Il était une fois, ou peut-être pas..."Pendant de longues années, Najla Jraissaty Khoury a sillonné le Liban afin de constituer le corpus le plus exhaustif possible de contes populaires dans leurs différentes versions, rurales et urbaines. Elle les a fidèlement consignés tels qu'elle les avait entendus de la bouche des conteurs qui, eux-mêmes, tenaient à les lui rapporter à la façon de leurs parents ou grands-parents. Ce livre en compte trente, uniquement des histoires racontées par des femmes à l'adresse d'autres femmes, et où le beau rôle revient le plus souvent à des personnages du même sexe. Les héroïnes les vengent en quelque sorte en parvenant à résister à l'oppression des hommes avec beaucoup d'intelligence et de patience. En lisant ces contes, on constate d'emblée leur enracinement dans une tradition proprement arabe de l'étrange et du merveilleux, mais aussi la parenté thématique de certains d'entre eux avec le patrimoine d'autres peuples. La traduction de Georgia Makhlouf restitueNotes Biographiques : Najla Jraissaty Khoury est née à Beyrouth. Parallèlement à des activités d'enseigne-ment, elle a fondé et dirigé, pendant la guerre du Liban, la troupe théâtrale "San-douq el-Ferjeh" (La Boîte à images), dédiée au répertoire populaire des contes, des marionnettes et du théâtre d'ombres. Depuis 1997, elle collabore avec l'ONG Assabil Libraries, dédiée à la création de bibliothèques publiques dans tout le Liban. Né à Damas, Farouk Mardam-Bey a travaillé comme conseiller culturel à l'Institut du monde arabe. Il dirige la collection "Sindbad" chez Actes Sud. Il vit en France depuis 1965.
Résumé : Affamé, Abou Ali le chacal se déguise en pèlerin repentant pour mieux tromper ses proies. Il affirme à la poule, au coq et à la perdrix, étonnés de ne pas le voir se lancer à leurs trousses, qu'il renonce au monde - et à la consommation de viande... Impressionnés par tant de ferveur, les trois volatiles s'embarquent à sa suite dans ce vertueux pèlerinage. Tenaillé par la faim, Abou Ali change brutalement les règles du jeu et dévore ceux qu'il juge coupables de péchés. Seule la perdrix lui échappera, soudain consciente que la contrition affichée du renard n'était qu'un leurre de plus ! Une fable animalière pleine d'esprit sur la roublardise des puissants, le suivisme des imprudents et la possibilité d'un sursaut de clairvoyance - véritable ressort de l'instinct de survie.
Nicolas Mathieu ouvre pour nous une fenêtre sur le ciel avec ce roman qui n’est constitué que de déclarations d’amour. Son entrelacs de textes composent un hymne à la vie et à ses moments forts. Magnifié par les illustrations d’Aline Zalko.
En ce jour d'août 1982, les troupes israéliennes assiègent Beyrouth et la résistance palestinienne se résout à un nouvel exil. Prisonnier entre les murs de son appartement, dans la ville bombardée, Mahmoud Darwich tente douloureusement de rallier le territoire impossible de la mémoire. Pour dire la complexité du réel, les angoisses de l'enfermement, la folie de la guerre et l'au- delà des souvenirs et des espoirs, l'écrivain compose un récit mêlant dialogues imaginaires, textes du patrimoine arabe classique et poèmes. Chronique amoureuse d'une ville où la violence mortelle a effacé les frontières supposées du corps et de l'esprit, de l'amour et du politique, "Une mémoire pour l'oubli" recueille les fragments d'un passé éclaté et témoigne de l'inévitable travail du deuil et de l'oubli.