L'impossible métaphysique. Est-elle vraiment jugée impossible ? Ne l'admet-on pas en fin de compte, d'une manière ou d'une autre, comme une croyance ou un succédané de la poésie sinon de la science ? Même Hume affectait de ne condamner que "la fausse métaphysique adultérée" . C'est exact. Car on ne tient pour impossible que la métaphysique-savoir. Or c'est elle précisément que l'auteur esquisse dans la seconde partie de son essai, après avoir discuté dans la première ; les objections soulevées contre elles depuis Hume. II en a trouvé les principes dans les écrits de Thomas d'Aquin, mais il la traite de manière totalement détachée de ceuxci et surtout de leur contenu théologique. Il cherche à saisir le mouvement propre de la réflexion métaphysique et s'emploie à mettre en évidence son côté méthodologique, n'hésitant pas à demander service à la logique contemporaine. Quoique inspirée par un philosophe du XIIIe siècle - il est vrai qu'on a jamais cessé de s'intéresser à lui - la pensée de l'auteur, en dépit de son contenu traditionnel, est au fond aussi originale dans son articulation que dans son allure méthodologique. G. KALINOWSKI, né en 1916 en Pologne, après quinze ans d'enseignement aux facultés catholiques de philosophie d'abord à Lublin, ensuite à Lyon, est entré, en 1961, au CNRS où il poursuit, comme directeur de recherche, ses travaux de philosophie et de logique. L'un des trois initiateurs de la logique déontique (les deux autres sont G. H. von Wright et O. Becker), il est l'auteur d'une dizaine d'ouvrages, en partie traduits en langues étrangères, et d'un très grand nombre d'articles parus dans les revues françaises ou étrangères.
Nombre de pages
256
Date de parution
01/04/1981
Poids
324g
Largeur
136mm
Plus d'informations
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EAN
9782701010274
Titre
L'impossible métaphysique
Auteur
Kalinowski Georges
Editeur
BEAUCHESNE
Largeur
136
Poids
324
Date de parution
19810401
Nombre de pages
256,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Modèle de la structure de toute science, la logique déductive permet l'étude du système des normes juridiques, dès lors que la spécificité de celui-ci est respectée. Dans la ligne de l'école de Varsovie, cette étude montre comment certaines thèses du calcul propositionnel ainsi que des thèses du calcul des prédicats constituent les fondements logiques de la logique des normes.
Fruit du compromis social-démocrate face au capitalisme industriel du XXe siècle, le modèle suédois a façonné durablement l'économie et la société du pays. Il a offert une alternative à la stratégie libérale en misant sur le dialogue social, l'égalité des conditions et la sécurisation des parcours individuels pour installer une économie dynamique et solidaire. Cette conception humaniste et responsable de la société, mise au défi de l'épreuve du temps, pourrait constituer aujourd'hui une source précieuse d'inspiration pour affronter les défis écologiques actuels. Bien souvent, la pensée écologique reste trop enfermée dans une vision idéalisée des sociétés locales et trop attachée à une définition de la confiance reposant sur les liens de proximité. Elle aurait sans doute tout à gagner en puisant dans l'histoire du modèle suédois les outils pour définir un État-providence écologique. En croisant ces deux traditions, l'écologie définissant les objectifs de long terme tandis que la social-démocratie fournirait des éléments pour y répondre, il en sort un " programme " qui, sans nier les difficultés liées à une telle réorientation, affirme que la réduction des inégalités, la confiance dans les institutions et la mobilité sociale augmentent la capacité de nos démocraties à évoluer vers des sociétés justes et durables.
Kalinowski Isabelle ; Yacine Tassadit ; Martin Pas
« S'il ne fait aucun doute que des révoltes ont existé, ce qui appelle manifestement une explication, c'est plutôt le fait qu'elles n'aient pas été beaucoup plus fréquentes. » Cette remarque de Max Weber ? tirée d'Hindouisme et bouddhisme où elle est appliquée aux castes « impures » et à leur rapport avec le système social hindou ? pose le problème que traitent, chacun à leur façon, les articles rassemblés dans ce numéro. Une première réflexion sur la « Joie de servir » avait été amorcée dans un colloque organisé à l'École normale supérieure les 20 et 21 mai 2005, à l'initiative d'Isabelle Kalinowski et Gérard Rimbert. Certaines contributions sont présentées ici ; à côté d'autres articles venus relancer par la suite la réflexion sur ce thème qui ne cesse de nous résister.
Dans l'Eglise du Moyen Age central, l'inspiration charismatique n'est pas antinomique de la bureaucratisation : elle en est la condition nécessaire. C'est ce que montre cette étude des mobilisations ecclésiologiques de la référence à l'Esprit. Loin d'oublier l'Esprit dans la routine d'une bureaucratie sans âme, les agents de l'institution de l'appareil ecclésial sont les premiers à y faire référence pour opérer, à partir du milieu du XIe siècle, une centralisation pontificale des différentes tendances réformatrices. La monopolisation pontificale de la référence légitime à l'Esprit permet à la fois d'affirmer l'autonomie - la théonomie - de l'appareil ecclésial et d'en suspendre les règles ordinaires. L'appropriation de ce discours ecclésiologique par les chroniqueurs et réformateurs du XIIe siècle va conduire à une nouvelle perception de l'histoire, fondée sur l'idée d'un progrès inspiré et mené par des hommes spirituels. Moines charismatiques et administrateurs peuvent ainsi s'associer autour du fragile malentendu d'une institution spirituelle. Lorsque celui-ci se délite, les discours prophétiques en font l'aune à laquelle juger le présent ou un projet d'avenir. Au cours des XIIIe et XIVe siècles, ce modèle d'une bureaucratie charismatique se dissocie en conceptions antagonistes de la référence à l'Esprit : un usage intégré dans les rouages de l'administration, qui n'apparaît explicitement que dans les périodes de crise, et une référence de plus en plus eschatologique visant à condamner tous ceux qui persécutent les "spirituels".
Scolastique : dérisoire ou sérieuse ? Savante ou bornée ? Ratiocination ou perfection rationnelle de l'investigation universelle ? Virtuosité intellectuelle ou figement formel ? Peu de mots, assurément, résonnent de manière aussi contradictoire dans notre chambre cognitive. Faut-il s'en étonner ? La scolastique, avec le Sic et non d'Abélard au XIIe siècle, se construit sur l'exploration inextinguible de la contradiction. Elle progresse vers la vérité grâce au kaléidoscope des possibles logiques. En son âge d'or, du XIIIe au XVe siècle, auxquels est consacré ce volume, elle ne structure pas seulement la pensée des intellectuels. Imprimant sa forme et ses processus heuristiques à la littérature - latine ou romane - qu'elle érige en son extension, elle trouve en celle-ci non seulement un réceptacle et un lieu de diffusion, mais un révélateur. Codifiée mais libre comme une forme fixe, elle est littérature à part entière, partageant avec elle les ambitions et les modalités protéiformes d'une architectonique savante dévouée à l'éveil de l'esprit. Les vingt-quatre contributions ici réunies sondent la manière dont la littérature médiévale, tirant partie de sa propre diversité, sérieuse, comique, savante, ambiguë ou critique, s'est emparée de la scolastique pour faire d'un phénomène social qui aurait pu devenir un puissant outil de contrôle, un formidable moteur d'émancipation individuelle.
Une exclamation d'Origène (empruntée à Jérémie) : Tu m'as trompé, Seigneur ! Une autre de saint Anselme : Seigneur, je cherche ton visage ! L'une et l'autre nous a paru valoir d'être scrutée, comme introduisant à une demarche de pensée qui caractérise chacun de ces deux grands esprits, et plus encore au mouvement foncier de leur âme. Deux exemples, propres à faire voir, à travers les différences de deux époques aussi bien que de deux individualités, une parenté plus essentielle. Et nous encore, "nous sommes de leur race" . Tous ceux que nourrit de sa substance indéfiniment féconde une même grande tradition, sont frères. Pour compléter ce sentiment de l'unité dans un incessant pluralisme, nous avons cru pouvoir proposer un troisième exemple, pris à notre siècle même, celui du débat qui fut institué, au cours des années trente, sur les rapports de la foi chrétienne, et de la philosophie. Le lecteur verra de lui-même, sans qu'il soit besoin d'instituer parallèles ou contrastes, combien les questions qui agitaient ce débat sont encore aujourd'hui les nôtres.
En octobre 1703, Claude Poullart des Places, un jeune Rennais, arrive à Paris sans autre intention que de faire sa théologie au collège Louis le Grand. Un an plus tard, simple tonsuré, il fonde un séminaire pour les pauvres écoliers, ces aspirants au sacerdoce dont la misère, par ses conséquences, est la plaie majeure de l'Eglise de France. Il assure à ses élèves une longue et solide formation théologique et sait leur communiquer sa mystique de pauvreté et sa hantise des âmes abandonnées. Il meurt en 1709, prêtre depuis moins de deux ans. Il laisse soixante-dix séminaristes et une petite équipe de directeurs, noyau de cette congrégation du Saint-Esprit qui compte aujourd'hui 4 000 religieux. La Compagnie de Marie de son ami Grignion de Montfort ne voit le jour et ne survit jusqu'à la Révolution que grâce à son affiliation à la congrégation du Saint-Esprit ; pendant près d'un siècle et demi, ses membres se font appeler Prêtres missionnaires du Saint-Esprit. Quant aux Filles du Saint-Esprit, la plus florissante des congrégations bretonnes, elle doit son existence à l'un des premiers disciples de Poullart des Places qui leur forma un règlement sur le modèle de celui qui s'observait au Séminaire du Saint-Esprit. Poullart des Places est le plus jeune fondateur d'ordre et aussi celui qui disposa du délai le plus court pour consolider son oeuvre. Son histoire était une énigme que, grâce aux archives de l' Aa, une congrégation secrète de piété, Joseph Michel réussit à élucider. La cause de canonisation de Poullart des Places a été introduite en 1989.