Dès les premiers temps de l'Eglise, les Pères du désert avaient mis en garde leurs contemporains contre la tentation de l'acédie, cette tristesse négative qui conduit le chercheur de Dieu à se décourager. Aujourd'hui, cette tentation prend des formes nouvelles et nombreux sont les chrétiens qui connaissent des moments de découragement. Qu'ils soient prêtres ou consacrés, mais aussi laïcs, ils ne voient plus très bien le sens à donner à leur pratique religieuse et à leur activité chrétienne. Ils sont déçus par la difficulté de l'institution à se réformer. Ils éprouvent un vide spirituel et pour cette raison, relâchent leurs liens avec l'Eglise pour finalement prendre la décision de la quitter. Comment ne pas céder à cette tentation déprimante se demande le cardinal Walter Kasper ? En retournant tout simplement à l'Evangile. Car celui-ci est porteur d'un vrai message de joie, joie qui n'est pas seulement céleste. Apparentée à l'espérance, la joie est l'expression de la liberté chrétienne. Elle est pour le chrétien la manière de vaincre le monde, mais également une façon d'aborder les problèmes de l'Eglise avec justesse. Elle est le critère qui permet de vérifier si notre discours théologique sur Dieu et sur l'homme est adéquat. Ainsi, ce livre ne traite pas tant de la joie d'être chrétien ou d'appartenir à l'Eglise, mais plutôt de la joie de croire en l'Evangile. C'est celle-ci qui doit être offerte et largement partagée.
Nombre de pages
255
Date de parution
14/03/2019
Poids
330g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782706717710
Titre
LA JOIE DES CHRETIENS
Auteur
Kasper Walter ; Villedieu de Torcy Marie-Noëlle
Editeur
SALVATOR
Largeur
140
Poids
330
Date de parution
20190314
Nombre de pages
255,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Biographie de l'auteur Le Cardinal Walter Kasper est Président du Conseil Pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens depuis 2001. Théologien de renommée internationale, il a été pendant dix ans évêque de Rottenburg-Stuttgart (Allemagne), avant d'être appelé à Rome par Jean-Paul II pour se consacrer à la recherche de l'unité des chrétiens. Signalons, parmi ses nombreuses publications, La Foi au défi (Nouvelle Cité, 1989).
« Il y a vingt-cinq ans, mon ouvrage Le Dieu des chrétiens", cherchait à préciser ma position sur ce sujet. Sa formulation, intentionnellement polémique, était un plaidoyer en faveur d'une théologie théologique. Car, pour affirmer sa place bien particulière et se faire entendre au milieu du brouhaha du marché du sens, elle doit commencer par savoir elle-même ce qu'elle est. Elle ne peut garantir son authenticité que si elle reste indéfectiblement théologie, autrement dit discours sur Dieu, et donc si l'Église et sa parole évitent de glisser dans une éthique moralisante. Ainsi que le suggère le titre d'un ouvrage du cardinal Lehmann, il est donc temps de parler de Dieu... Il est aujourd'hui de notre devoir de faire preuve de la même pénétration intellectuelle que celle dont Augustin fit jadis génialement preuve. Paradigme, grammatique et somme de la théologie, la doctrine trinitaire est à l'aube d'un renouveau plein d'espérance, et elle représente de ce fait un défi non encore résolu. Cette nouvelle édition du "Dieu des chrétiens" me fait espérer que, dans une situation totalement autre, mon livre pourra encore servir de manuel de formation et qu'il constituera une invitation à reprendre à neuf et à repenser avec force la question de Dieu, donc à mieux comprendre la bonne nouvelle du Dieu vivant, du Dieu qui est amour et qui nous confère force et lumière sur notre route. » [Cardinal Walter Kasper]"
Lors de l'ouverture du consistoire des cardinaux sur la famille, le 20 février 2014, le cardinal Walter Kasper a esquissé les grandes lignes de la réadmission des divorcés-remariés à la communion. Reconnaissant l'ampleur des divorces, mais aussi "l'abîme qui s'est créé entre la doctrine de l'Eglise sur le mariage et la famille et les convictions vécues de nombreux chrétiens", il appelle l'Eglise à se garder d'une "image romantique irréaliste" du mariage. Sa conviction : "Dieu peut écrire droit aussi avec des lignes courbes". Fort de ce constat, le théologien invite l'Eglise catholique à un véritable "changement de paradigme" : "Nous devons, comme l'a fait le bon samaritain, considérer la situation aussi sous l'angle de celui qui souffre et demande de l'aide". Pour autant, il ne s'agit pas d'atténuer l'exigence évangélique. Comment, alors, articuler fidélité à la tradition et miséricorde à l'égard de ceux qui souffrent ? Dans cette intervention - qui n'a pas fait l'unanimité parmi les cardinaux -, Walter Kasper met en oeuvre, de manière originale, la méthode herméneutique déployée par le concile Vatican II pour les questions, à l'époque très épineuses, de l'?cuménisme ou de la liberté de religion. Partant de ce paradoxe - ce qui doit donner de la lumière et de la force aux familles est devenu un poids, un "code juridique" -, il revisite la tradition des premiers siècles du christianisme pour "revenir à la source d'où a jailli la doctrine". De quoi annoncer un mini Vatican II sur la famille. Le pape François, au lendemain de cette intervention, a salué cette "pensée sereine de la théologie", et dans son homélie à Sainte-Marthe, il invitait les pasteurs à se méfier de la casuistique et à ne pas condamner ceux qui font l'expérience de l'échec de leur couple...
Le désir d'être humble ! Voilà ce qui taraude Benoît Standaert depuis son plus jeune âge. A partir d'août 2007, ce moine bénédictin, devenu ermite, a relevé dans les pages d'un cahier ses expériences et ses réflexions pour approfondir sa quête. Dans le sillage des Pères du désert ou des mystiques flamands Ruysbroeck et Dom André Louf, ce moine d'aujourd'hui rappelle que le secret de la foi, de la joie chrétienne, n'a qu'un nom : l'humilité. C'est par l'humilité qu'on devient pauvre de coeur et c'est par l'humilité que l'Evangile vaincra toutes les résistances, à commencer par les nôtres ! Un plaidoyer remarquable pour un christianisme humble.
Discours au Parlement européen et au Conseil de l'Europe (Strasbourg, 2014) ; à la réception du Prix Charlemagne (Vatican, 2016) ; aux chefs d'état et de gouvernement de l'Union européenne (Vatican, 2017) ; aux participants à la conférence "(Re)Thinking Europe" (Vatican, 2017). Préface du cardinal Pietro Parolin, secrétaire d'Etat du Saint-Siège.
Terre inconnue dans laquelle nous pénétrons lentement, âpre pays à traverser et à conquérir, la vieillesse a ses grandes ombres, ses embûches et ses fragilités, mais ne doit pas être séparée de la vie : elle fait partie du chemin de l'existence, avec ses propres atouts. La vieillesse est un art de vivre que nous pouvons bâtir, jour après jour, en s'appuyant sur notre conscience, nos choix, la qualité de nos relations avec les autres, et jamais sans les autres. Elle nous prépare, peu à peu, à accepter l'inachevé, à relâcher le contrôle que nous avons sur le monde et sur les choses. Dans l'inexorable face-à-face avec le corps qui progressivement nous trahit, Enzo Bianchi invite chacun de nous à accueillir cette étape, sans jamais considérer l'avenir avec une nostalgie mélancolique, mais en y trouvant au contraire l'occasion précieuse d'un acte généreux de confiance envers les nouvelles générations.