
Jules Hardouin-Mansart. Coffret 2 volumes
Extrait de l'avant-propos:«Le sieur *, chantre de *, m'a dit que son histoire d'* à laquelle il travaille depuis vingt ans est achevée et en estat d'estre imprimée, mais que les frais de l'impression sont fort considérables et le succès de son ouvrage extrêmement douteux et incertain. Il me paroist, Monsieur, qu'il a quelque sorte de raison, car ce livre n'est propre que pour les biblioteques et les gens curieux et sçavans, dont le nombre est fort petit, et il est certain que de méchants livres de vers, de romants et de voiages, enfin de ces livres qui se vendent chez Barbin ont un plus grand débit que ces sortes d'ouvrages, parce qu'il y a beaucoup moins d'esprits solides que de ceux qui ne cherchent qu'à se divertir, à lire sans application et sans reflection et à passer le temps».1675, 17 juillet, le marquis de Ménars à Colbert(BN, Mélanges Colbert 172, fol. 127)Ce livre est le fruit de recherches et de réflexions entreprises à partir de 1960, qui avaient abouti à une thèse soutenue à l'École des chartes en 1962. Les recherches, d'abord acharnées, furent ensuite discontinues, poursuivies à l'occasion de publications partielles, toujours intenses alors, mais entrecoupées par de longues infidélités commises au bénéfice de la Renaissance italienne. Les réflexions furent plus constantes, parce qu'il est probablement impossible d'aborder un tel sujet sans en rester marqué, et aussi parce que j'ai toujours agité dans mon esprit l'idée d'un livre aussi complet que possible sur un artiste si mal connu, tout en étant retenu sur ce chemin par les scrupules ordinaires aux chercheurs, la conscience de mes insuffisances au regard de l'infinie richesse des archives, le sentiment que tout aboutissement est par force prématuré. Je crois donc que la pensée de Mansart ne m'a jamais quitté, qu'elle était latente en moi dans les périodes mêmes où je semblais l'oublier, et qu'elle a même profité d'expériences et de réflexions menées sur de tout autres sujets. En outre les demandes de consultation de ma thèse que je recevais régulièrement (et que j'accordais libéralement) me renforçaient dans la conviction que j'avais fourni un travail utile et que je devais poursuivre dans cette voie. Un projet d'exposition commémorative lancé en 2005 auquel j'eus la naïveté de croire m'amena à rédiger une liste de quelque 250 documents en partie inédits qui fut distribuée et est restée entre les mains du comité constitué, composé de Mme Béatrix Saule, MM. Frédéric Didier, Alexandre Gady et moi-même. Lorsque ce projet avorta et qu'un membre de ce comité lança le projet d'un livre sur Mansart sous sa propre direction, j'ai pensé qu'il valait mieux publier moi-même le résultat de mon travail et qu'il était temps de le faire, puisque aussi bien une vie ne suffirait pas à épuiser toutes les possibilités de recherche.
| Nombre de pages | 656 |
|---|---|
| Date de parution | 01/01/2008 |
| Poids | 2 528g |
| Largeur | 295mm |
| EAN | 9782708408173 |
|---|---|
| Titre | Jules Hardouin-Mansart. Coffret 2 volumes |
| Auteur | Jestaz Bertrand |
| Editeur | PICARD |
| Largeur | 295 |
| Poids | 2528 |
| Date de parution | 20080101 |
| Nombre de pages | 656,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

LA RENAISSANCE DE L'ARCHITECTURE. De Brunelleschi à Palladio
Jestaz BertrandRésumé : La renaissance de l'architecture en Italie, au XVIe siècle, est une véritable révolution, tant dans l'art de construire que dans celui de concevoir. Les architectes italiens, Brunelleschi le premier, puis ceux de l'Europe tout entière au XVIe siècle, vont suivre de nouveaux principes : régularité, symétrie, proportions, et employer un vocabulaire inspiré par l'Antiquité ordres, colonnes, entablements, coupoles et dômes. C'est à la visite d'un formidable panorama monumental que nous invite Bertrand Jestaz, d'églises en places publiques, de palais en châteaux et de jardins en villas.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER16,20 € -

LE LIVRE JOURNAL DE LA FABRIQUE DE LA CHAPELLE SALVIATI A SAINT-MARC DE FLORENCE (1579-1594). EDITI
JESTAZ BERTRANDSur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER38,00 € -

Monuments vénitiens de la Première Renaissance. A la lumière des documents
Jestaz BertrandRésumé : L'histoire des premiers monuments de la Renaissance à Venise est encore imparfaite, entachée d'erreurs dues à une mauvaise interprétation de documents dont la lecture et la langue (latin ou vénitien ancien) posent souvent des problèmes ardus aux historiens de l'art. L'auteur de ce livre, philologue et historien de l'art, s'est appliqué à les rechercher dans les archives de Venise pour en donner une édition critique. Il présente ainsi les monographies de huit monuments essentiels, depuis la Porte de l'Arsenal (1460), premier essai d'imitation de l'antique, jusqu'à l'église San Salvador, chef-d'oeuvre du classicisme vénitien, dans lesquelles tous les documents repérés - dont nombre d'inédits, en particulier les comptes de construction de l'église San Michele- sont publiés avec leur traduction du latin et un glossaire des termes vénitiens. Il en ressort une vision nouvelle, plus précise et plus nuancée, de cette architecture spécifiquement vénitienne, qui met en valeur le rôle essentiel de certains maîtres d'ouvrage.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER70,00 € -

L'art de la Renaissance. Edition revue et augmentée
Jestaz BertrandL'étude de l'art de la Renaissance italienne, qui constitue le fondement et la part prépondérante de ce livre, a fait de tels progrès dans les vingt dernières années qu'il était grand temps de publier une édition révisée de l'ouvrage de 1984. Quelques exemples suffiront à l'illustrer. Dans le domaine de l'architecture, Antonio Ciaccheri a enfin été reconnu comme véritable auteur de la rotonde de l'Annunziata et comme une personnalité majeure dans la Florence du milieu du XVe siècle ; l'?uvre de Bramante à Milan a été réévaluée et son projet définitif pour Saint-Pierre de Rome restitué comme celui d'une immense basilique et non d'une croix grecque. L'église San Giorgio Maggiore à Venise n'est plus uniquement un chef-d'?uvre de Palladio, le projet du maître y a été altéré par l'addition du sanctuaire et du ch?ur, puis par l'adoption d'un nouveau dessin de façade... En matière de sculpture, de grands secteurs sont sortis de la pénombre, comme Venise au temps des Lombardi, le Milanais autour d'Amadeo, Naples au début du XVIe siècle - avec son impact sur l'art en Espagne -, de sorte que Florence a perdu le rôle quasi exclusif qui lui avait été abusivement attribué. Quant à la peinture, de nombreuses publications, les études suscitées par les discutables campagnes de nettoyage de la chapelle Sixtine à Rome ou de la chapelle Brancacci à Florence, et les grandes expositions qui se succèdent chaque année en Italie ont affiné la connaissance des plus grands maître - Léonard, Raphaël, Michel-Ange, Jules Romain Titien, le Parmesan -, mis en valeur des peintres moins connus - Bergognone, Savoldo, Moroni, Moretto, Dosso, Beccafumi, le Bassan, par exemple -, voir révélé un artiste qui avait sombré dans l'oubli, tel Fra Carnevale. L'Italie cependant n'a pas eu le monopole des bénéfice de la recherche. L'histoire de la Renaissance espagnole a été presque rénovée par les travaux d'une nouvelle génération, qui n'ont pas seulement concerné son monument le plus illustre, l'Escorial, mais aussi Tolède et l'Andalousie. En France, la connaissance de l'architecture, de la peinture, du vitrail a beaucoup progressé. Les rapports des peintres flamands ou néerlandais avec l'art italien ont enfin été scrutés méthodiquement en dehors de tout esprit nationaliste, de même que l'?uvre de leurs compatriotes sculpteurs, qu'ils aient exercé en Italie, comme Jean Bologne, en Allemagne, comme Hubert Gerhard, ou même à Prague. L'école de Prague, d'ailleurs, et le rôle de l'empereur Rodolphe II ont bénéficié aussi d'une exposition mémorable. Ce sont toutes ces nouveautés qui rendaient nécessaire une mise à jour de L'art de la Renaissance et qui font sa nouvelle version un état des connaissances aussi complet que possible dans le cadre d'un propos aussi vaste que celui d'un ouvrage de synthèse.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER215,00 €
Du même éditeur
-

François-Joseph Bélanger. Artiste architecte (1744-1818)
Ollagnier Claire ; Lebeurre AlexiaRésumé : L'ouvrage offre l'occasion d'actualiser et d'approfondir les connaissances sur François-Joseph Bélanger (1744-1818), l'un des architectes les plus talentueux de son temps. Il excella tout particulièrement dans la conception de l'habitat et des jardins, livrant alors quelques-unes des demeures les plus remarquées de l'Ancien Régime. Mais Bélanger ne fut pas seulement le chef d'orchestre des plaisirs d'un monde finissant : au cours de sa carrière, il traita aussi les programmes les plus divers tels que lotissement, halle, abattoir, bains publics ou encore salle de spectacle. Parallèlement, il mit ses talents au service de la sphère domestique en créant les décors intérieurs les plus originaux du temps.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER47,00 € -

Bourgogne. Les patrons du Second Empire
Jobert Philippe ; Lévêque PierreSur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER43,70 € -

Marseille. Les patrons du Second Empire
Caty Roland ; Echinard Pierre ; Richard ElianeRésumé : Pour apprivoiser le temps, les hommes l'ont divisé en périodes égales et successives : années, mois, semaines, jours. Ainsi est né le calendrier. Chaque civilisation produit le sien. Ce livre voudrait nous faire prendre conscience que notre existence est rythmée par le calendrier chrétien. Les Eglises l'ont façonné, en incorporant et en christianisant des éléments antérieurs juifs et païens. Pâques commande l'année liturgique, l'Avent et le cycle de Noël l'inaugurent, la Toussaint nous réunit aux saints du ciel et Carnaval précède Carême ! Que signifient ces fêtes chrétiennes, quelle influence ont-elles sur nos vies, pourquoi chaque jour a son cortège de saints et que sont devenus les anges qui peuplaient nos églises et nos fresques ? A la différence des Anciens qui croyaient au retour de l'âge d'or, après l'âge de fer, à la différence des bouddhistes ou des hindouistes qui vivent dans un temps cyclique sans commencement ni fin, la venue du Christ a marqué pour nous le début de l'Histoire. Elle est devenue linéaire et dès lors marche vers sa fin. L'an 2000 arrive, marquera-t-il la fin du temps ou la fin des temps ? Mais l'an 2000 est-il bien l'an 2000 ? L'Eglise, e ouvrant le Grand Jubilé, année de pénitence et de pardon, sacralise cet anniversaire et prévient le retour des terreurs millénaires. Le dernier chapitre s'efforce de décrypter ce temps que beaucoup redoutent et que certains attendent avec un espoir ambigu. Un livre clair et tonique.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER39,60 € -

Noble et forte maison. L'habitat seigneurial dans les campagnes médiévales : du milieu du XIIe au dé
Sirot ElisabethD'apparence modeste ou luxueuse, les nombreuses maisons fortifiées qui occupent encore la campagne, invitent l'archéologue, spécialiste des châteaux médiévaux, à se pencher sur leur histoire. Celle de leurs vestiges matériels nous éclaire d'abord sur la mise en ?uvre de matériaux de construction variés, de techniques architecturales originales, notamment pour les installations de confort, le chauffage, l'hygiène; de plus, le décor n'échappe pas aux occupants, trop souvent assimilés à une population de militaires un peu rustres. La chronologie de ces habitats ruraux est désormais assez bien établie; l'exploitation des textes et les datations par dendrochronologie pratiquées dans de nombreuses régions, permettent de situer leur phénomène d'apparition, à la fin du XIIe siècle et au début du XIIIe siècle, la mise en place du plus grand nombre s'effectuant entre 1250 et 1350. Au fur et à mesure que la connaissance de la maison se précise, l'histoire de ses habitants se dévoile. Dans un premier temps, des petits seigneurs chevaliers - parfois à l'origine des premières mottes au XIe siècle -, portent le nom de leur terre, puis, avec l'avènement d'une noblesse de service, ce sont des juristes, des magistrats ou autres officiers des comtes et des ducs qui cherchent à se distinguer du reste de la population, en occupant un lieu de résidence semblable à celui des authentiques lignages. Tous appartiennent à une aristocratie laïque, au sens d'élite sociale, ils bénéficient de nombreux privilèges et d'une certaine aisance financière. Cette aristocratie inscrit dans sa résidence - un logis fortifié - les codes qui marquent son identité culturelle. Résider à la campagne, dans une maison "noble et forte" est considéré au XIVe siècle, comme un indicateur de réussite sociale. Compte tenu de la variété et de la richesse des informations que nous lègue ce "petit château", il est temps de donner un cadre scientifique à des recherches régionales trop souvent limitées à des inventaires, conduits sans autre perspective qu'un intérêt patrimonial. Cet ouvrage, qui n'offre qu'un aperçu des multiples directions de recherche proposées par les habitats fortifiés mineurs au Moyen Age, aura, nous l'espérons, rendu à la maison forte ses lettres de noblesse...Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER42,60 €
De la même catégorie
-

Andalousie. Art et civilisation
López Guzman Rafael ; Henares Cuéllar IgnacioRésumé : Une grande partie de l'histoire de la Méditerranée et de l'Occident européen est étroitement liée à la culture artistique andalouse. Creuset de civilisation où se sont mêlées influences opposées et complémentaires, l'Andalousie a également su forger et exporter des caractères qui lui sont propres. Longtemps principale province de l'Empire romain, le territoire andalou fut partagé, au Moyen Age, entre Wisigoths et Byzantins. Puis, avec l'arrivée de l'islam, la région connut l'une de ses grandes périodes d'épanouissement, devenant un lieu d'expérimentation, en particulier au niveau architectural. A l'époque moderne, la Renaissance impériale fit éclore un véritable printemps italianisant dans le sud de l'Espagne. Et sous Charles Quint, Grenade et Séville devinrent des villes privilégiées, la première avec l'Alhambra, la seconde avec son port qui obtint le monopole des échanges avec l'Amérique. La Contre-Réforme ne réussit pas à mettre un frein au dynamisme du xvi` siècle et le baroque andalou transforma, popularisa et adapta la culture au rituel religieux. Cette créativité s'est maintenue durant les XIXe et XXe siècles, culminant avec l'Exposition universelle de 1992 à Séville. Ainsi, malgré les vicissitudes de l'histoire, la culture andalouse est-elle parvenue à conserver un patrimoine incroyablement riche et varié. Ce superbe ouvrage nous révèle cet héritage exceptionnel, absolument unique dans l'Occident européen.EN STOCKCOMMANDER29,95 € -

Un monde désirable
Schuiten LucUne vision biomimétique de l'architecture et de l'urbanisme Selon un avis largement partagé, notre avenir est apocalyptique. En quête d'un antidote, et pour contrebalancer ces dystopies préjudiciables, j'ai pris le parti d'imaginer des futurs souhaitables. Je me suis autorisé à rêver de villes où l'on ne craint plus de respirer à fond, rendant la place aux parfums des plantes, aux chants des oiseaux, aux potagers et aux méandres des rivières. Mon travail utopique a trouvé un ferment dans les recherches biomimétiques. S'inspirer du Vivant pour innover m'a donné une indispensable assise dans le réel et m'a permis d'affermir mon imaginaire dans un contexte crédible. Grâce à mon métier d'architecte, j'ai tout d'abord dessiné des bâtiments destinés à voir le jour dans un temps proche, puis, conscient que toute réalisation commence par un plan, un dessin, j'ai cherché à concevoir, pour un futur lointain, un monde désirable et biomimétique, un avenir très différent de celui qui s'annonce. Par mes dessins, je propose de diluer la frontière entre l'artificiel et le naturel et de réconcilier l'Humain et son environnement dans une vaste relation d'interdépendance et de respect. - Luc SchuitenEN STOCKCOMMANDER39,95 €


