhiste et d'une grande compassion se distingue également par un caractère comique ou satirique irrévérencieux. Manda a traduit les poèmes réunis dans cet ouvrage et les a illustré : à travers les thèmes abordés par le poète dont elle explicite le sens en fin d'ouvrage, Manda nous propose de plonger au coeur de la sagesse et de la culture japonaise.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.