Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse. Tome 1, Le déclenchement de la guerre
Kagan Donald ; Hasnaoui Alexandre
BELLES LETTRES
37,50 €
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EAN :9782251449807
Premier d'une série de quatre ouvrages consacrés à l'histoire de la guerre du Péloponnèse (431-404 av. J. -C.), ce livre étudie les causes du conflit et prend le contre-pied de la thèse de Thucydide. Dans les cinq parties qui composent l'ouvrage, Donald Kagan examine le fonctionnement institutionnel et informel des systèmes d'alliance en place et retrace l'histoire de la constitution de l'alliance spartiate et de la ligue de Délos (1). Puis, il restitue le contexte troublé du milieu du ve siècle en rappelant les événements de ce qu'on a appelé la "première guerre du Péloponnèse" (vers 460-445) et de la paix de Trente Ans (2 et 3), jusqu'aux trois crises de l'année 433 (l'affrontement entre Corcyre et Corinthe autour d'Epidamne, le siège de Potidée, le "décret de Mégare") qui allaient précipiter les deux blocs dans la guerre (4). Une série de conclusions (5) examinent et critiquent les différentes thèses sur les causes du conflit, et notamment celles de Thucydide sur "la cause la plus vraie" , sur la responsabilité de Périclès et sur l'inéluctabilité de la guerre. Restituant, à chaque fois que les témoignages littéraires et épigraphiques le permettent, le lien entre les affaires intérieures, l'organisation constitutionnelle et la politique étrangère des cités concernées, Donald Kagan examine à nouveaux frais la question des origines et des causes de la guerre du Péloponnèse en se concentrant sur cette question : la guerre était-elle inévitable ? Thucydide pensait qu'elle l'était. L'organisation argumentative, les antilogies, le choix et l'ordre d'exposition des discours rapportés, les éléments passés sous silence et la construction narrative, tout dans le texte de Thucydide est fait pour ne laisser aucune alternative à la guerre et nous convaincre de son inéluctabilité "à partir du moment où on avait permis à l'empire athénien d'exister" . Kagan pense que le conflit n'était pas inévitable et sa démonstration fait de ce grand livre d'histoire un manuel de sciences politiques : il contribue à éduquer et à aiguiser notre regard pour lui apprendre à discerner toutes les voies, toutes les bifurcations, toutes les possibilités qui permettent à des sociétés différentes, concurrentes, voire rivales, de rester dans la politique et d'éviter d'avoir à la continuer "par d'autres moyens" .
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Nombre de pages
512
Date de parution
22/11/2019
Poids
674g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782251449807
Titre
Nouvelle histoire de la guerre du Péloponnèse. Tome 1, Le déclenchement de la guerre
Auteur
Kagan Donald ; Hasnaoui Alexandre
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
150
Poids
674
Date de parution
20191122
Nombre de pages
512,00 €
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Voltaire classait l?Athènes de Périclès parmi « les quatre âges heureux » qui sont « l?exemple de lapostérité », à côté de la Rome de César et d?Auguste, l?Italie du Quattrocento et la France de LouisXIV. Sous l?autorité du stratège grec, réélu quatorze fois d?affilée, la démocratie a en effet atteint au Ve siècle avant notre ère son plus haut point d?épanouissement. Les arts ont fleuri en littérature(Sophocle, Euripide, Eschyle?), en architecture comme en sculpture (Le Parthénon, l?Odéon?). Les activités intellectuelles, philosophie, sciences, recherche historique, ont prospéré comme jamais. De ces accomplissements, Périclès fut le principal artisan: homme d?état, soldat, diplomate,éducateur et visionnaire, il aspira pour ses concitoyens à une Athènes capable d?atteindre par sagloire à l?immortalité. Les défis qu?il affronta sont, dans une large mesure, ceux du XXIe siècle: les difficultés de la démocratie directe, le sens réel des concepts d? « égalité » et de « justice », l?équilibre entre l?individualisme et le dévouement civique, les atouts et les périls de l?impérialisme? Périclès est le modèle par excellence de l?homme d?Etat démocratique, un modèle aussi valable pour notre temps qu?il fut contesté par ses contemporains.
C'est Thucydide qui constitue les événements connus sous le nom de "guerre du Péloponnèse" comme un seul ensemble, une seule guerre. Comme l'a montré Donald Kagan dans le premier volume de sa tétralogie, il le fait au prix d'une réduction étiologique qui lui permet de transformer son étude des causes de l'affrontement d'Athènes et de Sparte en une téléologie unificatrice. Il n'en reste pas moins qu'on distingue traditionnellement quatre grandes phases dans l'ensemble ainsi délimité par Thucydide : un premier conflit de dix ans (431-421), objet du présent ouvrage, la "guerre d'Archidamos" , auquel vint mettre un terme un traité de paix qui ne fut pas respecté : la paix de Nicias (421-416). Cette deuxième période, troublée, qui vit la conclusion de nouvelles alliances et l'irruption de nouveaux acteurs, fut marquée par un affrontement majeur, la bataille de Mantinée (418). L'expédition de Sicile (416-413), qui domina la troisième phase, vint clarifier la situation : elle obligea Athènes, pour complaire à ses alliés qui combattaient à ses côtés en Sicile, à attaquer des cités côtières du Péloponnèse, ce qui constituait une violation franche du traité conclu en 421 et relança officiellement les hostilités entre Athènes et Sparte. La destruction de la flotte et du corps expéditionnaire athéniens en Sicile en 413 ouvre la quatrième et dernière période de la guerre, une décennie marquée par le délitement de l'empire athénien et qui aboutit au siège et à la capitulation d'Athènes en 404. Les premières années de la guerre virent s'affronter, de façon quasiment pure, deux stratégies radicalement opposées. Toutefois, des deux côtés, ces stratégies initiales trouvèrent rapidement leur limite. C'est en rompant progressivement puis franchement avec elles et en déplaçant le conflit sur des fronts secondaires, que les successeurs de Périclès et d'Archidamos firent évoluer la situation. En opérant des rapprochements avec l'histoire militaire moderne et contemporaine, en portant une grande attention à la vie politique intérieure d'Athènes et de Sparte, en utilisant à bon escient les outils de l'histoire contrefactuelle, Donald Kagan poursuit sa lecture critique de Thucydide et livre des analyses d'une grande intelligence aussi bien des stratégies générales de chaque camp que des tactiques mises en oeuvre dans chaque bataille.
Quelques jours avant la naissance de Périclès, sa mère Agaristè rêva, dit-on, qu'elle enfantait un lion. Et de fait, cet enfant brillant, élève des philosophes, s'avéra très tôt un politique exceptionnel. Parvenu au pouvoir moins de vingt ans après la fin des guerres médiques. il se maintint comme le "premier des Athéniens" jusqu'à sa mort, victime de la peste, en 429 avant notre ère. Sous sa direction, la cité de l'Attique connut une prospérité et une expansion sans précédent. La ligue de Délos, alliance dirigée contre les Perses, devint un véritable empire de la mer, régnant sans partage sur l'Egée et ses abords. La démocratie, cette invention alors récente des Grecs, atteignit son plus haut point d'extension et d'épanouissement, traduit par une exceptionnelle floraison artistique (le Parthénon, les Propylées, l'Odéon...) et littéraire (Sophocle, Euripide, Thucydide, Hérodote...). De ces accomplissements, Périclès fut le principal artisan: homme d'Etat, soldat, diplomate, éducateur et visionnaire, il aspira pour ses concitoyens à une vision d'une grandeur inégalée, celle d'une Athènes intégralement guidée par la raison, capable d'atteindre par sa gloire à l'immortalité. Les défis qu'il affronta sont, dans une large mesure, ceux du XXIe siècle: les difficultés de la démocratie directe, le sens réel des concepts d'"égalité" et de "justice", l'équilibre entre l'individualisme et le dévouement civique, les atouts et les périls de l'impérialisme... Périclès est le modèle par excellence de l'homme d'Etat démocratique, un modèle aussi valable pour notre temps qu'il fut contesté par ses contemporains. Vingt-cinq siècles plus tard, nous demeurons dans son ombre. Biographie: Donald Kagan, professeur d'histoire ancienne à l'université de Yale, est l'un des maîtres anglo-saxons de l'histoire grecque. Il a consacré des ouvrages de référence à la pensée politique grecque, aux origines de la guerre, à l'héritage de l'Occident et, sur les traces de son prédécesseur Thucydide, à la guerre du Péloponnèse.
Dans ce troisième volume de sa Nouvelle Histoire de la guerre du Péloponnèse, Donald Kagan étudie les événements qui vont de la signature, en 421, du traité connu sous le nom de "paix de Nicias" à la destruction de la flotte et du corps expéditionnaire athéniens en Sicile en 413. A peine signée, la paix de Nicias ne tarda pas à se désagréger au gré des violations commises de part et d'autre, des retournements d'alliances, de l'intervention de nouveaux acteurs et de l'affrontement de deux lignes politiques antagonistes tant à Athènes qu'à Sparte. Les tensions entre les différents camps culminèrent dans un affrontement majeur, la bataille de Mantinée, en 418. La victoire que remporta alors Sparte lui permit de rétablir sa réputation et son autorité sur le Péloponnèse ; elle vint également porter un coup fatal aux ambitions hégémoniques des démocraties grecques emmenées par Athènes. L'expédition de Sicile, dont les préparatifs commencèrent en 416, débuta elle aussi sous les pires auspices. Elle était entachée d'un défaut funeste : celui qui l'avait conçue et qui en avait été l'avocat, Alcibiade, passa rapidement à l'ennemi ; de surcroît, celui qui la dirigeait effectivement, Nicias, y était fondamentalement hostile. Arrivé en Sicile, le corps expéditionnaire athénien se heurta rapidement à des difficultés. Il commit une série d'erreurs stratégiques et tactiques qui s'avérèrent fatales après l'arrivée du général spartiate Gylippe, qui sut galvaniser et réorganiser les troupes syracusaines et les mener à une victoire totale sur Athènes et ses alliés. Pour Athènes, ce fut un désastre qui marqua véritablement le début de la fin. Prenant comme fil conducteur l'examen critique de deux thèses de Thucydide sur l'expédition de Sicile et sur la carrière de Nicias, Kagan analyse dans le détail les stratégies et les tactiques, les enjeux diplomatiques et la vie politique intérieure d'Athènes et de Sparte. La relation de l'expédition de Sicile par Thucydide est considérée comme un chef-d'oeuvre historiographique et littéraire. Dans des pages finales brillantes, Kagan montre que c'est dans le texte même de Thucydide qu'on peut trouver de quoi construire un autre récit et contredire ses thèses. En ce sens, on pourrait dire que Thucydide est certes une source à lire de façon critique (et le travail de Kagan est une déconstruction méthodique des grandes thèses de l'historien grec), mais qu'en laissant dans son texte de quoi tirer d'autres conclusions que les siennes, il mérite aussi d'être considéré par les historiens contemporains comme "un collègue" , en ce qu'il reconnaît, dans sa pratique, que le récit historique est une construction et son propre discours, un point de vue.
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.
This work, which is included in the new "Guides des civilisations" series, does not claim to be exhaustive ; it simply attempts to convey the most characteristic aspects of a civilization from which we have inherited most of our philosophical concepts, our literary and artistic heritage, and our vocabulary. What do we know about the Greeks - their cities,their ideals, or their lives ? What can we learn from the Nike of Samothrace or the Venus de Milo ? The primary purpose of this book is to refine ourpartial and fragmented perceptions, to avoid preconceived notions, and to help us to understand a civilization whose criteria are so foreign to us and yet which are still such an intimate part of our lives. Only part of the History of Ancient Greece is depicted in this book : the period ranging from its birth up to the death of Alexander the Great (323 B.C.). This distinction from the following period - that of "Hellenistic" Greece - is amply justified from a political, social, religious, moral and artistic point of view.Anne-Marie Buttin, whose agrégation degree is in Classical Literature, formerly taught preparatory classes for the grandes écoles.Table des matières : I. L'HISTOIREÉpoque préhistoriqueÉpoque mycénienneÉpoque géométriqueÉpoque archaïqueÉpoque classiqueChronologie fondamentaleII. ATHÈNES, LES CITÉS ET LES COLONIESAthènesAutres citésColoniesIII. L?ORGANISATION POLITIQUE ET SOCIALELes classes socialesLes institutions et l?exercice du pouvoir à AthènesLa justiceLes financesLe pouvoir militaireIV. LA VIE ÉCONOMIQUEAgricultureIndustrieCommerceMesure et poidsMonnaiesV. LE TEMPSCalendrierMesure du tempsJournée du citoyenÂges de la vieRites de passage VI. LA RELIGIONReligionCultes publicsCultes privésCultes à mystèresDivinationFêtesPrincipaux dieuxMythologiePrêtreTempleThéâtreVII. LA LITTÉRATURELangue grecqueGenres littérairesPhilosophieQuelques auteursVIII. LES ARTSArchitectureSculpturePeintureMusique et danseIX. LES LOISIRSJeux publicsJeux privésBainsVoyagesChasse et pêcheRepasX. LA VIE PRIVÉENomsHabitationsFamille, femme, enfantSexualitéSanté et médecineÉducation et écoleCostumes et paruresNotes Biographiques : Jean-Noël Robert, latiniste et historien de Rome, a publié aux éditions Les Belles Lettres une quinzaine d'ouvrages sur l'histoire des mentalités dans l'Antiquité romaine, parmi lesquels Les Plaisirs à Rome (1986, nlle édition 2005), Rome la gloire et la liberté (2008), Les Romains et la mode (2011) ou L'Empire des loisirs (Signet, 2011). Il dirige en outre la collection « Realia » et celle des « Guides Belles lettres des civilisations » dans laquelle il a signé deux volumes, Rome et Les Étrusques.
Aujourd'hui encore, l'or des Incas, les ruines mystérieuses de leurs cités et le mythe d'un empire juste et bienveillant nourrissent le rêve des voyageurs. Aux alentours de 1400 de notre ère, alors que la partie andine de l'Amérique du Sud est morcelée en de multiples royaumes et seigneuries, un petit peuple montagnard, les Incas, se lance dans une suite de conquêtes qui l'amène à constituer rapidement le plus grand État jamais connu dans l'Amérique précolombienne. L'empire inca représente l'étape ultime du développement d'une civilisation très ancienne, celle du Pérou antique, que son isolement, jusqu'à la conquête espagnole, a rendue particulièrement originale. Leur conception pratique permet à chacun de les utiliser de trois façons: soit les lire en suivant, comme un livre traditionnel, pour découvrir les divers aspects de la civilisation présentée, soit recourir directement à l'une des rubriques qui composent chaque chapitre grâce à une table des matières très détaillée, soit encore se servir directement de l'index très fourni afin de trouver rapidement une information précise. Les cartes, tableaux, schémas, permettent, en outre, d'aller à l'essentiel. Et une bibliographie choisie et récente offre à qui le souhaite d'amorcer une recherche plus approfondie.