Aujourd'hui le village est " planétaire ", l'adolescent " mondial " et la société de consommation dominée par les marques. Les espaces publicitaires traditionnels qu'elles se sont de tout temps montré promptes à coloniser - panneaux d'affichage, télévision, cinéma, presse écrite - sont désormais devenus trop restreints pour des logos frappés d'expansionnisme galopant. En plantant leurs drapeaux sur des territoires jusqu'à présent vierges de toute publicité, en substituant un simple objet de consommation une image capable de le faire accéder à la dimension du mythe, les multinationales ne se sont pas contentées de bouleverser les mentalités et le monde du travail, elles ont modifié l'économie de nombreux pays. Dans cette course aux profit, beaucoup sont en effet passés maîtres dans l'art de bafouer les droits de l'homme : l'esclavage moderne existe dans les zones franches industrielles ou dans certains Etats du Tiers-Monde, véritables paradis fiscaux pour sociétés capitalistes. Pendant ce temps, en Occident, les usines ferment les unes après les autres et migrent sous des cieux plus complaisants, les mises à pied massives se succèdent à un rythme effréné, les contrats à temps partiel ou intérimaires remplacent les emplois permanents, les acquis sociaux sont laminés, voire disparaissent. Mais le nombre augmente de ceux qui prônent l'urgence d'une mobilisation vigilante, et qui dénoncent les abus commis par les grandes sociétés. Venant de partout, ils se rencontrent, se regroupent et s'organisent sur Internet : ils veulent récupérer l'espace, la rue, la forêt dont on les a privés, ils réclament des emplois et des conditions de travail décents, un partage plus équitable des énormes bénéfices des multinationales, ils refusent d'acheter des produits pour lesquels d'autres, à des milliers de kilomètres de chez eux, paient le tribut de la sueur et parfois même du sang. Ce nouveau militantisme, reflet de la pluralité sociale et ethnique de bon nombre de pays, a déjà gagné des batailles contre les logos mastodontes. Les événements de Seattle ou de Prague l'ont prouvé : il est encore temps de dire non à la tyrannie des marques.
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Nombre de pages
573
Date de parution
30/04/2001
Poids
820g
Largeur
145mm
Plus d'informations
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EAN
9782742733156
Titre
No logo. La tyrannie des marques
Auteur
Klein Naomi
Editeur
ACTES SUD
Largeur
145
Poids
820
Date de parution
20010430
Nombre de pages
573,00 €
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Résumé : Imaginez : vous vous réveillez un matin et vous vous découvrez un second moi, un double qui vous ressemble un peu et pas du tout ; un double qui a partagé nombre de vos préoccupations mais qui sert à présent les causes que vous avez toujours combattues. Cette découverte, Naomi Klein l'a faite à ses dépens : sur les médias sociaux, on la confond avec une certaine Naomi Wolf, ancienne star du féminisme et consultante d'Al Gore devenue, pendant la pandémie de Covid-19, une figure de la droite complotiste. La confusion s'amplifiant, Naomi Klein se met à filer son double sur Internet et à enquêter sur le phénomène : le moi numérique que nous nous créons sur les réseaux, notre transformation en marques vir¬tuelles, l'IA qui brouille les frontières entre l'humain et la machine, les réécritures de l'histoire, l'extension de l'Etat de surveillance, la prolifération des deepfakes, les projections ethno- raciales... Tout un monde souterrain de désinformation et de conspirations qui imitent et cir¬conviennent les croyances et les préoccupations des progressistes, un "Monde miroir" qui se nourrit de leurs silences et de leurs échecs. "Ce qui m'est arrivé avec l'autre Naomi, dit-elle, est arrivé plus largement à la gauche ; dans maints domaines, les causes que nous défendions sont désormais dormantes et ont été usurpées, remplacées par des doubles distordus dans le Monde miroir". Les nations, les cultures, les partis ont aussi leurs doubles, sombres et vertigineux. Ce livre est un voyage dans les bas-fonds politiques de l'Amérique du Nord, et plus généralement de l'Occident. Il dessine une cartographie inédite, éclairant l'étrangeté de notre moment politique. Mi-fil d'Ariane, mi-cheval de Troie, Le Double nous plonge dans le labyrinthe des miroirs d'une certaine droite contemporaine. Il nous engage à déjouer les pièges d'un monde hallucinatoire et à bâtir de nouvelles solidarités. Un essai insolite et inspirant, et un témoignage plus personnel que jamais.
Etat des lieux de la société de consommation, No Logo analyse et dénonce les innombrables pratiques d'intrusion des marques au c?ur de nos vies quotidiennes et expose les formes de résistance qui surgissent aujourd'hui pour combattre leur emprise créatrice.
Présentation de l'éditeur Qu'ont en commun le coup d'Etat de Pinochet au Chili en 1973, le massacre de la place Tiananmen en 1989, l'effondrement de l'Union soviétique, les attentats du 11 Septembre, la guerre en Irak, le tsunami au Sri Lanka en 2004, le cyclone Katrina, la pratique de la torture à Abou Ghraib ou Guantànamo ? Tous ont partie liée avec l'avènement d'un "capitalisme du désastre". Naomi Klein dénonce avec brio l'existence d'opérations concertées dans le but d'assurer la prise de contrôle de la planète par les tenants d'un ultralibéralisme tout-puissant. Ce dernier met sciemment à contribution crises et désastres pour saper les valeurs démocratiques auxquelles les sociétés aspirent, et leur substituer la seule loi du marché et la barbarie de la spéculation.
La double trajectoire d'un policier des frontières qui perd le sens de sa mission et d'un jeune émigrant soudanais qui tente d'atteindre l'Eldorado européen.A Catane, le commandant Salvatore Piracci surveille les frontières maritimes. Gardien de la citadelle Europe, il navigue depuis vingt ans au large des côtes italiennes, afin d'intercepter les bateaux chargés d'émigrés clandestins qui ont tenté la grande aventure en sacrifiant toute leur misérable fortune... en sacrifiant parfois leur vie, car il n'est pas rare que les embarcations que la frégate du commandant accoste soient devenues des tombeaux flottants, abandonnés par les équipages qui avaient promis un passage sûr et se sont sauvés à la faveur de la nuit. Un jour, c'est justement une survivante de l'un de ces bateaux de la mort qui aborde le commandant Salvatore Piracci, et cette rencontre va bouleverser sa vie. Touché par l'histoire qu'elle lui raconte, il se laisse peu à peu gagner par le doute, par la compassion, par l'humanité... et entreprend un grand voyage.Au Soudan, pour Soleiman et son frère Jamal, c'est le grand jour : ils ont enfin amassé la somme d'argent qui leur permettra de quitter le pays et le continent pour une vie meilleure. Mais les jeunes gens sont bientôt séparés par le destin. Soleiman rencontre Boubakar le boiteux et c'est avec ce nouveau compagnon qu'il poursuivra - d'Al Zuwarah à Ghardaïa, Oujda, puis Ceuta... - son voyage vers l'Eldorado européen. Parce qu'il n'y a pas de frontière que l'espérance ne puisse franchir, Laurent Gaudé fait résonner la voix de ceux qui, au prix de leurs illusions, leur identité et parfois leur vie, osent se mettre en chemin pour s'inventer une terre promise.
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Résumé : Un Javier Cercas "athée, anticlérical, laïc militant, rationaliste obstiné, impie rigoureux" , se voit proposer par le Vatican d'accompagner le pape dans un voyage officiel. L'écrivain accepte à la condition de disposer de cinq minutes seul avec François pour pouvoir lui poser la seule question qui vaille - une promesse faite à sa mère : est-il raisonnable de croire à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ? Et voilà le fou sans Dieu, guidé dans les méandres de la curie romaine par des "Avengers" en soutane, qui embarque le 31 août 2023 à bord de l'avion qui conduit le divin aréopage en Mongolie. Un roman sans fiction qui pourrait aussi bien être un incroyable thriller sur le plus grand mystère de l'histoire de l'humanité.
Résumé : 1943, sur la côte atlantique de l'Angleterre, la famille Carver vient trouver refuge loin de la guerre dans un charmant village de pêcheurs où le temps s'est arrêté. Les deux aînés, Alicia et Max se lient très vite d'amitié avec Roland, un adolescent du coin, qui les entraîne à la découverte de l'épave d'un étrange vieux cargo. Derrière la demeure familiale, un mystérieux jardin statuaire semble quant à lui reprendre vie. Une terrible histoire hante les lieux, et un pacte passé jadis avec le Prince de la brume ? être aux mille visages, pire que le Diable ? est en train de refaire surface. Le premier roman ? qui ouvre la "Trilogie de la brume" ? de l'auteur de "L'Ombre du vent" et de son "Cimetière des Livres oubliés".
Soudain, le vide se fit en lui. Son petit corps se contracta tout entier, il trembla ; et, à cette minute, il sut qu'il serait toujours seul. Une terrible angoisse lui remonta par le bas du ventre. Il aperçut à contre-jour la gueule de Cahill, la mort lui parut proche, toute proche ! Sur sa joue, il sentit le soleil, son harmonie mortelle, sa beauté. Il eut envie de pleurer. Alors, les visages des soldats, des garçons vachers qui faisaient cercle autour de lui, s'évaporèrent dans le néant. Sa main se faufila jusqu'à l'arme, et il tira.