L'Afrique et ses trajectoires juridiques. Du droit précolonial au droit colonial et les enjeux ident
Keita Kalil Aissata ; Diarra Eloi
L'HARMATTAN
35,00 €
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EAN :9782336590318
Cet ouvrage explore avec rigueur et profondeur l'évolution du système juridique africain, de l'époque précoloniale à la période postcoloniale. Il met en lumière la trajectoire d'un droit en constante transformation, passé d'un modèle endogène, enraciné dans les valeurs communautaires et la sagesse coutumière, à un système importé, façonné par la domination coloniale. Avant la colonisation, les sociétés africaines connaissaient un droit vivant, souple et oral, orienté vers la conciliation et la cohésion sociale. La colonisation bouleversa cet équilibre en imposant un droit étranger, souvent utilisé comme instrument de domination politique et économique. De cette confrontation naquit un dualisme juridique dont les séquelles persistent encore aujourd'hui. L'auteur analyse avec précision les continuités et les ruptures qui ont marqué la construction du droit postcolonial, en insistant sur les défis contemporains liés au mimétisme juridique, à la faible effectivité des normes et à la crise d'identité du droit dans les Etats d'Afrique. En s'appuyant sur le cas de la Guinée et d'autres Etats francophones de la sous-région, l'ouvrage plaide pour la refondation d'un droit africain authentique, conciliant héritage coutumier et exigences modernes de l'Etat de droit. A travers une approche historique, comparative et critique, ce livre invite à repenser la place du droit dans les sociétés africaines contemporaines. Il appelle à une véritable décolonisation juridique et intellectuelle, fondée sur la reconnaissance du pluralisme normatif et la valorisation des traditions juridiques locales, pour bâtir un droit efficace, légitime et véritablement africain.
Nombre de pages
338
Date de parution
12/02/2026
Poids
520g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782336590318
Auteur
Keita Kalil Aissata ; Diarra Eloi
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
155
Date de parution
20260212
Nombre de pages
338,00 €
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Cet ouvrage propose une analyse de la reconnaissance et de la mise en oeuvre du droit à l'eau en Guinée, envisagé comme un droit fondamental en constante construction. Il retrace le processus progressif de consécration de ce droit, largement influencé par les normes internationales et régionales, et examine son intégration graduelle dans l'ordre juridique interne, notamment à travers l'évolution constitutionnelle. Le livre explore le régime juridique de l'eau, marqué par la domanialisation de la ressource et la coexistence d'acteurs publics et privés, ainsi que les enjeux liés à une gouvernance fragmentée et faiblement coordonnée. Il analyse également les mécanismes d'accès, de protection et de justiciabilité du droit à l'eau, en s'appuyant sur les procédures administratives et le contentieux national et supranational. Enfin, l'ouvrage met en lumière les obstacles institutionnels, normatifs et pratiques qui limitent l'effectivité du droit à l'eau, en particulier face aux pressions minières, agricoles, énergétiques et urbaines, et plaide pour un renforcement de la gouvernance et des mécanismes de protection de cette ressource essentielle.
La plupart des Organisations Non Gouvernementales et Mouvements Associatifs guinéens ont souvent du mal à respecter leurs propres statuts et règlements intérieurs, leurs manuels de procédures, les procédures des bailleurs de fonds et la loi 013. Ceci est dû à un certain nombre de facteurs interne et externe. Le facteur interne est causé par l'absence d'un dispositif de contrôle interne. Et le facteur externe est lié à la faiblesse du cadre légal en général. Au-delà de ces deux facteurs, il faut préciser que les subventions des bailleurs de fonds sont octroyées par voie de compétition. Pour faire face à cette compétitivité et maintenir l'attractivité, la mise en place d'un dispositif de contrôle interne est fortement conseillée. En tenant compte de toutes ces dimensions, la culture du contrôle interne est devenue une nécessité pour la pérennisation des ONG et mouvements associatifs. C'est dans ce contexte que cet ouvrage propose des informations essentielles sur le contrôle interne, le contrôle contractuel et une proposition d'amélioration du cadre légal. Cet ouvrage sert également de guide pratique et de sonnette d'alarme.
Norassoba où Konfra Kalou venait de commencer sa carrière d'enseignant est un gros village bâti le long du majestueux fleuve Niger. Ses populations sont essentiellement paysannes. Elles mènent une vie de sagesse et d'entraide que viennent alimenter chaque année les rituelles cérémonies de pêche dans les mares sacrées et de travaux collectifs dans les champs. C'est une autre contrée, une autre vie que découvrait l'enfant des plateaux de Konfra, dans le Sèkè (canton de Siguiri) qui n'a aucun débouché sur le fleuve Niger "Djoliba" qui arrose le pays mandingue avec ses affluents. La vie de chevalerie et de discipline des Kolonkalankas, dominée par l'instinct grégaire, est caractéristique du vieux Manding et se confond surtout avec les us et coutumes de la célèbre contrée de Hamana qui, depuis la nuit des temps, partage avec Kolonkalan, la générosité du Niger, le traditionnel plat de to de manioc et la danse rituelle du doundoumba, la danse des hommes virils qui fait saillir les muscles et les nerfs, la danse qui atteste de l'excellente santé de l'homme d'Afrique. " En relatant la trajectoire de K. Kalou, jeune instituteur, en compagnie d'un garçon et d'une fille, Sory et Sadan de son village d'adoption, I. Kalil Keita livre le portrait de toute une région située sur les bords du Niger, durant les années soixante et soixante-dix. Ses traditions et ses fêtes, ses rites et ses règles sociales, sa cohésion et sa douceur de vivre... autant de sujets abordés au fil de cette oeuvre inclassable, à la confluence du roman, de la chronique et du document, qui chante, avec une émotion sensible, un monde qui peu à peu s'efface.
L'auteur relate les rites liés à la circoncision en pays malinké. Il retrace les péripéties de la préparation physique et mentale des jeunes garçons (bilakoro) à cette épreuve. Il parle de la dimension sociale et culturelle du Sôliba, qui est l'ultime danse avant le face-à-face entre le bilakoro et le maître circonciseur. Il parle de la circoncision comme d'un trait d'union entre la culture africaine et orientale, la tradition et la religion.