Paroles d'immigrés, d'acteurs impliqués et de responsables politiques
Kervella-Mansaré Yassine ; Diallo Cellou Dalein
L'HARMATTAN
24,50 €
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EAN :9782140253089
Ce livre témoignage s'inspire d'enquêtes ethnographiques réalisées entre 2019 et 2022 auprès d'adultes et adolescents africains immigrés en France et en Irlande, certains ayant emprunté des chemins clandestins alors que d'autres ont suivi des voies légales. Il ne s'agissait pas de recueillir leurs témoignages pour réaliser une étude étayée parla production d'éléments quantifiés ou cartographiés, mais plutôt de montrer comment l'émigration a été imaginée par ces personnes avant de quitter leur pays et, par ailleurs, de voir comment elles la vivent aujourd'hui. Pour mieux comprendre leurs parcours migratoires, l'auteure a interrogé des acteurs de différentes structures qui les accueillent ainsi qu'un responsable politique, l'ancien Premier ministre guinéen Cellou Dalein Diallo, qui est par ailleurs le premier opposant politique au gouvernement, afin de connaître son point de vue sur l'émigration. L'ouvrage a pour but de mettre en évidence le ressenti de chacun de ces acteurs tout en proposant des solutions, des projets, des chemins de vie...
Nombre de pages
224
Date de parution
04/04/2022
Poids
277g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140253089
Titre
Paroles d'immigrés, d'acteurs impliqués et de responsables politiques
Auteur
Kervella-Mansaré Yassine ; Diallo Cellou Dalein
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
277
Date de parution
20220404
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
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En Guinée, dans la région du Fouta-Djalon les rites funéraires comprennent des cérémonies de sacrifice d'animaux. On pourrait penser que ces rites sont hérités d'une longue tradition, mais l'auteure montre que ce qui s'observe aujourd'hui n'est pas la reproduction de ce qui s'observait hier. Cela n'empêche pas de considérer que perdurent certains éléments ou certaines structures.
Eleveurs de vaches par tradition, les Peuls forment un ensemble de populations dispersées sur une vingtaine de pays subsahariens, du littoral atlantique au Soudan. Tous possèdent la même caractéristique de promouvoir un code d'honneur, appelé souvent Pulaaku, qui vise à les distinguer des autres humains de leur environnement, et dont on peut dire, pour cette raison, qu'il fonde leur personnalité ethnique. Cependant, du fait de leur dispersion accomplie au fil des siècles, ces différentes populations connaissent de nombreuses divergences socioculturelles, ne serait-ce que parce que certaines sont sédentaires tandis que d'autres pratiquent le nomadisme. L'objet du présent ouvrage est de préciser quels sont les éléments communs à ce Pulaaku malgré les divergences les plus notables.
Ce livre est un modeste témoignage : raconter quelques évènements d'une enfance en Guinée, d'une vie de femme peule passée en Europe pour y suivre son mari et accomplir des études supérieures, loin des traditions et coutumes familiales. Assumer une identité peule aujourd'hui, c'est aussi penser à mon ancêtre Bokar Biro Barry, qui fut l'un des derniers rois peuls (Almamy) dont ma grand-mère Fatoumata Barry entretenait la mémoire. J'ai parfois le sentiment d'avoir vécu à ses côtés. Au fil du récit, rendre hommage ma mère s'impose. Elle a éduqué ses trois enfants en les protégeant, en respectant leurs choix sans les priver de leur indépendance, cela malgré la vie difficile qui a été la sienne : tôt déscolarisée, excisée l'âge de 13 ans, mariée à 16, décédée à 35. Et penser l'avenir en laissant à mes enfants métis, héritiers d'une double culture, des fragments de souvenirs sur la belle terre d'Afrique.
Principalement occupés à l'élevage des bovins, les Peuls semblent avoir été concentrés jusqu'au XIIIe ou XIVe siècle dans une région de l'actuel Sénégal (le Fouta-Toro) pour se disperser ensuite. La démarche comparative de cet ouvrage vise à déterminer en quoi cette dispersion, qui couvre actuellement une trentaine de pays, a provoqué des divergences de comportements culturels tout en préservant des traits communs.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...