Un jour que je déplorais devant mon fils Jean-Philippe ma vie d'octogénaire, je lui dis : "Jusqu'à l'an dernier, je me faisais plaisir en achevant d'écrire un gros travail, Les Elites françaises. Et maintenant j'en suis à ranger ma bibliothèque et à entrer sur un tableau Excel titres, noms d'auteur, éditeurs, etc. Je m'ennuie à mourir ! — Tu devrais écrire tes mémoires pour tes petits-enfants. Le monde que tu as connu quand tu étais jeune, tes parents, tes grands parents, la guerre et même l'avant-guerre. — Je les vois déjà me dire : "Ca me gonfle, quel intérêt, tous ces gens morts depuis longtemps ? "" Mais Jean-Philippe insista, et je me décidai à prendre la plume. Vais-je, pour autant, tenter de faire oeuvre d'historien ? Non ; ni moi, ni mes parents, ni mes grands-parents n'avons la moindre prétention à entrer dans l'Histoire, fart-ce par une petite porte. Et les seuls éléments concrets dont je dispose, c'est dans ma mémoire que je peux les trouver — hormis concernant ma vie professionnelle qu'emporté par mon élan, j'ai commencé à raconter, et pour laquelle je disposais de sources abondantes. C'est donc à partir de quelques connexions neuronales survivant dans un coin de mon cerveau que je peux chercher à faire un récit où apparaîtront mon entourage, mes proches et quelques reflets d'une époque à jamais disparue. Ces souvenirs anciens, je les ai souvent revisités, ce qui les a consolidés, mais peut être aussi altérés, bien que pourtant le plaisir du souvenir vient justement de leur fraîcheur. Proust n'est pas le seul à avoir eu ses madeleines et ses aubépines en fleur. Ecrire sa vie, écrire la vie, c'est justement le thème que mon ancien élève et ami, Antoine Compagnon, traite tous les mardis au Collège de France. Ces souvenirs, comment les trier ? Aucun système de classement ne me semble satisfaisant. Alors que faire ? Simplement laisser courir la plume en espérant que, dans ce désordre, certains lecteurs, dont mes petits-enfants, peut-être, trouveront une petite lucarne éclairant ce passé déjà lointain, qui nous fait ce que nous sommes, qui fait ce que vous êtes !
Nombre de pages
406
Date de parution
02/01/2020
Poids
722g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782377010608
Titre
Plusieurs vies en une seule. Autobiographie
Auteur
Bernard Maurice
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
160
Poids
722
Date de parution
20200102
Nombre de pages
406,00 €
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Résumé : Divinité, puis faculté mystérieuse de l'homme pour les Grecs, la mémoire est comparée dans l'Antiquité à une tablette de cire où s'impriment les traces des images-souvenirs. Pour retrouver ces images, les Anciens imaginent une technique particulière, un " art de mémoire ", qui se développera jusqu'à la Renaissance. Cette conception du souvenir comme trace influencera neuropsychologues et neurophysiologues, avant d'être remplacée par la métaphore séduisante du cerveau-ordinateur. Aujourd'hui, tous s'accordent à reconnaître, face à la complexité de la mémoire, la nécessité d'une approche globale, écologique. Individuelle ou collective, interne ou externe, lapsus, souvenir-écran ou même oubli, la mémoire, celle de l'homme, du vivant ou des choses, emprunte mille chemins que Jacques Roubaud et Maurice Bernard parcourent et questionnent en philosophe et en scientifique.
Encore un livre sur la crise des élites en France ? Pour se convaincre que les élites françaises sont en crise il suffit de flâner dans les librairies, de se promener sur la Toile ou d'écouter les commentaires que l'économie mondiale chancelante suscite. Le thème, populaire, est fréquemment abordé par les médias. Il est davantage l'objet de reportages que d'analyses, de coups de projecteur que de réflexions. Plutôt que de reprendre le thème rebattu de la faillite des élites, l'auteur puise dans l'expérience d'une longue carrière les éléments d'une analyse approfondie de l'Excellence française. Quelles en sont la réalité, les limites, l'avenir ? Physicien et ingénieur, l'auteur ne prétend pas répondre à toutes les interrogations que peut se poser le lecteur sur les élites françaises, mais cherche plutôt les causes profondes de nos échecs et les ingrédients de nos trop rares succès. Comprendre avant d'agir. Les trois tomes de cet ouvrage sont préfacés respectivement par Thierry de Montbrial, Raymond Boudon, Jacques Lesourne. Les individus que notre société égalitaire sélectionne sont-ils choisis, formés, encadrés au mieux ? Pour tenter de répondre à ces questions difficiles, il faut d'abord analyser soigneusement comment ce système méritocratique français s'est peu à peu constitué, très différent de celui des autres sociétés développées. Telle est l'ambition de ce premier tome.
Encore un livre sur la crise des élites en France ? Pour se convaincre que les élites françaises sont en crise il suffit de flâner dans les librairies, de se promener sur la Toile ou d'écouter les commentaires que l'économie mondiale chancelante suscite. Le thème, populaire, est fréquemment abordé par les médias. Il est davantage l'objet de reportages que d'analyses, de coups de projecteur que de réflexions. Plutôt que de reprendre le thème rebattu de la faillite des élites, l'auteur puise dans l'expérience d'une longue carrière les éléments d'une analyse approfondie de l'Excellence française. Quelles en sont la réalité, les limites, l'avenir ? Physicien et ingénieur, l'auteur ne prétend pas répondre à toutes les interrogations que peut se poser le lecteur sur les élites françaises, mais cherche plutôt les causes profondes de nos échecs et les ingrédients de nos trop rares succès. Comprendre avant d'agir. Les trois tomes de cet ouvrage sont préfacés respectivement par Thierry de Montbrial, Raymond Boudon, Jacques Lesourne. Dans ce tome II, l'auteur examine les rapports entre la diversité des talents et le principe d'égalité, souligne le rôle des valeurs et montre comment les meilleurs, la plupart du temps issus du système méritocratique, acquièrent pouvoir, richesses, considération, et concourent, par conséquent, à définir les structures de la société française mais aussi à les rigidifier. Chemin faisant on avait précisé ce que signifie le succès ou l'échec des élites.
Pourquoi encore un livre sur la crise des élites en France ? Pour se convaincre que les élites françaises sont en crise il suffit de flâner dans les librairies, de se promener sur la Toile ou d'écouter les commentaires que l'économie mondiale chancelante suscite. Le thème, populaire, est fréquemment abordé par les médias. Il est davantage l'objet de reportages que d'analyses, de coups de projecteur que de réflexions. Plutôt que de reprendre le thème rebattu de la faillite des élites, l'auteur puise dans l'expérience d'une longue carrière les éléments d'une analyse approfondie de l'Excellence française. Quelles en sont la réalité, les limites, l'avenir ? Physicien et. ingénieur, l'auteur ne prétend pas répondre à toutes les interrogations que peut se poser le lecteur sur les élites françaises, mais cherche, dans ce troisième tome, à travers un rapide survol de l'histoire des cinquante dernières années, à identifier le rôle des élites : sont-elles les causes profondes de nos échecs ? Les ingrédients de nos trop rares succès ? Quelles sont, dans les dysfonctionnements actuels de la société française, les responsabilités respectives des hommes et des structures ? Ces interrogations convergent vers la mise en question des principales passions françaises : de l'Egalitarisme républicain à l'omniprésence de l'Etat, responsables des archaïsmes de la fonction publique et, notamment, de l'enseignement, de l'immobilisme de la plupart des élites.
La découverte en Occident des cinémas de Chine, de Hong Kong et de Taiwan a marqué les esprits : mise en scène de l'opéra de Pékin et des arts martiaux (King Hu), imaginaire débridé mâtiné de mythologie (Tsui Hark), poésie contemplative (Hou Hsiao-hsien), polar désenchanté (John Woo), peinture de l'Histoire et enregistrement des mutations contemporaines (Jia Zhangke, Wang Bing), etc. La créativité bouillonnante des cinémas chinois donne à voir des représentations du monde singulières, tour à tour chaotiques, lyriques ou réalistes. Premier dictionnaire français intégralement dédié aux cinémas chinois, hongkongais et taiwanais, cet ouvrage propose des analyses d'oeuvres parfois inédites dans l'Hexagone, des biographies de personnalités marquantes et des études historiques et esthétiques originales et approfondies.
Explicitant la philosophie et les critères de son approche, Zafrani écrit lui-même à ce sujet : "Nous nous sommes proposés, tout au long de nos études et de nos recherches, de réaliser à la fois une analyse raisonnée des situations et une synthèse équilibrée des phénomènes afin de servir la science et la conscience historique, la mémoire collective et un patrimoine culturel qui nous est cher, à mille égards. Cela, nous l'avons fait avec le projet d'une quête des lieux de dialogue, de rencontres des hommes et des idées, d'espaces de convergences entre cultures et civilisations qui sont autant d'espaces de fidélités, de liberté et d'universalisme." Haïm Zafrani, auteur notamment de Deux mille ans de vie juive au Maroc, Juifs du Maroc. Vie sociale, économique et religieuse. Etudes de taqanot et responsa, et de Juifs d'Andalousie et du Maghreb, a consacré toute son existence à ses recherches et à l'enseignement, en étant toujours soucieux de transmettre son savoir. Son engagement, en la matière, qui était une forme de militantisme, ne peut qu'inciter à la réflexion tous ceux qui se soucient aujourd'hui d'histoire, de culture, de patrimoine, de diversité, de paix et de fraternité en ces premières décennies du XXIe siècle. Une urgence d'autant plus vitale pour l'humanité que l'enracinement culturel est devenu un enjeu capital dans le monde ultra-connecté. L'on ne peut que saluer et se réjouir de l'initiative prise par Mustapha Saha de consacrer un ouvrage à ce "penseur de la diversité", et de présenter, avec sa belle plume et le sens de la formule qui le distingue, l'homme dont il était familier depuis fort longtemps, et une oeuvre féconde dont il a une connaissance intime et qu'il rappelle avec une remarquable précision. Mohammed Kenbib.
Depuis que j'ai arpenté la médina de Fès un petit matin de printemps, alors qu'elle s'éveillait presque, j'ai été touché par la grâce. Et il m'a sauté aux yeux que cette ville méritait bien davantage d'attention qu'elle n'en reçoit Depuis, j'y suis revenu à plusieurs reprises et l'ai arpentée de long en large. Parler de Fès, écrire un livre sur Fès est presque devenu pour moi une obsession. Les guides sur le Maroc s'étendent assez largement sur cette cité, mais c'est, me semble- t-il, avec une approche utilitaire, mercantile, destinée à un rapide passage touristique. Fès vaut mieux que cela. Fès est le coeur du Royaume, son âme, le souffle spirituel du Makhzen. Elle en est aussi la conscience, l'histoire, le souvenir vivant. Fès mêle toutes les populations, de l'aristocrate à la peau blanche et à l'accent caractéristique, citadin et rural à la fois, au descendant d'esclave noir, au juif converti et au " blédard " au teint basané, chassé du Rifpar le dénuement et travaillant comme un forçat pour un salaire de misère. Je me suis donné la mission de faire découvrir l'âme de Fès, ce qui fait sa personnalité, sa singularité, ce qui la distingue de ses concurrentes. Plus encore : de dévoiler ses secrets ..." Didier Destremau