
La pensée perverse au pouvoir
Comprendre ce qui nous arrive, ce qui nous est arrivé... Tel est l'enjeu de ce livre. Avec les outils des sciences sociales et de celles de la psyché, le sociologue Marc Joly, spécialiste de la sociologie du pouvoir et de la violence morale, décrypte avec efficacité la crise démocratique que nous vivons à partir d'un cas, celui du président Macron. A la suite de la dissolution de l'Assemblée nationale, le 9 juin 2024, nombre de commentaires ont fleuri sur la "folie" d'Emmanuel Macron, "artisan du chaos". Le ressentir et le dire est une chose ; analyser en quoi consiste précisément cette pathologie au pouvoir en est une autre. C'est tout l'enjeu du patient travail de Marc Joly. Tenant d'une véritable articulation de la sociologie avec la psychanalyse, prolongeant une vaste enquête consacrée à la catégorie de "perversion narcissique", il dévoile ce qui est effectivement en jeu : une folie narcissique que colmate une perversité accomplie et qui, en conséquence, rejaillit sur tout un peuple. Pour mettre des mots (et du savoir) sur le décervelage que provoque la personnalité d'un président usant sans la moindre considération éthique de toutes les prérogatives que lui offre la Constitution de 1958, l'auteur perce à jour les différentes dynamiques et relations sociales à l'oeuvre : crise de la violence symbolique ; "folie à deux" ; masculinité toxique et capitalisme prédateur ; fantasme monarchique de la Ve République.
| Nombre de pages | 288 |
|---|---|
| Date de parution | 10/10/2024 |
| Poids | 280g |
| Largeur | 122mm |
| EAN | 9782381911090 |
|---|---|
| Titre | La pensée perverse au pouvoir |
| Auteur | Joly Marc |
| Editeur | ANAMOSA |
| Largeur | 122 |
| Poids | 280 |
| Date de parution | 20241010 |
| Nombre de pages | 288,00 € |
| Disponibilité | En stock |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Devenir Norbert Elias. Histoire croisée d'un processus de reconnaissance scientifique : la réception
Joly MarcNorbert Elias (1897-1990) occupe aujourd'hui une place centrale dans l'histoire de la sociologie du xxe siècle, entre Max Weber et Pierre Bourdieu. Pourtant, de son vivant, il fut très longtemps ignoré ou incompris ; et s'il fut célébré en France à partir des années 1970, c'est au titre d'historien précurseur de l'école des Annales, c'est-à-dire au prix d'un certain malentendu. L'histoire de la vie du sociologue ? et de la trajectoire de reconnaissance dont elle est inséparable ? restait à écrire. Tel est le défi que Marc Joly a tenté de relever. Fondé sur un grand nombre de recherches d'archives en Allemagne, en Grande-Bretagne et en France, son travail alterne récit « biographique » et théorisation des processus de reconnaissance scientifique. Il regorge ainsi d'informations inédites, que ce soit sur le destin « maudit » de Über den Prozess der Zivilisation ? le maître-ouvrage d'Elias ? ou sur la carrière heurtée de son auteur à Londres puis Leicester. Pour éclairer la réception de l??uvre d'Elias en France, Marc Joly consacre enfin de passionnants développements à la sociologie française des années 1960 et à l'école des Annales des années 1970. Au total, il nous fait découvrir des pans méconnus ou refoulés de l'histoire européenne des sciences humaines et sociales du xxe siècle, et reconsidère la manière même d'écrire une telle histoire.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER39,25 € -

Le souverainisme. Pour comprendre l'impasse européenne
Joly Marc... Marc Joly décortique fort bien les raisons de l'imprécision même du terme Europe, assimilée à une entreprise que nous voyons se dérouler sous nos yeux depuis près de quarante ans. Il ne s'agit pas d'un cadre nettement délimité, dépositaire des intérêts d'un peuple, de son passé, de ses valeurs, de ses intérêts présents ou de son avenir. Dans l'Europe telle qu'elle se fait, il s'agit tout au contraire d'une coalition d'élites transnationales décidées à se passer des cadres de la démocratie et, par là, du contrôle populaire, pour constituer de toutes pièces un système d'un genre nouveau (et l'auteur montre parfaitement combien l'entreprise est unique dans l'histoire) qui n'a pas d'autre intérêt que la survie et l'expansion indéfinie dudit système. Ce mécanisme qu'il décrit comme un pur fonctionnalisme, ne sert en réalité aucun Bien Commun, ni national, ni européen. Il ne crée aucun Etat-nation qui serait transposé à l'échelle européenne. Il s'agit simplement d'une " machine " qui n'aurait qu'un but, la perpétuation indéfinie de son pouvoir. Ce faisant, elle substitue seulement une oligarchie a-nationale, et même a-politique, aux cadres politiques traditionnels dans lesquels s'exerçait la démocratie : Joly décrit en somme " cette Europe obsédée par ses moyens mais indifférente à ses résultats " que fustigea naguère Paul Thibaud... " Jean Pierre Chevènement.EpuiséVOIR PRODUIT22,65 € -

La sociologie réflexive de Pierre Bourdieu
Joly MarcPierre Bourdieu (1930-2002) est le sociologue le plus important de la seconde moitié du xxe siècle. Son oeuvre demeure pourtant mal comprise, surtout en France, où elle fait l'objet de controverses toujours vives. Pour lui redonner toute sa portée et éclairer les débats, Marc Joly procède en trois temps. Il montre comment Bourdieu, dès le début des années 1960, s'est donné les moyens de refonder théoriquement la tradition sociologique européenne. Il interprète ensuite la puissance du cadre conceptuel " bourdieusien " - la triade habitus-champ-capital - à l'aune des caractéristiques historiques et épistémologiques de la sociologie entendue comme science sociale par excellence. Il examine, enfin, les résistances théoriques, idéologiques et politiques que la démarche scientifique de Bourdieu n'a cessé de susciter. De là une introduction originale au travail de Pierre Bourdieu autant qu'un plaidoyer vigoureux pour une épistémologie sociologique. Chargé de recherche au CNRS (laboratoire Printemps, UVSQ), Marc Joly est l'auteur de Devenir Norbert Elias (Fayard, 2012), La Révolution sociologique (La Découverte, 2017) et Après la philosophie (CNRS Editions, 2020). Edition remaniée et mise à jour de Pour Bourdieu (2018)Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,00 € -

Le mythe Jean Monnet. Contribution à une sociologie historique de la construction européenne
Joly MarcJean Monnet, Père fondateur de la construction européenne? Marc Joly passe au scalpel cette idée reçue en l'analysant comme un mythe politique produit par les élites dirigeantes de l'Union. Ce faisant, il éclaire la genèse, le fonctionnement et l'idéologie du pouvoir-Europe . Les conceptions institutionnelles de Jean Monnet s'accordaient idéalement à la quête de légitimité d'un nouveau type de pouvoir, affranchi des règles de contrôle démocratique et des idéologies nationales. L' inspirateur aurait inventé une martingale: passer par l'intégration économique pour édifier l'Europe politique. Confrontant le mythe Monnet avec la théorie du processus de civilisation définie par Norbert Elias, Marc Joly livre une étude stimulante qui interroge les non-dits de la crise actuelle. . . Marc folk prépare une thèse de doctorat sur la réception de l'ouvre de Norbert Elias à l'École des Hautes Études en Sciences Sociales (centre Maurice Halbwachs - ETT).Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER15,20 €
Du même éditeur
-
Travail
Dujarier Marie-AnneValeur travail ", " je cherche du travail "... Les expressions sont légion pour dire combien le travail est au c'ur de nos vies. Pointant les conflits de valeurs qui le traverse afin de les politiser, ce livre questionne la transformation des institutions du travail dans un contexte de désastre écologique, d'injustices sociales accrues et d'épuisement psychique. Depuis dix siècles, le mot travail a pris progressivement pris trois significations principales : activité, production et emploi. Or seules les sociétés capitalistes utilisent ce mot unique pour évoquer autant de dimensions hétérogènes. Déplier le mot permet d'en saisir les enjeux contemporains. Le travail, entendu comme activité, est la peine que nous nous donnons pour faire quelque chose, ce que les sciences cliniques du travail nomment le " travail réel " : une élaboration sensible de l'action, avec et pour d'autres, qui est tendue vers la construction de sens et de santé. L'activité est désirable pour ces valeurs intrinsèques, existentielles. Mais il existe des conditions sociales pour que l'activité puisse se déployer. Or les dispositifs sociaux, et notamment le management, éludent régulièrement cette épaisseur de l'action, réduite à une exécution. Le travail signifie aussi la production concrète réalisée, avec ses qualités et ses valeurs d'usage, et marchandise avec une valeur économique. On peut avoir fait un " beau travail " sans valeur marchande. Ou l'inverse. Savoir ce qu'il est utile de produire et surtout, pour qui c'est utile, est un enjeu constant. Il prend une dimension existentielle dans le contexte d'abondance écocide et d'inégalités matérielles extrêmes. Enfin, le travail désigne aussi, bien sûr, un rapport social d'emploi, et plus particulièrement, depuis un siècle, sa forme dominante dans le Nord : le salariat, devenu l'institution centrale des sociétés capitalistes ayant spécialisé les fonctions et tâches productives. Les actuelles institutions " du travail " (Code, ministère, politiques publiques...) n'encadrent d'ailleurs que l'activité productive salariée. Ainsi, le travail soulève des enjeux existentiels multiples : de sens, de santé, de survie matérielle et écologique, de justice, comme de places sociales. Autant de significations et de valeurs qui sont en rapport, en tension, voire en conflit entre elles. Penser politiquement les rapports entre les valeurs intrinsèques, d'usage et économiques permet de pointer les usages immoraux de la morale du travail. Ce geste offre aussi de questionner les institutions du travail. Quel devrait être leur périmètre, alors que l'essentiel de la production utile pour notre subsistance se fait hors du salariat, et que celui-ci contribue à en réduire la possibilité ? Et quelles utopies concrètes du travail fleurissent, qui répondrait aux enjeux contemporains ... Autant de questions abordées dans ce livre attendu dans la collection " Le mot est faible ".En stockCOMMANDER9,00 € -

Les têtes pensantes, ou la pose des savoirs
Bert Jean-François ; Lamy JérômeQu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint-Jérôme ? Une tête posée dans la main, marquant la réflexion et qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre, venant interroger quels sont les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Qu'ont à voir Marie Curie, un écolier qui s'ennuie sur son pupitre ou Saint Jérôme méditant ... Une tête posée dans la main, signe évident d'une réflexion, d'une cogitation, ou d'une introspection qui peut sembler, plus ou moins, peser. C'est à ce motif iconique que s'intéresse ce livre joyeux et érudit, venant interroger les images et imaginaires qui entourent la pratique de la pensée. Étudier cette pose de la tête pensante sur le temps long relève autant d'une histoire des savoirs qui envisage de manière concrète la production des idées, d'une histoire des corps et d'une histoire des représentations. Depuis l'antiquité, cette mise en scène est devenue une manière, si ce n'est la manière, d'évoquer la réflexion, tout comme la nature du rapport, souvent douloureux et pesant, que nous entretenons avec la connaissance, sa production ou sa transmission. Rythmé par des images en série et organisé en chapitres thématiques, le livre tente de cerner l'émergence de cette pose, dessinant ses premiers contours au travers de la figure du philosophe antique, du poète ou des méditants de la religion chrétienne. S'ensuit une pérégrination historique et anthropologique qui nous fait passer des enfants aux femmes savantes, des érudits mélancoliques aux savants rêveurs, des génies aux scientifiques épuisés de la fin du XIXe siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,00 € -

Seins. En quête d'une libération
Froidevaux-Metterie CamilleLes seins des femmes sont-ils le siège visible, désigné, ressenti du féminin ? Ils sont en tous cas au coeur de tensions à la fois intimes et sociales, voire politiques, enjeu de l'assignation des femmes à des normes immémoriales et lieu d'une émancipation revendiquée. Cet essai en dévoile les mille et un signaux à travers une enquête où les femmes livrent leur expérience vécue. Ronds, fermes et hauts, ni trop petits ni trop gros, à la fois sexy et nourriciers, les seins des femmes sont l'objet d'assignations, d'injonctions et de fantasmes innombrables. Or l'expérience de chacune et de chacun est bien loin de se conformer à ces idéaux. Ces standards sont donc fréquemment vécus comme un poison et les seins réels invisibilisé. Camille Froidevaux-Metterie a mené une enquête auprès de femmes de tous âges, qui déroulent le fil de leur existence au prisme de leurs seins : de leur apparition au port du soutien-gorge, de la séduction au plaisir sexuel, du poids des normes esthétiques à la transformation volontaire ou contrainte par la chirurgie, de l'allaitement à la maladie... Grands oubliés des luttes féministes, appartenant à la fois à la sphère intime et à la sphère sociale, les seins condensent le tout de l'expérience vécue du féminin contemporain, soit ce mixte paradoxal d'aliénation et de libération. Ce constat s'inscrit dans une dynamique puissante que l'autrice appelle "tournant génital du féminisme", mouvement de réappropriation du corps des femmes dans ses dimensions les plus intimes : mieux connaître les organes génitaux et leur fonctionnement, lutter contre les violences sexistes et sexuelles, revendiquer l'accès à une sexualité libre et égalitaire placée sous le signe du consentement. Dans la pluralité de leurs formes et la liberté de leur condition, les seins participent de ce mouvement. Au cours de son enquête, l'autrice a réalisé des portraits des seins des femmes qui évoquent avec force en regard des verbatims et de l'analyse de cette "expérience vécue des seins".EpuiséVOIR PRODUIT20,00 € -

On ne peut pas accueillir toute la misère du monde. En finir avec une sentence de mort
Tévanian Pierre ; Stevens Jean-CharlesPartant de cette sentence éternelle lors de débats sur l’immigration, les auteurs dissèquent les mots et les informations pour redonner des données chiffrées et des faits sur la question et sortir ainsi des contre-vérités qu'ils condamnent. Ce court essai permet de répondre aux arguments fallacieux et préjugés masquant des réalités tragiques. Il est essentiel de le glisser entre toutes les mains.En stockCOMMANDER5,00 €
De la même catégorie
-

Ouvrez les yeux
Lévy MauriceQue pensent, ressentent, craignent, espèrent la majorité des Français ? Quels sont leur état d'esprit, leurs frustrations, leurs aspirations, leur regard sur notre pays et l'action de ceux qui les gouvernent ? Ces Français de la classe moyenne, le think tank de Publicis les a écoutés comme nul autre. Des milliers d'entre eux se sont exprimés régulièrement entre 2007 et aujourd'hui sur tous les sujets qui leur tenaient à coeur. Ces paroles constituent une mine d'une grande richesse. Maurice Lévy a analysé, étudié, lu, écouté cette source unique et propose une synthèse percutante et inattendue de leurs propos. Comment ont-ils traversé les crises des vingt dernières années ? Sont-ils sans illusions et rétifs à tout changement ? Qu'en est-il du déclassement ? Pour eux ? Pour la France ? Comment vivent-ils leur situation ? De quoi se nourrissent leurs colères et leurs rêves ? Ce tableau saisissant des Français s'intéresse aussi à la jeunesse et en offre un portrait loin des idées reçues. Fort de cette analyse au long cours et de son expérience de publicitaire et de chef d'entreprise, Maurice Lévy nous présente ces Français de la majorité silencieuse. A l'heure des choix, ce court livre est une invitation nécessaire à ouvrir enfin grand les yeux sur nos concitoyens et les enjeux décisifs de notre avenir. Maurice Lévy est président du Conseil de surveillance du groupe Publicis.EpuiséVOIR PRODUIT14,05 € -

Les Juifs de France entre République et sionisme
Enderlin CharlesLa Révolution française les avait émancipés : elle leur avait accordé les mêmes droits civils et politiques qu'aux autres nationaux à condition qu'ils acceptent de reléguer la pratique religieuse dans la sphère privée. Les Juifs de France jouèrent le jeu et se dévouèrent sans compter à la République, apportant leur contribution au développement de la démocratie et de la laïcité. C'est la grande époque du franco-judaïsme. Malgré les persécutions antisémites dont ils sont l'objet sous Vichy, les Juifs de France continuent, après la Libération, d'être animés par l'esprit d'intégration républicaine, en dépit de la création de l'Etat d'Israël (1948). C'est la vague des rapatriés d'Afrique du Nord, après les indépendances, qui donne la première inflexion : les nouveaux venus n'ont pas la même culture de l'intégration que les Juifs issus de l'est européen. La guerre de Six Jours (1967) marque le tournant : Israël attend des Juifs du monde entier un soutien sans faille. S'amorce alors la formation du franco-sionisme : fidélité au pays d'appartenance, bien sûr, mais aussi à Israël et à sa politique, quelle qu'elle soit. C'est ainsi qu'aujourd'hui les institutions dominantes du judaïsme français s'efforcent de convaincre les Juifs que leur destin est lié non plus au principe d'une République juste et exigeante, mais à un " Etat nation du peuple juif " à tendance messianique et qui discrimine les minorités non juives. Du franco-judaïsme dominant sous la IIIe République au virage franco-sioniste d'aujourd'hui, l'histoire des Juifs de France a connu bien des vicissitudes. La voici racontée par l'un de leur fils, sur la base d'une documentation exceptionnelle et à travers un récit riche et coloré. Charles Enderlin est journaliste. Il a été le correspondant de France 2 à Jérusalem de 1981 à 2015. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur le Proche-Orient.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER22,50 € -

L'archipel français. Naissance d'une nation multiple et divisée
Fourquet Jérôme ; Manternach SylvainEn quelques décennies, tout a changé. La France, à l'heure des gilets jaunes, n'a plus rien à voir avec cette nation soudée par l'attachement de tous aux valeurs d'une république une et indivisible. Et lorsque l'analyste s'essaie à rendre compte de la dynamique de cette métamorphose, c'est un archipel d'îles s'ignorant les unes les autres qui se dessine sous les yeux fascinés du lecteur.C'est que le socle de la France d'autrefois, sa matrice catho-républicaine, s'est complètement disloqué. Jérôme Fourquet envisage d'abord les conséquences culturelles et morales de cette érosion, et il remarque notamment combien notre relation au corps a changé (le développement de certaines pratiques comme le tatouage et l'incinération en témoigne) ainsi que notre rapport à l'animalité (le veganisme et la vogue des théories antispécistes en donnent la mesure). Mais, plus spectaculaire encore, l'effacement progressif de l'ancienne France sous la pression de la France nouvelle induit un effet d'" archipelisation " de la société tout entière : sécession des élites, autonomisation des catégories populaires, formation d'un réduit catholique, instauration d'une société multiculturelle de fait, dislocation des références culturelles communes.À la lumière de ce bouleversement anthropologique, on comprend mieux la crise que traverse notre système politique : dans ce contexte de fragmentation, l'agrégation des intérêts particuliers au sein de coalition larges est tout simplement devenue impossible. En témoignent, bien sûr, l'élection présidentielle de 2017 et les suites que l'on sait...Cette exploration inédite de la France nouvelle est fondée sur la combinaison originale de différents outils (sondages, analyse des prénoms, géographie électorale, enquête-monographie de terrain), méthode permettant de demeurer au plus près de l'expérience de celles et de ceux qui composent la société française d'aujourd'hui.Avec de nombreuses cartes, tableaux et graphiques originaux réalisés par Sylvain Manternach, géographe et cartographe.Jérôme Fourquet est analyste politique, expert en géographie électorale, directeur du département Opinion à l'IFOP.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER23,00 € -

Ce que je ne pouvais pas dire 2007-2016
Debré Jean-LouisEsprit libre, indépendant, attaché aux valeurs républicaines, Jean-Louis Debré a pris position dans les débats les plus polémiques. Il revient sur neuf ans passés à la tête du Conseil constitutionnel. Rejet des comptes de campagne de Nicolas Sarkozy, débats sur le mariage homosexuel et la taxe carbone, loi Hadopi... Le témoignage d'un " sage " sur les rouages de la République. Ancien président du Conseil constitutionnel, Jean-Louis Debré a écrit de nombreux ouvrages sur l'histoire de la République, ainsi que des romans policiers. Ces femmes qui ont réveillé la France est disponible en Points. " Des coups tordus de Sarkozy à la tendresse pour Chirac, des caprices de Giscard aux confidences de Juppé, l'ex-président du Conseil constitutionnel livre ses secrets. " Le Point " Une liberté de parole piquante. " L'ObsSur commande en 2-4 joursCOMMANDER10,40 €
