Journal 1933-1945 coffret 2 volumes : volume 1, Mes soldats de papier 1933-1941. Volume 2, Je veux t
Klemperer Victor
SEUIL
70,90 €
Épuisé
EAN :9782020443227
Victor Klemperer (1881 - 1960), cousin du célèbre chef d'orchestre Otto Klemperer, fils de rabbin, converti au protestantisme, était professeur de romanistique à Dresde. En 1934, il est destitué de ses fonctions en tant que juif et n'a plus le droit d'enseigner. Il n'émigre pourtant pas. Sa femme, Eva, elle-même protestante, pianiste, ne l'abandonne pas. Il va survivre, échapper à la déportation. Toutes ces années, il a tenu son journal, 5 000 feuillets d'une petite écriture serrée qu'Eva portait régulièrement chez une de leurs amies. Ce sont des notes, plus ou moins rédigées, des réflexions, des récits. Le souci de Victor Klemperer : "témoigner jusqu'au bout", rapporter, non pas les événements de la guerre, qu'il ne pouvait pas connaître, ou très mal, et qui font partie de l'Histoire, mais "la tyrannie au jour le jour, celle que l'on va oublier". Un document sans équivalent sur la vie quotidienne des Juifs, prisonniers de l'intérieur dans l'Allemagne du IIIème Reich.
Nombre de pages
1860
Date de parution
19/08/2000
Poids
1 401g
Largeur
1mm
Plus d'informations
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EAN
9782020443227
Titre
Journal 1933-1945 coffret 2 volumes : volume 1, Mes soldats de papier 1933-1941. Volume 2, Je veux t
ISBN
2020443228
Auteur
Klemperer Victor
Editeur
SEUIL
Largeur
1
Poids
1401
Date de parution
20000819
Nombre de pages
1 860,00 €
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Victor Klemperer (1881 - 1960), cousin du célèbre chef d'orchestre Otto Klemperer, fils de rabbin, converti au protestantisme, était professeur de romanistique à Dresde. En 1934, il est destitué de ses fonctions en tant que juif et n'a plus le droit d'enseigner. Il n'émigre pourtant pas. Sa femme, Eva, elle-même protestante, pianiste, ne l'abandonne pas. Il va survivre, échapper à la déportation. Toutes ces années, il a tenu son journal, 5 000 feuillets d'une petite écriture serrée qu'Eva portait régulièrement chez une de leurs amies. Ce sont des notes, plus ou moins rédigées, des réflexions, des récits. Le souci de Victor Klemperer : "témoigner jusqu'au bout", rapporter, non pas les événements de la guerre, qu'il ne pouvait pas connaître, ou très mal, et qui font partie de l'Histoire, mais "la tyrannie au jour le jour, celle que l'on va oublier". Un document sans équivalent sur la vie quotidienne des Juifs, prisonniers de l'intérieur dans l'Allemagne du IIIème Reich.
La littérature nationale n'a plus guère de sens à présent l'ère de la littérature universelle est à l'ordre du jour, et chacun doit à présent contribuer à accélérer l'avènement de cette ère". Ainsi s'exprimait Goethe dans un entretien avec Eckermann daté du 31 janvier 1831. Dans le contexte cosmopolite de la vie littéraire de l'époque, allemande à l'origine, et dont l'activité de traduction importante constitua un témoignage manifeste, Goethe écrivait, quelques année plus tôt, au traducteur des classiques italiens, Karl Steckfuss: "je suis persuadé qu'une littérature universelle va se constituer", et il se faisait prophète en disant "l'Allemand peut et doit y contribuer, il aura un beau rôle à jouer dans cette entreprise" Le concept, fluctuant et ambigu, de "Weltliteratur" ou de "littérature universelle" était né. Victor Klemperer (1881-196o), dans cet essai éclairant, écrit dans les moments de tribulations de quelqu'un qui voit se briser un à un les fondements de la culture européenne suit les avatars de l'évolution de cette idée, de l'humus qui l'a rendue possible à son sens dernier. En forgeant le terme et le concept de littérature universelle, Goethe fut le premier à pressentir, à nommer, à véritablement montrer et à porter ainsi à la conscience générale, quelque chose qui a une réalité ensuite: la littérature européenne. Klemperer fait ressortir les liens et les différences caractéristiques existant entre les concepts de littérature transnationale avant Goethe, à son époque et après lui. Un parcours dans lequel se retrouve, illuminée, une idée morale de l'Europe.
Klemperer Victor ; Guillot Elisabeth ; Combe Sonia
Le philosophe allemand Victor Klemperer s'attacha dès 1933 à l'étude de la langue et des mots employés par les nazis. En puisant à une multitude de sources (discours radiodiffusés d'Adolf Hitler ou de Joseph Paul Goebbels, faire-part de naissance et de décès, journaux, livres et brochures, conversations, etc.), il a pu examiner la destruction de l'esprit et de la culture allemands par la novlangue nazie. En tenant ainsi son journal il accomplissait aussi un acte de résistance et de survie. En 1947, il tirera de son travail ce livre : "LTI, Lingua Tertii Imperii, la langue du IIIe Reich", devenu la référence de toute réflexion sur le langage totalitaire. Sa lecture, à cinquante ans de distance, montre combien le monde contemporain a du mal à se guérir de cette langue contaminée ; et qu'aucune langue n'est à l'abri de nouvelles manipulations
Lola est une enfant de 12 ans, tuée dans d'atroces circonstances le 14 octobre 2022. Placée en garde à vue, la principale suspecte, D. B., est mise en examen pour meurtre, précédé, accompagné ou suivi d'actes de tortures ou de barbaries, et pour viol. En quelques heures à peine, ce terrible fait-divers bouleverse l'opinion publique, faisant l'objet d'un emballement médiatique inédit. La cynique récupération politique qui s'ensuit entraîne la remise en question de grands principes démocratiques, avec notamment des appels à une justice expéditive et un rétablissement de la peine de mort. Ce livre, écrit par les avocats de D. B., première femme condamnée à la perpétuité incompressible, raconte de l'intérieur les contours de cette affaire hors norme, depuis ses premiers instants jusqu'à la plaidoirie finale, en passant par le récit d'une reconstitution exceptionnelle ou la description d'une Unité pour Malades Difficiles. A partir du point de vue trop peu entendu des avocats "du Mal., La Sinistre Comédie dépeint surtout une effroyable traversée des enfers, caractérisée par l'inquiétant basculement populiste des élites médiatiques et politiques dans leur rapport à la justice et au crime. "S'il faut savoir se taire dans le respect du Droit, il ne faut pas avoir peur de parler pour le défendre. C'est la raison de ce livre."