La première édition de cette épopée - la plus célèbre du Mali, après celle de Soundiata - sortit chez Nathan en 1972. Elle fut reprise par L'Harmattan en 1993. Elle relate les hauts et les bas d'un royaume soudanais qui prit le relais des Etats malien et songhay durant les 18e et 19e siècles ; le royaume de Ségou domina le territoire du Mali jusqu'à la conquête d'El Hadj Omar Tall en 1867, quelques années avant la colonisation française. Royaume païen et guerrier que les griots ressuscitèrent en tableaux pleins d'action et de couleurs. Dix épisodes de cette geste furent enregistrés par L. Kesteloot en 1965-1966. Elle entreprit de la traduire avec deux étudiants originaires de Ségou. A. Hampate Ba lui apporta trois épisodes dont deux déjà traduits. Les textes ici présentés sont des traductions et non des adaptations libres. Cette épopée est toujours déclamée et chantée aujourd'hui, à la radio et dans les villages du Mali, de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso.
Nombre de pages
328
Date de parution
28/05/2010
Poids
520g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296087538
Titre
L'épopée Bambara de Ségou
Auteur
KESTELOOT LILYAN
Editeur
ORIZONS
Largeur
155
Poids
520
Date de parution
20100528
Nombre de pages
328,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Senghor, inaugure son rôle de promoteur des Lettres africaines, avec un coup d'éclat: c'est en 1948 la publication de l'Anthologie de la Nouvelle poésie nègre et malgache, avec la célèbre préface de Sartre, Orphée Noir, qui présentait les poètes de la Négritude. Il devint président du Sénégal et donna sa mesure en tant que mécène des Lettres africaines... Césaire, Moi Laminaire, s'est confié, livré sur sa poésie, sur la valence des mots, vecteurs de forces inaccessibles à lui par d'autres voies, périodes de bonheur où le poète voltige dans une jonglerie verbale dont il a le secret, et qui fait songer à Nietzsche, à son apologie de la danse... Mais cet état de grâce n'est pas permanent, tant s'en faut et souvent, le poète se heurte à l'incapacité d'un dire. Les mots le trahissent et sont des grandsfagots de mots qui s'écroulent dans un coin. Ils évoquent les fantômes, conjurent ses monstres et lui rendent l'oxygène dont les miasmes quotidiens le privent." Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Dakar et chercheur à l'IFAN. Après avoir enseigné au Cameroun, Mme Kesteloot-Fongang est depuis 25 ans au Sénégal. Elle a publié, entre autres, la première thèse sur lesécrivains noirs en 1963 qui a établi les principauxjalons du Mouvement de la Négritude. Son Histoire de la littérature négro-africaine (Karthala, 2001) comme son Anthologie Négro-africaine (Hachette, 1968-1993) font autorité pour aborder ce domaine encore mal connu du patrimoine littéraire mondial.
Autant les contes africains ont été explorés, commentés, interprétés, autant s'est-on trop souvent contenté de recueillir les mythes du Continent noir, sans se risquer à les analyser. Cet ouvrage amorce la recherche sur les mythes par un questionnement minimum sur les mythes de migration, de fondation de royaume, de fondation de culte localisé. Ainsi de Seth au Bida de Wagadou, du Tyamaba peul au Mboose sérère, nous voyagerons sur les sentiers peu fréquentés des mythes à travers les siècles, à travers Ghâna, Tekrour, Waalo et Djolof, Segou, Baol et Saloum. Cet ouvrage rend compte de vingt ans de recherches ethno-littéraires sur des mythes ouest-africains en suivant la piste de l'eau et du serpent...; il contient aussi des textes peuls et wolof.
Pensée à l'intention des étudiants, des maîtres et de tous les amateurs de la littérature négro-africaine, la collection COMPRENDRE ouvre à la compréhension fructueuse soit d'un auteur, soit d'un genre, soit d'un courant littéraire.
La réédition de ce livre permet de fournir un outil nécessaire aux étudiants et professeurs, amateurs de littérature francophone à la compréhension de Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire.
Sans aspirer à être complet, les vingt contributions ici réunies peuvent être lues comme un abrégé de l'histoire du livre, de l'Antiquité au XXème siècle : de la tablette au volume, de la propagation du livre par l'imprimerie à la mise en question de l'autorité de l'Eglise, de la lente émancipation à un potentiel subversif et à son pouvoir énigmatique, de son éclatement à son sacrifice. Le livre est ainsi un point de cristallisation de la culture. Et dans ce domaine, il y a toujours profit de comparer ce qui est à ce qui fut.
Les contributions qui vont suivre examineront, librement, les variations de la temporalité chez certains romanciers du XXe siècle, riche en avatars et en subversion. Petit à petit, le temps devient lui-même un acteur privilégié de l'univers romanesque. Selon le mot de Claude Lévi-Strauss, que Proust n'aurait pas contredit, il accède au statut de " héros du roman ". Si le temps raconte son histoire, c'est qu'il " est né de l'exténuation des mythes ", et même " se réduit à une poursuite exténuante de sa structure. " (Mythologiques, t. III, 1968). Le temps romanesque peut se jouer des lois du temps réel, le contracter ou le dilater, l'accélérer ou le ralentir. Il mélange des segments et des séquences parfois fort éloignés au plan diachronique. Pour avoir été considéré comme un miroir du temps, un Zeit-Spiegel, le temps romanesque devient, au XXe siècle, un Zerr-Spiegel, un miroir déformant. Ainsi que le montrent les études de cet ouvrage, cet effritement ne nuit pas au genre : la liberté de la fiction y puise un renouvellement constant et assure à sa propre création un avenir qui déjoue les lois du temps. Pari gagné à en juger les auteurs de ce volume.
Le journal d'Henri Heinemann est, par excellence un document littéraire : il en a la sensibilité et, souvent, la beauté. Du mitan au viellissement, il y décline un magnifique don d'observation et d'analyse. Des hommes, des femmes, illustres ou inconnus, traversent son existence. Cependant, l'essentiel de cette matière est fait de l'amour qu'il porte aux livres. Claude martin, l'un des éminents spécialistes d'André Gide, emploie, dans sa préface, le mot de "monument" à propos de L'éternité pliée.