Marginalités et théatres. Pouvoir, spectateur et dramaturgie, Actes du Colloque international organi
Jouanny Sylvie
NIZET
35,00 €
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EAN :9782707812841
La notion de marges, couramment utilisée pour caractériser le théâtre contemporain, doit être explicitée: que signifie-t-elle, au singulier, au pluriel et par rapport à quel(s) centre(s) se définit-elle? Si les théâtres en marge ont toujours existé (théâtre baroques, théâtres privés...), les auteurs contemporains ont radicalisé la notion en mettant en "pièces" écriture et représentation du monde. La parole "erre" - pour reprendre l'expression d'A. Gatti - et détourne le traditionnel texte de théâtre. Des spectacles ignorent le: dialogue, la spectacularité, tout autant que l'acteur, effaçant ainsi tout signe identifiant du genre. Causes ou conséquences, les lieux de spectacle s'ouvrent: villes, cafés, rues, appartements, friches industrielles ou squats. Les institutions elles-mêmes intègrent ces phénomènes, obscurcissant la limite entre la marge et le centre: associations et comités de lecture, éditions, actions en faveur de publics en marge (handicapés, malades hospitalisés, détenus) se multiplient. Une sorte de réseau "off" se met ainsi en place, qui constitue un centre incontournable de la création contemporaine. Penser le théâtre contemporain en termes de marges, c'est poser au plan philosophique, historique, esthétique et politique le rapport entre l'art et le monde, par l'intermédiaire d'un art éminemment social. Le Centre d'Études du Théâtre de l'Université de Paris XII a organisé le premier colloque international sur cette question les 19 et 20 septembre 2002, en collaboration avec PIUFM de Créteil. Le présent ouvrage en constitue les Actes. Sylvie Jouanny Professeur à l'Université de Paris XII-Val-de-Marn
Commandé avant 16h, livré demain
Nombre de pages
190
Date de parution
12/01/2004
Poids
236g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782707812841
Titre
Marginalités et théatres. Pouvoir, spectateur et dramaturgie, Actes du Colloque international organi
Auteur
Jouanny Sylvie
Editeur
NIZET
Largeur
135
Poids
236
Date de parution
20040112
Nombre de pages
190,00 €
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Résumé : Cet ouvrage de synthèse, qui présente le théâtre français, de la fin du XIXe siècle jusqu'à l'an 2000, s'intéresse au phénomène théâtral dans son ensemble : à l'histoire du théâtre comme à celle des institutions ou des techniques, au texte théâtral comme à sa mise en scène. Il privilégie un regard contemporain sur le phénomène théâtral et donne un large écho des lectures nouvelles de textes anciens par les metteurs en scène d'aujourd'hui. Il propose d'élargir la notion de " théâtre français " au théâtre francophone, dont il offre un panorama pour le XXe siècle. A travers un choix significatif d'auteurs et d'?uvres, il entend proposer au lecteur des repères historiques et esthétiques lui permettant de comprendre et d'apprécier la spécificité du théâtre contemporain. Organisé à la fois chronologiquement (en cinq chapitres, de 1887 jusqu'à l'extrême contemporanéité) et thématiquement (théâtre de Boulevard, théâtre engagé, théâtre de l'absurde, etc.), il comporte : une petite anthologie de textes fondamentaux, théâtraux, théoriques ou critiques sous forme d'encadrés ; des directives de lecture, ainsi que des résumés en fin de chapitres ; une chronologie des principales dates de l'histoire du théâtre du XXe siècle ; une bibliographie commentée des ouvrages importants sur le théâtre du XXe siècle ; un index des noms liés directement ou indirectement au théâtre du XXe siècle ou à son histoire.
Jouanny Sylvie ; Le Corre Elisabeth ; Guérin Jean-
Cent ans après A la Recherche du temps perdu de Marcel Proust, les intermittences du coeur demeurent, mais les mots pour le dire s'inscrivent dans un nouveau paradigme, celui du discontinu. L'écriture de soi ne cesse d'imploser dans d'infinies intermittences génériques et scripturales qui témoignent d'un sujet désireux moins de se prendre infus et in cule que de se déprendre en privilégiant la recherche d'un soi à travers ses métamorphoses et ses virtualités. La notion de vérité se déplace, comme le montre déjà Michel Leiris cherchant sa vérité dans les tableaux de Cranach, ou Serge Doubrovsky, inventeur du terme "autofiction". Si la psychanalyse change la donne de la recherche de soi, la grande hache de l'Histoire entre pour une large part dans cette nouvelle écriture d'un soi comme exproprié de lui-même, notamment de son passé et de sa filiation, contraint, comme Jorge Semprun ou Alain Fleischer, à s'inventer. Théâtre, cinéma, arts plastiques et multimédias s'en font l'écho dans des pratiques comparables de bricolage et de recomposition, à l'image d'Agnès Varda, qui, dans ses films ou ses installations, met en scène l'éphémère et le précaire. L'originalité de cet ouvrage tient à sa problématique audacieuse, urgente, complexe autant que mouvante, à laquelle elle tente de répondre en interrogeant des oeuvres canoniques aussi bien que récentes grâce à des approches multiples et diverses qui mettent la littérature au coeur d'un dialogue avec les arts et la pensée de son temps.
Résumé : " Nous, qui sommes si modernes, serons anciens dans quelques siècles ", écrivait La Bruyère, dans cette inflation de mots dérivés de " modernes " qui dénotent autant de crises de croissance que de mouvements esthétiques datés ou indatables, la " modernité " n'a rien à envier à La Vie de Georges Perec : elle nécessite un mode d'emploi. Où en est-on et comment en est-on arrivé là ? Le discours critique prolifère, butant sur cette aporie : l'oeuvre moderne fournit son propre mode d'emploi. Aristote est-il un moderne, lui qui dépasse le dualisme de l'éternel et du temporel pour considérer, le monde des êtres en devenir ? Ou bien la modernité commence-t-elle avec Baudelaire, Rimbaud, avec ce mot d'ordre : " Il faut être absolument moderne " ? Le concept de " modernité " est la face émergée de l'iceberg positions et principes esthétiques autant que philosophiques et épistémologiques en font le maître-mot de querelles répétées ; textes et ?uvres d'art l'illustrent, ou le jettent, après emploi. On est moderne ou on n'est pas ; le mot labellise toute une constellation de normes normalité/déviance, socialité/marginalité, beauté/décadence. La fortune du mot est en tout cas assurée : toujours de mode, en proportion de son mystère !
Pouvant se lire ou se consulter à plusieurs niveaux, cette vaste synthèse (qui ne néglige pas les prodigieuses étrangetés - méconnues ! - de l'Histoire du Théâtre) concerne tous les publics, du très jeune lecteur (qui se laissera imprégner par les illustrations) au "théâtrophile" curieux et cultivé (qui goûtera l'inédit absolu de certaines pages) en passant par les lycéens, étudiants et, bien sûr, enseignants/enseignés des Ecoles de Théâtre. Salué par Jérôme Garcin, à la parution de ce livre en 1992, comme le "Facteur Cheval" du théâtre, André Degaine a conçu et réalisé un livre entièrement écrit à la main (calligraphié !) et, en grande partie, illustré par lui-même. Livre hors norme, sans doute l'événement de l'édition théâtrale de ces dix dernières années, cet ouvrage a déjà remporté plusieurs prix et un énorme succès (35.000 ex. vendus).
Edmond Fleg (1874-1963) reste une des figures charismatiques du judaïsme français. Toute son oeuvre - littéraire, poétique et théâtrale - témoigne d'une foi arrachée aux origines ancestrales, foi dans le présent et l'avenir du Peuple élu qui doit retrouver sa terre (Fleg est l'un des premiers partisans du mouvement sioniste en France), foi simultanée dans l'Homme et son Unité. Sa tolérance et sa compréhension frisèrent l'héroïsme, quand une partie de sa famille fut tuée par les nazis : jamais la haine ne vint distraire Edmond Fleg de son oecuménisme ardent. Le 7 février 1919, il écrit à Ernest Bloch qu'en lui s'est opérée la synthèse de "la tradition juive et de la tradition française". Ce désir de conciliation et de paix aboutira en 1948 à l'institution, aux côtés de Jules Isaac, de l'Amitié judéo-chrétienne de France. "Sa démarche est originale, note André Élie Elbaz dans son introduction, dans la mesure où, ayant redécouvert la foi d'Israël, il a voulu la chanter, non pour une chapelle limitée, mais pour tous les Français, pour tous les hommes". Cette Correspondance constitue un repère fondamental pour comprendre la naissance de cette foi chez Fleg, et en suivre les premiers développements. L'Affaire Dreyfus laissa le jeune étudiant longtemps indifférent à la "question juive". Mais, d'un coup, au début de 1898 (avec l'acquittement d'Esterhazy), quelque chose vibre dans ses tripes : "Les dernières nouvelles de Paris agissent sur mon humeur plus que je ne saurais dire. Je pense continuellement à toutes ces tristes choses et il me faut un grand effot pour travailler et pour ne pas me laisser aller à une inutile tristesse. Il est horrible de se sentir impuissant quand des choses pareilles se produisent", écrit-il à sa mère. Et, visionnaire, il ajoute : "d'ici vingt ans, cela pourrait aboutir à un massacre général"... Ce témoignage d'Edmond Fleg, par sa lucidité et sa grandeur d'âme, conserve une actualité brûlante, dans les conflits auxquels les juifs, partout dans le monde, sont douloureusement confrontés.
Edition critique de deux comédies peu connues, Le Docteur amoureux et Le Desniaisé, de Gillet de La Tessonnerie (1619 ?-1660 ?), la première étant souvent attribuée à Molière.