Senghor, inaugure son rôle de promoteur des Lettres africaines, avec un coup d'éclat: c'est en 1948 la publication de l'Anthologie de la Nouvelle poésie nègre et malgache, avec la célèbre préface de Sartre, Orphée Noir, qui présentait les poètes de la Négritude. Il devint président du Sénégal et donna sa mesure en tant que mécène des Lettres africaines... Césaire, Moi Laminaire, s'est confié, livré sur sa poésie, sur la valence des mots, vecteurs de forces inaccessibles à lui par d'autres voies, périodes de bonheur où le poète voltige dans une jonglerie verbale dont il a le secret, et qui fait songer à Nietzsche, à son apologie de la danse... Mais cet état de grâce n'est pas permanent, tant s'en faut et souvent, le poète se heurte à l'incapacité d'un dire. Les mots le trahissent et sont des grandsfagots de mots qui s'écroulent dans un coin. Ils évoquent les fantômes, conjurent ses monstres et lui rendent l'oxygène dont les miasmes quotidiens le privent." Biographie de l'auteur Professeur à l'Université de Dakar et chercheur à l'IFAN. Après avoir enseigné au Cameroun, Mme Kesteloot-Fongang est depuis 25 ans au Sénégal. Elle a publié, entre autres, la première thèse sur lesécrivains noirs en 1963 qui a établi les principauxjalons du Mouvement de la Négritude. Son Histoire de la littérature négro-africaine (Karthala, 2001) comme son Anthologie Négro-africaine (Hachette, 1968-1993) font autorité pour aborder ce domaine encore mal connu du patrimoine littéraire mondial.
Nombre de pages
198
Date de parution
02/06/2006
Poids
275g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782296010000
Titre
Césaire et Senghor. Un pont sur l'Atlantique
ISBN
2296010008
Auteur
Kesteloot Lilyan
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Poids
275
Date de parution
20060602
Nombre de pages
198,00 €
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Autant les contes africains ont été explorés, commentés, interprétés, autant s'est-on trop souvent contenté de recueillir les mythes du Continent noir, sans se risquer à les analyser. Cet ouvrage amorce la recherche sur les mythes par un questionnement minimum sur les mythes de migration, de fondation de royaume, de fondation de culte localisé. Ainsi de Seth au Bida de Wagadou, du Tyamaba peul au Mboose sérère, nous voyagerons sur les sentiers peu fréquentés des mythes à travers les siècles, à travers Ghâna, Tekrour, Waalo et Djolof, Segou, Baol et Saloum. Cet ouvrage rend compte de vingt ans de recherches ethno-littéraires sur des mythes ouest-africains en suivant la piste de l'eau et du serpent...; il contient aussi des textes peuls et wolof.
Pensée à l'intention des étudiants, des maîtres et de tous les amateurs de la littérature négro-africaine, la collection COMPRENDRE ouvre à la compréhension fructueuse soit d'un auteur, soit d'un genre, soit d'un courant littéraire.
La réédition de ce livre permet de fournir un outil nécessaire aux étudiants et professeurs, amateurs de littérature francophone à la compréhension de Cahier d'un retour au pays natal d'Aimé Césaire.
La première édition de cette épopée - la plus célèbre du Mali, après celle de Soundiata - sortit chez Nathan en 1972. Elle fut reprise par L'Harmattan en 1993. Elle relate les hauts et les bas d'un royaume soudanais qui prit le relais des Etats malien et songhay durant les 18e et 19e siècles ; le royaume de Ségou domina le territoire du Mali jusqu'à la conquête d'El Hadj Omar Tall en 1867, quelques années avant la colonisation française. Royaume païen et guerrier que les griots ressuscitèrent en tableaux pleins d'action et de couleurs. Dix épisodes de cette geste furent enregistrés par L. Kesteloot en 1965-1966. Elle entreprit de la traduire avec deux étudiants originaires de Ségou. A. Hampate Ba lui apporta trois épisodes dont deux déjà traduits. Les textes ici présentés sont des traductions et non des adaptations libres. Cette épopée est toujours déclamée et chantée aujourd'hui, à la radio et dans les villages du Mali, de Côte d'Ivoire et du Burkina Faso.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...