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Demain sera à l'Afrique
Kaffo Fokou Roger
L'HARMATTAN
27,00 €
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EAN :9782296073395
Le développement est avant tout un problème de civilisation. C'est pourquoi le développement de l'Afrique nous impose une réflexion profonde sur la civilisation africaine, dans ce qu "elle a de fondamental. Qui sommes-nous? D'où venons-nous? Si l'on n'a de cesse de nous mystifier sur les réponses à ces questions, c"est qu "elles peuvent être essentielles." Connais-toi toi-même ", disait déjà le sage de l'Antiquité. cheikh anta diop l'avait parfaitement compris en son temps et a abattu dans ce cadre un travail immense. Il faut cependant continuer à creuser, à diffuser, et nous ne le faisons pas. Eblouis par les lustres du mode de développement en vigueur, nous n'arrivons pas à détourner un instant le regard, la pensée, pour envisager notre développement en fonction de ce que nous devons être, en fonction de notre civilisation. Le plus tragique, c'est que nous trouvons toujours une justification apparemment convaincante à notre démission: nous sommes pauvres, nous n'avons pas de moyens..." Quand la main est faible, l'esprit court de grands risques ". Ainsi, il ne nous reste plus qu'à attendre le jour où, grâce à l'aide et à la compréhension internationales, nous aurons assez de moyens pour nous mettre à l'ouvrage. Quand la réflexion est ainsi faussée à la base, la rigueur du raisonnement ne peut guère en sauver le résultat. L'afropessimisme trouve ses racines les plus profondes dans ce type de démarche. Il faut donc tout reprendre à zéro. Biographie de l'auteur Roger kaffo fokou est né un 3 octobre 1961 à Douala, au Cameroun. Il a suivi des études supérieures en F.L.S.H. à l'université de Yaoundé, y a obtenu une licence en Lettres modernes françaises avant de valider une maîtrise en Littérature africaine à l'université de dschang. Enseignant du secondaire, il y découvre un monde à la dérive et se lance dans le syndicalisme- ce qui l'amène à suivre une formations en droit à la f.S.J.P. de l'université de dschang et en management à l'international university of bomenda. IL dirige depuis 4 ans la syndicat national autonome de l'enseignement secondaire (snaes)."
Nombre de pages
272
Date de parution
14/01/2009
Poids
290g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296073395
Titre
Demain sera à l'Afrique
Auteur
Kaffo Fokou Roger
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
290
Date de parution
20090114
Nombre de pages
272,00 €
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Au seuil de ce millénaire, l'on s'est avisé, sous la pression des Organisations Internationales (UNESCO, UNICEF, PNUD, FNUAP) et des ONG que 113 millions d'enfants de par le monde n'avaient accès à aucune espèce d'éducation, que 880 millions d'adultes étaient analphabètes. Pourtant la conférence mondiale sur l'éducation tenue à Jomtien en Thaïlande en 1990 reconnaissait déjà le rôle décisif de l'éducation dans l'autonomisation des individus et la transformation des sociétés. L'EPT (Éducation Pour Tous) est alors devenue un des objectifs du millénaire pour le développement. 18 ans après Jomtien et 8 ans après les engagements pris par les Etats à Dakar, le bilan reste largement contrasté, surtout en Afrique subsaharienne. Par-delà certaines statistiques officielles qui ont permis de dire que "des progrès ont été accomplis ces dix dernières années", la réalité sur le terrain est souvent bouleversante, comme l'on peut le constater en s'appuyant ici sur le cas concret du Cameroun: absence d'objectifs propres et d'ambition de la part des Etats, rétrécissement constant de l'accès à l'éducation, précarisation du statut des enseignants, dégradation continue de la qualité de l'éducation, etc. Et pourtant seule une éducation de qualité accessible à tous permettra de lutter efficacement contre la pauvreté en Afrique comme cela se fait ailleurs. A condition que nous admettions que ce que nous faisons maintenant est suicidaire et doit être revu profondément, courageusement. Biographie de l'auteur Roger Kaffo Fokou est né en 1961 au Cameroun. Enseignant de lettres depuis 1983, il s'engage dans l'action syndicale en 1993 et prend la direction du SNAES (Syndicat National Autonome de l'Enseignement Secondaire) en 2004 en qualité de Secrétaire Général de cette organisation.
Comment sera le Cameroun de demain ? Au moment où la question de l'après Biya devient un sujet de débat de plus en plus public, cette interrogation suscite à la fois espoir et inquiétude. Même si le mot clé reste aujourd'hui comme en 1990 " changement ", l'on se doit toutefois de lui donner un contenu. Parce que changer le Cameroun ne peut pas se résumer à changer les hommes qui le gouvernent, même s'ils sont restés les mêmes ou presque depuis 1957. Les urgences de l'heure, au-delà du vieillissement de la classe politique, englobent la mondialisation, la contestation du leadership mondial par de nouveaux pays dits émergents et, chez nous, le chômage, la misère de masse, la maladie, les déchirements ethniques. Cinquante ans après les " indépendances ", nous avons conservé, pour conduire les affaires de notre pays, le pacte colonial habillé aux couleurs de la néocolonie. Le moment est venu de liquider tout ce passé pour bâtir un Cameroun nouveau. Quel contenu allons-nous donner au pacte républicain que nous, Camerounais, allons devoir fonder si nous voulons toujours faire route ensemble ? Il devra aborder sérieusement les questions de cohabitation, souveraineté et gouvernance dans la perspective du développement.
En ce début du XXIe siècle, le néolibéralisme occidental joue son leadership mondial face à des puissances dites émergentes : Chine, Inde, Brésil...Tandis que d'un côté s'accumulent les fonds souverains, de l'autre se creuse le fossé de la dette souveraine. Les raisons profondes de ce paradoxe sont connues et l'on peut les retracer depuis l'antiquité et le Moyen-âge à travers l'histoire de l'évolution de l'ordre marchand occidental. Pour l'Amérique la plus conservatrice actuelle cependant, les ennemis de l'Occident chrétien et capitaliste ont surtout les visages de l'islamisme radical et de la Chine considérée comme toujours communiste. Le premier adversaire du capitalisme occidental ne se trouve-t-il pas pourtant en son propre sein, tapi dans les excès de sa tendance ultralibérale ? Quelles chances aura le discours ci-dessus auprès des gurus de Wall Street, de la City et de Bretton Woods ? Leurs idéologues, exonérant les responsabilités internes, semblent privilégier pour l'instant la thèse d'un conflit civilisationnel. Tandis que la colère des masses spoliées enfle et menace de basculer les sociétés dans la violence et le chaos, c'est tout juste si le capitalisme établi consent en Occident de petites réformettes. Ce n'est pourtant pas cela qui mettra fin à la crise actuelle qui est loin d'être terminée quoiqu'on en dise. Depuis deux siècles, la mondialisation libérale fait des victimes par centaines de millions partout dans la périphérie ; elle touche de plus en plus aujourd'hui les masses du centre. Comment combattre de tels excès sans comprendre le système qui les génère? Comment sortir du manichéisme qui veut que quiconque critique l'ultralibéralisme ne soit qu'un dangereux socialiste ? Comment faire passer l'idée simple que les idéologies ne sont que des outils entre les mains de groupes organisés - religieux, chefs de guerre et marchands - pour empêcher les travailleurs de jouir concrètement des deux valeurs centrales d'une démocratie véritable, la liberté et l'égalité ?
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Cet ouvrage aborde un sujet crucial pour les économies modernes à une époque où les échanges commerciaux internationaux se multiplient et où les frontières économiques deviennent de plus en plus pénétrables. Le texte met en lumière les enjeux complexes de la régularisation du commerce mondial, tout en proposant des pistes de réflexion pour adapter les pratiques douanières à ces nouvelles réalités. La réflexion de l'auteur est profonde et bien documentée, tant dans les recherches que dans les analyses. Le lecteur y est amené à réfléchir aux nouvelles stratégies à mettre en place et à comprendre les spécificités du caractère douanier.
La pensée de Dostoïevski a joué un rôle essentiel de charnière entre la philosophie rationaliste héritée de Descartes et les développements de la philosophie au XXe siècle. Elle part d'une réflexion critique sur le cogito cartésien, dans Crime et châtiment ; puis elle pose, dans L'Idiot, la question de l'être, d'une manière qui a profondément influencé la conception de l'ontologie de Heidegger - cette étude est historiquement la première qui démontre cette influence ; et enfin, dans Les Frères Karamazov, Dostoïevski développe la notion de "visage" , qui nourrira toute l'ontologie de Levinas.
L'histoire se raconte souvent au rythme des batailles. Pourtant, une autre trame la traverse : celle de la médiation, art de dépasser le conflit sans violence, pour préserver la cohésion du groupe. Des premiers rituels collectifs aux dispositifs contemporains, elle apparaît comme une fonction vitale : transformer l'affrontement en parole, organiser l'écoute, restaurer l'équilibre, éviter l'escalade. Une question anthropologique et politique est posée dans laquelle deux logiques s'opposent et se complètent : la contrainte (avec les lois, les sanctions, les institutions) qui protège mais peut aussi opprimer, et l'autonomie (avec la maîtrise de soi, la responsabilité) qui libère mais peut vaciller face aux passions. La médiation ouvre un espace intermédiaire : un tiers accompagne, les parties restent actrices, et la solution devient une justice partagée plutôt que subie. En cinq parties, ce livre suit la médiation à travers les sociétés premières, l'Antiquité, les mondes religieux, la modernité juridique et politique, puis dessine les enjeux actuels. Un fil rouge relie ces parties : comment apprendre à vivre ensemble en transformant la contrainte en responsabilité et la liberté en dialogue.