Ce livre, riche en émotions et en informations raconte l'histoire d'hommes et surtout de cinq femmes expulsés de leur patrie, l'Espagne, à l'orée du 17e siècle, qui s'installèrent au Maroc, dans l'actuelle Rabat. Leur crime fut de vouloir garder leur foi musulmane et rester attachés à leur patrie. Repoussés par le pays d'accueil, ils arrivèrent à structurer la société marocaine, surtout celle de Rabat. Ce livre, mêlant fiction et réalité, parle de cette aventure et porte un double message : celui de la tolérance et de l'ouverture sur l'Autre (personne, peuple, pays, etc.). Il met en scène des êtres, victimes de l'arbitraire d'une société repliée sur elle-même, où le paraître et les préjugés entravent toute possibilité d'épanouissement individuel et tout progrès social. Cet ouvrage est le fruit de recherches portées par l'intérêt de l'auteur pour l'Histoire du Maroc, de Rabat, et enfin de sa propre famille.
Nombre de pages
304
Date de parution
01/05/2014
Poids
453g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9789954611203
Titre
Andalouses. Les portes de l'exil
Auteur
Jorio Abdeljouad
Editeur
CASA EXPRESS
Largeur
155
Poids
453
Date de parution
20140501
Nombre de pages
304,00 €
Disponibilité
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Dans le Duomo de Naples, trois fois par an, devant la foule du peuple de Spaccanapoli à laquelle sont venus se mêler des VIP invités exceptionnellement, se déroule le même miracle : le sang de San Gennaro, recueilli après son martyre au IIIe siècle, se liquéfie, comme s'il venait de couler du corps décapité du saint. Un tel phénomène, impossible à expliquer, a fait de saint Janvier non seulement le patron de Naples, qu'il protège du Vésuve et de la peste, mais le titulaire du plus grand trésor d'Europe, rassemblé depuis le XIIIe siècle au temps des rois d'Anjou, puis des souverains espagnols, des Bourbon, de Murat et de Caroline Bonaparte, jusqu'à aujourd'hui. Les joyaux du trésor de San Gennaro la mitre avec ses 198 émeraudes, parmi les plus grosses du monde, le collier, fait d'un assemblage de dizaines de bijoux, rivalisent avec ceux des souverains français ou britanniques. Mais outre les pierres précieuses, les orfèvres napolitains ont travaillé l'argent, pour sculpter d'immenses bustes de saints, qui forment cortège autour de leur patron, lors de la procession qui parcourt la ville après chaque miracle. Cette exceptionnelle histoire révèle à la fois la piété des Napolitains, les croyances et les superstitions d'un peuple vivant sous la menace permanente du volcan, et qui, pour s'en protéger, multiplie les offrandes et les gestes de dévotion, et les chefs-d'oeuvre issus de cette foi.
San Gennaro, mort en martyr des persécutions de Dioclétien, est le grand saint patron de la ville de Naples. Son sang, recueilli dans deux ampoules, se liquéfie de façon miraculeuse trois fois par an. En 1527, un contrat insolite est passé entre le peuple de Naples et le saint. En échange de sa protection contre les éruptions du Vésuve et la peste, le peuple s'engage à lui construire une chapelle et à lui constituer un trésor. Celui-ci est administré par la Députation, une institution laïque. Les plus importants chefs-d'oeuvre réalisés et accumulés au cours des siècles sont montrés pour la première fois en dehors d'Italie au musée Maillol à Paris. Le collier de San Gennaro, spectaculaire assemblage de bijoux regroupant les dons d'illustres souverains ; la mitre du saint, réalisée en 1713, recouverte de diamants, rubis et émeraudes ; le reliquaire du sang du martyr en vermeil du XIVe siècle, oeuvre d'orfèvres angevins, ainsi que des objets liturgiques somptueux, d'or et d'argent ornés de pierreries et de corail, en font l'une des plus grandes collections de joaillerie au monde. De nombreux bustes et statues en argent, réalisés par les plus importants sculpteurs et orfèvres de l'âge baroque, sont entourés de peintures par Luca Giordano, Le Dominiquin, Solimena. Trois éruptions du Vésuve peintes par Volaire placent cette collection dans son extraordinaire contexte, raconté dans cet ouvrage par huit auteurs italiens et français.
Depuis l'agression brutale de la Russie contre l'Ukraine en février 2022, la neutralité suisse est à nouveau sur toutes les lèvres. Pendant des décennies, elle n'était plus un sujet de discussion. Après la fin de la guerre froide et l'effondrement de l'Union soviétique vers 1990, l'euphorie de la paix régnait. Pour comprendre comment la Suisse, avec la neutralité qu'elle pratique aujourd'hui, s'est retrouvée dans une situation difficile en matière de politique étrangère, il faut jeter un regard sur le passé. Dans les dix chapitres historiques, cet ouvrage montre comment la Confédération s'est orientée vers une neutralité permanente pendant la guerre de Trente Ans (1618-1648) pour des raisons de politique intérieure et extérieure et comment elle l'a retrouvée sous une nouvelle forme et reconnue par le droit international après la "période française" (1798-1813). Certains mythes de la neutralité sont réfutés, comme le prétendu rôle de Nicolas de Flüe en tant que défenseur de la neutralité, la bataille de Marignan (1515) en tant que tournant vers la neutralité ou la légende selon laquelle la neutralité aurait été imposée à la Suisse lors du Congrès de Vienne en 1815. La gestion et le rôle de la neutralité pendant les deux guerres mondiales, la "neutralité différentielle" de la Société des Nations et de l'entre-deux-guerres et la politique de neutralité exagérée, voire craintive de la guerre froide sont décrits en détail. Enfin, la neutralité après 1990 et après le déclenchement de la guerre d'Ukraine est abordée. Marco Jorio défend le maintien de la neutralité. Il plaide toutefois pour une nouvelle conception de la neutralité qui se fonde en premier lieu sur la Charte de l'ONU et sur les nombreuses conventions orientées sur les droits de l'homme signées par la Suisse, et non sur la Convention de La Haye devenue obsolète. La neutralité doit être libérée de son exaltation mythique et redevenir un instrument de politique étrangère, dont font également partie la coopération en matière de politique de sécurité avec les voisins démocratiques et respectueux de l'Etat de droit, l'UE et l'OTAN.