Une histoire de la première République du Mali. 1956-1968. Un mauvais départ ?
Joly Vincent
HEMISPHERES
26,00 €
Prévente
Sortie prévue le 5 novembre 2026
EAN :9782377013036
Crise du Nord - jihad, séparatisme -, enclavement, détérioration des relations avec la France... Le Mali est aujourd'hui plongé dans une crise profonde. Or, les questions à l'origine de cette crise étaient déjà toutes posées en 1960, alors que naquit la première République du Mali. C'est donc bien la situation actuelle du Mali que Un mauvais départ ? Une histoire de la première République du Mali - ouvrage ainsi titré en référence au célèbre essai de René Dumont (1962) L'Afrique noire est mal partie - se propose d'éclairer. Les fondateurs de la première République du Mali voulaient innover en instaurant un régime original qui se distinguerait de ses voisins. Affirmant haut et fort la souveraineté du pays, ils optèrent pour le socialisme et s'affranchirent du franc CFA. Des choix qui se traduisirent aussi dans leurs options diplomatiques, résolument tournées vers le non-alignement et une coopération étroite avec l'URSS et la Chine : refusant le modèle démocratique parlementaire occidental, le régime se tournait vers celui des pays du bloc de l'Est. Parallèlement, la société devait être transformée en profondeur - encadrement de la jeunesse, collectivisation des campagnes -, tâche immense qui se heurta à des résistances dont le régime n'avait pas mesuré la puissance, a fortiori dans un environnement international défavorable. L'expérience de la première République malienne s'inscrit dans la Guerre froide, dont l'Afrique fut un théâtre souvent négligé, tant par les historiens que dans la querelle idéologique opposant Soviétiques et Chinois pour le leadership du tiers monde. En dépit des espérances qu'il avait soulevées à ses débuts, le régime, incarné par son leader charismatique Modibo Keita, s'est progressivement éloigné des Maliens - divorce qui explique le peu de résistances suscitées par sa disparition à la suite d'un coup d'Etat. Ce sont les raisons de cet échec que ce livre cherche à analyser.
Nombre de pages
324
Date de parution
05/11/2026
Poids
300g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782377013036
Auteur
Joly Vincent
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
160
Date de parution
20261105
Nombre de pages
324,00 €
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Dans le journal Le Monde du 9 avril 2008, on peut lire sous la plume de Laurent Zecchini: "Alors qu'ils s'efforcent de stabiliser l'Afghanistan, les chefs militaires de l'Otan pourraient relire Lyautey..." Ce rappel du passé colonial suggère que les armées françaises qui ont combattu outre-mer depuis 1830 ont acquis un savoir-faire particulier dont témoignent leurs théoriciens comme leurs praticiens. Cette courte synthèse a pour objet de s'interroger sur cette expérience et de tenter d'en mesurer l'originalité comme les limites à partir d'exemples pris principalement en Afrique. Au-delà, il s'agit aussi d'examiner les caractéristiques des guerres coloniales et de tenter d'en comprendre les singularités. Vincent Joly est professeur d'histoire contemporaine à l'université Rennes 2, ses recherches portent sur les colonisations et les décolonisations en Afrique.
La guerre constitue un moment de vérité pour le régime colonial car elle permet de mesurer la réalité de son contrôle sur les hommes et sur les espaces. Déjà mis à contribution entre 1914 et 1918, le Soudan français qui correspond en partie à l'actuel Mali, est appelé à deux reprises à participer à l'effort de guerre entre 1939 et 1945. Cette étude cherche à mesurer cette participation d'un double point de vue économique et militaire et à comprendre, d'une part, comment l'administration coloniale l'a organisée et, d'autre part, quelles réactions elle a suscitées chez les Soudanais. On peut ainsi dégager les limites d'une mise en valeur tant vantée en métropole après cinquante années de présence mais aussi les premiers craquements d'une domination de plus en plus en plus rejetée. La contestation vient de ceux que l'administration coloniale appelle les "évolués" qui se sont révélés au moment du Front populaire et que l'on retrouve lors du bouillonnement politique des années 1943-1945. Leurs espoirs d'intégration ont disparu avec Vichy, perçu comme un retour en arrière démontrant l'impossible transformation du régime colonial. A la fin de la guerre, le mot indépendance n'est plus tabou. Mais, pour le colonisateur, ces hommes ne constituent pas la menace principale; celle-ci est plutôt représentée par les musulmans proches de Cheikh Hamallah, que l'on cherche à briser avec le soutien de la Tijaniyya "officielle" aulendemain des tragiques événements de Nioro-Assaba en août 1940. C'est au nom de la lutte contre cet homme et ses fidèles mais aussi d'une meilleure administration des nomades que la frontière entre le Soudan français et la Mauritanie est rectifiée à l'été 1944. Comme à l'occasion de la Grande Guerre, on demande au Soudan en 1939 et en 1943 des hommes, travailleurs et soldats, des denrées vivrières et du bétail. Le rôle de la colonie doit se comprendre dans le cadre de l'AOF car le mil, le riz, la viande et les travailleurs réclamés sont destinés aux territoires voisins et en particulier au Sénégal. Ainsi, se dessine une spécialisation dans le cadre de ce vaste ensemblemalgré les réticences des autorités locales qui y voient la remise en cause de leurs politiques de développement. En envoyant des navétanes au Sénégal, elles doivent renoncer à faire du Soudan un grand producteur d'arachides. Le Soudan de 1945est bien éloigné de celui de 1939. En à peine quelques années, l'administration coloniale a perdu l'initiative, ce n'est plus elle qui a le tempo des transformations, elle est désormais sur la défensive.
Quel est le rôle joué par l'État dans la définition et la prise en compte de ce qui est religion et de ce qui ne l'est pas, en autorisant, officialisant, légalisant, mais aussi en régulant les rapports entre les différentes religions ? La ville et ses espaces publics constituent un théâtre majeur, une scène d'expression et de visibilité de ces processus politiques, mais aussi des conflits religieux. Or, la mondialisation agit sur les pratiques religieuses et les religions, qui ne cessent de se reconfigurer. C'est la « gestion » politique et économique de ces expressions contemporaines de religiosité, et les positionnements des États face à elles, notamment dans le cadre de la ville, que se proposent d'étudier les chercheurs ici réunis - non sans faire une place aux travaux consacrés aux croyants, en tant qu'acteurs sociaux, et aux modalités selon lesquelles ceux-ci expriment ou revendiquent leur droit à une égalité de traitement en tant que membre d'une communauté religieuse.
Arabie Heureuse pour les uns, royaume de tous les rigorismes pour les autres, il est au coeur de la Péninsule Arabique un territoire de sable, grand comme quatre fois la France, qui nourrit abondamment nos fantasmes. Cet ouvrage a pour ambition de redonner place à la raison, de dessiner une image plus précise, moins passionnelle, d'un pays excessivement méconnu. Pour nous y aider, voici un précieux vade-mecum d'analyses historiques, religieuses, sociologiques et politiques, fruit d'une décennie de travail, de réflexions et d'enquêtes de terrain, indispensables pour distinguer les « djihadistes » des « salafistes », les tribus bédouines des princes saoudiens, les fortunes et ambitions des uns et des autres et mieux comprendre les moeurs locales. Cette nouvelle édition est actualisée et enrichie des toutes les données économiques, sociales, politiques et culturelles disponibles en cette fin d'année 2019.''
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
« Vais-je tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fut-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver - hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Sans trier mes souvenirs, j'ai simplement laissé courir ma plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes! »