Tauba, juive de Bessarabie à Paris. Ma mère courage
Kehayan Nina
BORD DE L EAU
17,00 €
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EAN :9782356874375
Elle rêvait d'un ailleurs. À vingt-deux ans, Tauba, ma mère, quitte la Bessarabie pour fuir les pogroms et la pauvreté. Refusant l'univers trop étriqué de son pays natal, elle nourrit l'espoir d'accéder à une vie de dignité par-delà les frontières. Elle séjournera à Berlin en 1929, à Liège en 1930, et percevra avec angoisse les menaces qui pèsent sur l'Europe. Sa rencontre avec les militants de l'émigration juive communiste sera déterminante, de même que son expulsion de Belgique pour activités politiques. Paris l'émerveille, elle y pose son maigre bagage et se laisse entraîner dans la mouvance communiste aux côtés de Moysze, un Juif polonais rencontré en Belgique et avec qui elle fondera un foyer. La guerre en fait une clandestine et une résistante active dans les rangs de la Main d'?uvre Immigrée ( M.O.I.). Je suis entrée dans sa vie une fois passées les années de tumulte et d'horreur. Une fois passées, pour Tauba, les années de peur et de courage. Mais l'ai-je vraiment connue ? Quand je me remémore ma mère, il ne me reste que le fatras de ses souvenirs livrés pudiquement, au compte-goutte. Et mon imaginaire. Ai-je réinventé ma mère ?
Nombre de pages
181
Date de parution
18/03/2016
Poids
208g
Largeur
129mm
Plus d'informations
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EAN
9782356874375
Titre
Tauba, juive de Bessarabie à Paris. Ma mère courage
Auteur
Kehayan Nina
Editeur
BORD DE L EAU
Largeur
129
Poids
208
Date de parution
20160318
Nombre de pages
181,00 €
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On ne présente plus les célèbres Voyages de l'aubergine de Nina Kahayan et leurs 159 recettes. Best-seller de la collection "Cuisines migrantes", cet ouvrage est publié pour la première fois en édition de poche.
Résumé : Tarangog, Russie. Anton Ilitch s'éteint sous les yeux de sa fille, Varia. Celle-ci n'a plus de nouvelles de son frère Sergueï depuis sa fuite en Australie, à la poursuite de la musique et de l'amour. Sa soeur Liouba s'est elle aussi envolée pour vivre sa vie d'actrice et de femme dans cette France dont vient leur mère, enfermée dans le secret de son enfance. La mort de ce père incompris et mal-aimé va-t-elle leur donner l'occasion de se retrouver après tant d'années, et briser enfin les silences hérités de leurs parents ? Le portrait d'une famille blessée par l'Histoire et traversée par la perte, l'exil et la quête de compréhension, en un tableau profondément humain.
Nina et Jean Kehayan ont été interdits de séjour en URSS pendant dix ans après la publication de Rue du Prolétaire rouge. Leur témoignage sur deux années passées à Moscou avait suscité débats et polémiques, en particulier au sein du PCF dont ils étaient membres. En 1988, ils reçoivent enfin un visa et retournent régulièrement en Russie. En 1994 : ils acceptent l'invitation de passer l'été dans une isba du village de Lieskovo. Là, accueillis dans une famille amie, ils vont partager la vie de ceux qui hier encore s'appelaient des kolkhoziens. Ils en rapportent un livre inattendu qui, à travers les conversations, les rencontres, les promenades, les confidences, dresse le portrait d'un peuple désemparé par les récents bouleversements. Un peuple qui malgré tout retrouve les réflexes et la solidarité que l'histoire tumultueuse n'a pas entamés. La mémoire des babouchkas, les récits de l'ère stalinienne, des déportations, de la guerre. Et une pointe de nostalgie pour la Russie "d'avant". Confidences aussi de jeunes sans avenir, du président de l'ex-kolkhoze qui a perdu de sa morgue mais conservé ses pouvoirs. Etonnants dialogues avec un fougueux tractoriste, partisan de Jirinovski ; avec les femmes qui évoquent le soir sur les bancs les derniers épisodes de "Santa Barbara". Et les hommes qui boivent et boivent encore, et la statue de Lénine, et la vieille église de briques, rescapée des pioches révolutionnaires. Tout un monde, loin des villes, loin des gangs, raconte la vraie Russie d'aujourd'hui.
Les élections ne se gagnent plus dans les urnes, mais dans les flux d'informations qui façonnent nos opinions. Steve Bannon le conseiller de Trump (lors du 1er mandat) ne disait-il pas : "La véritable opposition, ce sont les médias. Et la façon de gérer ça, c'est d'inonder la zone de merde". Nous en sommes là. Chaque jour, des milliards de données sont analysées, triées, amplifiées ou invisibilisées par des algorithmes qui orientent le débat public sans que nous en ayons conscience. L'intelligence artificielle n'est plus seulement un outil : elle redessine les règles du jeu démocratique. Ce livre retrace l'ascension fulgurante de l'IA politique et montre comment la vérité elle-même devient une variable d'ajustement. Cette dérive qui partout met en exergue les "passions tristes" est-elle une fatalité ? Serions-nous condamnés à jamais aux vigueurs orientées des algorithmes ?
Pourquoi un Nouveau manifeste convivialiste ? Parce que, on le voit bien, les conflits qui embrasent désormais le monde, autant ou plus que des conflits économiques, sont des conflits identitaires. Chaque Etat, chaque culture, chaque religion, chaque genre, chaque individu veut être reconnu comme ayant plus ou au moins autant de valeur que les autres. Ces luttes de reconnaissance, par lesquelles chacun veut affirmer une valeur déniée ou retrouver une grandeur perdue (Make America, or Russia, or China etc. great again), sont en train de détruire tous les équilibres moraux et démocratiques hérités. Ils mènent le monde vers une nouvelle lutte de tous contre tous. Vers la barbarie. Le Nouveau Manifeste convivialiste qui, comme les précédents, va être traduit dans de nombreuses langues, se veut une contribution à la préparation d'un grand symposium qui réunira à l'Unesco une centaine de plus hautes autorités intellectuelles, morales et religieuses de notre temps à qui il sera demandé de dire ce qui est autorisé et ce qui est interdit aux humains alors que la survie même de l'humanité est maintenant en jeu.