Lutter contre l'impunité. Dix questions pour comprendre et pour agir
Joinet Louis
LA DECOUVERTE
7,50 €
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EAN :9782707136930
Depuis les années 1990, il devient enfin envisageable de juger les responsables contemporains de violations massives des droits de l'homme : la pression des sociétés civiles a permis la création de tribunaux ad hoc (ex-Yougoslavie et Rwanda), la mise en place prochaine d'une Cour pénale internationale, ou l'application du principe de " compétence universelle " par les tribunaux nationaux (illustrée par l'" affaire Pinochet "). Malgré cela, dans les sociétés qui sortent de périodes de dictatures, il reste difficile de concilier désir de justice et volonté de paix. Et dans les pays démocratiques, les militants des droits de l'homme maîtrisent encore mal les nouveaux outils du droit international pour lutter contre les tortionnaires et les dictateurs d'autres pays. C'est pour rendre accessibles les clés de ces problèmes complexes que le CEDIDELP (Centre de documentation internationale pour le développement, les libertés et la paix) a pris l'initiative de cet ouvrage. Fruit d'un travail collectif placé sous la direction de l'un des meilleurs spécialistes français en la matière, le magistrat Louis Joinet, il apporte des réponses claires à dix questions essentielles : 1. Que signifie la lutte contre l'impunité ? 2. Quels en sont les objectifs fondamentaux ? 3. Quel sont les moyens du droit international ? 4. Les responsables de violations des droits de l'homme doivent-ils être jugés dans leur pays ? 5. Quel peut être le rôle des commissions d'enquête non judiciaires ? 6. Quel rôle peut jouer un " tribunal pénal international " ? 7. Qu'est-ce que la " compétence universelle " de tribunaux nationaux ? 8. À quels obstacles se heurtent ceux qui luttent contre l'impunité ? 9. Quel rôle peut jouer la société civile ? 10. Quelles perspectives pour la lutte contre l'impunité ?
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Nombre de pages
144
Date de parution
28/03/2002
Poids
130g
Largeur
116mm
Plus d'informations
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EAN
9782707136930
Titre
Lutter contre l'impunité. Dix questions pour comprendre et pour agir
Auteur
Joinet Louis
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
116
Poids
130
Date de parution
20020328
Nombre de pages
144,00 €
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La presse l'a parfois baptisé Louis le Juste ou l'Epris de justice, mais aussi l'Obstiné et l'Ubiquiste. D'autres ont vu en lui un "homme de l'ombre" ou l'un de ces "juges rouges" qui hantèrent les cauchemars des criminels en col blanc. Peu connu du grand public, Louis Joinet a en tout cas joué, depuis la fin des années 1960, un rôle clé au coeur de la République, révélé dans ce livre aussi attachant qu'informé. Il a été l'un des fondateurs du Syndicat de la magistrature en 1968. puis le premier directeur de la Commission nationale de l'informatique et des libertés, avant de conseiller cinq Premiers ministres socialistes dans les années 1980. Et, pendant trente-trois ans, il a été expert indépendant de l'ONU, en infatigable globe-trotter de la protection des droits de l'homme. Il avait pourtant commencé par essuyer les plâtres d'un tout autre métier, celui d'éducateur de rue auprès des jeunes délinquants. Et il n'a jamais renié sa passion pour le monde du cirque et les arts de la rue. Louis Joinet s'est décidé à dire lui-même ses paradoxes et inquiétudes de magistrat: ce qu'il appelle ses "bonnes raisons d'Etat", dont il dévoile maints aspects inédits lors de ses années à Matignon et à l'Elysée. En conteur-né, il rapporte son expérience, universelle et éclatée, avec une simplicité qui marque toute sa vie, d'une profusion et d'une générosité peu ordinaires.
Le 28 octobre 1971, les habitants du plateau du Larzac apprennent à la télévision par la voix duministre des Armées, Michel Debré, la décision officielle de l?extension du camp militaire du Larzac. Les paysans décident alors de s?engager dans une lutte pour défendre leurs terres en mobilisant autour d?eux un large mouvement animé par des comités de soutien répartis dans toute la France. En 1981, la promesse du candidat François Mitterrand, élu, est tenue. Il renonce à l?extension du camp militaire. Mais le Larzac ne s?arrête pas là. Un « après Larzac » se met en place, qui poursuit un développement agricole et culturel basé notamment sur la gestion collective des terres, le renforcement des solidarités locales, nationales et internationales. De 1971 à 1981, en 10 années de création et de diffusion, le Larzac a peu à peu dessiné l?image d?un combat à valeur de symbole. Ces centaines d?affiches réalisées dans l?enthousiasme ou dans la rage parfois ont eu le mérite de mettre à jour une formidable énergie créative. Les affiches et documents iconographiques réunis dans ce livre n?ont pas été uniquement choisis pour leurs qualités esthétiques, mais aussi en fonction de leurs messages. Parfois très belles, signées de grands noms, souvent anonymes, elles permettent de suivre l?évolution de 10 ans de lutte.
Ancien instituteur en Haïti, professeur de philosophie et de sciences sociales en France, Louis Auguste JOINT se spécialise en sociologie et en sciences de l'éducation. Il est l'auteur de L'Éducation populaire en Haïti. Ce nouvel ouvrage, Système éducatif et inégalités sociales en Haïti, est le fruit de sa longue recherche pour le doctorat en sociologie, soutenu en 2005 à l'École des hautes études en sciences sociales, à Paris.
En Haïti, depuis une quinzaine d'années, on ne cesse de parler de ces trois réalités : éducation populaire, "Ti Kominote Legliz" (TKL) ou communautés ecclésiales de base et organisations populaires. Avec elles, une nouvelle expérience a émergé de la base de l'Eglise et de la société haïtiennes. Cette expérience s'est développée surtout dans les "habitations" des villages, dans les bidonvilles et dans les quartiers populaires des villes. Mais, en quoi consistent ces réalités ? ... Dans cet ouvrage, s'appuyant sur des cas concrets, l'auteur présente les caractéristiques de l'éducation populaire en Haiti, l'évolution des organisations populaires depuis la chute de Duvalier, le fonctionnement des TKL et leur rôle dans le renouvellement ecclésial et social. Il analyse le rapport existant entre les TKL et les organisations populaires, leurs proximités et leurs disjonctions, leur apport au mouvement populaire "Lavalas" et à la démocratie naissante d'Haïti. Après avoir montré les valeurs et les limites de ces expériences, il propose une méthodologie pour mieux accompagner les TKL et les organisations populaires en Haïti.
De la fin des années 1990 jusqu'au milieu des années 2000, les mondes du cinéma, de la télévision, de l'art, de la mode et de l'édition s'enthousiasment pour le sexe explicite : c'est la période du " porno chic ". Durant cette poignée d'années, des cinéastes, hommes comme femmes, introduisent des scènes pornographiques dans leurs films. Des directrices de casting écument les clubs échangistes et les soirées BDSM. Les artistes inondent les galeries d'oeuvres pornographiques. Les marques font appel aux égéries de films pour adultes pour leurs campagnes de pub. Le public découvre, éberlué, l'arrivée de la téléréalité et le sexe en direct. Les textes explicites écrits par des femmes battent tous les records de vente. Il ne se passe pas une semaine sans qu'une star du X soit invitée sur un plateau TV. C'est ainsi que des mondes qui n'auraient jamais dû se côtoyer ont fini par fusionner. Ovidie a participé à cette parenthèse du porno chic, un moment charnière antérieur à internet qui a inspiré ce que les millenials nommeront plus tard la " culture porn ". Mais tout change en octobre 2017, lorsque #MeToo vient bouleverser nos regards en nous amenant à relire ces années à travers le prisme des discriminations sexistes et sexuelles. Et, pour une fois, l'industrie du X n'est pas la seule sur le banc des accusés. Car derrière la starification des actrices, il y a eu la stigmatisation, le jugement, le slut shaming. Dans cet ouvrage qui mêle récit intime et réflexions politiques, Ovidie décrypte ce mécanisme marquant au fer rouge les femmes qui, à un moment ou à un autre de leur vie, ont été sexualisées - et l'ont payé très cher.
Résumé : Dans la plupart des sociétés occidentales, la place des loisirs et des activités culturelles s'est sensiblement accrue depuis la fin des années 1960. Cette évolution générale masque toutefois de profondes disparités qui interrogent le bilan des politiques de démocratisation de la culture car celles-ci, notamment en France, inspirent l'essentiel des politiques publiques menées dans ce domaine. L'accès aux biens, aux services et aux équipements culturels continue d'alimenter les inégalités observées dans d'autres domaines de la vie sociale, en particulier dans le domaine scolaire. Marquée par la montée de l'audiovisuel, le recul de l'écrit et la globalisation de l'offre de biens et services culturels, la cartographie des styles de vie culturelle est aujourd'hui perturbée par un certain éclectisme des goûts et des pratiques ; si celui-ci brouille le découpage des frontières symboliques entre les groupes sociaux, il n'est pas nécessairement synonyme d'une disparition des hiérarchies culturelles.
La vie de Frantz Fanon se lit comme un thriller de la décolonisation et de la guerre froide. Elle est aussi un témoignage essentiel des bouleversements politiques et intellectuels du XXe siècle. Après avoir combattu dans les rangs de la France libre pendant la Seconde Guerre mondiale, Fanon, jeune psychiatre martiniquais charismatique et talentueux, publie à 27 ans Peau noire, masques blancs , ouvrage prophétique qui s'imposera avec le temps comme un classique. Il approfondit son expérience clinique au centre hospitalier de Saint-Alban (Lozère), berceau d'innovations thérapeutiques qui marqueront profondément sa recherche d'une psychiatrie désaliénée au service des humiliés. Cette quête de la désaliénation, il la met à l'épreuve de la situation coloniale lorsqu'il est muté en Algérie, à la veille de la guerre de libération. Il s'engage corps et âme dans le combat anticolonial, d'abord à Tunis où il met ses compétences médicales au service du Front de libération nationale (FLN), puis comme ambassadeur itinérant du mouvement en Afrique subsaharienne. Fauché par une leucémie foudroyante au moment même où paraît son livre le plus célèbre, Les Damnés de la terre , Fanon meurt le 6 décembre 1961, laissant derrière lui une oeuvre qui suscite depuis soixante ans une multitude d'interprétations et d'appropriations créatrices dans le monde entier. Servie par la plume élégante d'Adam Shatz, cette biographie politique et intellectuelle s'impose comme un ouvrage de référence.
Partout en Europe, à l'abri des regards, les centres de rétention destinés à organiser l'expulsion des sans-papiers se multiplient. Au nom du contrôle des frontières, des milliers de personnes y voient leurs droits fondamentaux bafoués. Surmontant les difficultés d'accès à ces lieux, Louise Tassin est parvenue à enquêter au coeur et autour de ces dispositifs. Grâce à une immersion inédite dans des centres d'Ile-de-France et sur les îles de Lesbos et Lampedusa, elle livre un tableau vivant et documenté de cet enfermement de masse. Avec elle, on découvre qu'une partie du personnel en charge de la rétention a connu des trajectoires migratoires similaires à celles des " retenu. es ". Autrement dit : pas d'enfermement des étranger. es... sans l'appui d'une main-d'oeuvre immigrée précaire. Le contrôle des frontières est par ailleurs largement délégué à des acteurs privés (entreprises, associations, collectifs locaux), qui travaillent en coopération avec les fonctionnaires de police, quand ils ne s'y substituent pas. Quid de la responsabilité des Etats, des conditions d'enfermement, de la transparence des dispositifs dans ce contexte ? Les expériences des étrangères et des étrangers retenus résonnent d'un centre à l'autre et d'un pays à l'autre. Partout s'exprime le sentiment d'être injustement traités en criminels. Que fait la rétention à celles et ceux qui y sont placés ? Et comment l'existence de ces lieux façonne-t-elle les représentations de l'étranger ?