Napoléon dans l'Adriatique. Dictionnaire biographique des provinces illyriennes
Jejcic Alain ; Vodopivec Peter ; Vrandecic Josip
SPM LETTRAGE
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EAN :9782917232590
Les Provinces illyriennes, créées par décret impérial pris à Schönbrunn le 14 octobre 1809, constituent l'aboutissement et le moment culminant de la présence française en Dalmatie, son arrière- pays et, plus largement, sur l'ensemble des territoires situés sur la rive orientale de la mer Adriatique. Inaugurée dès la première campagne d'Italie avec la prise de Venise en mai 1797, elle se déploie en suivant les événements qui secouent le Continent dans son ensemble et la région en particulier pour prendre fin au mois de juin 1814 lorsque le général Donzelot remet Corfou à l'amiral anglais John Gore en application de la convention de Paris passée par Louis XVIII. A rebours de la modestie qu'elles occupent dans l'histoire napo- léonienne, les Provinces témoignent de la longévité de la présence française sur les côtes de l'Adriatique embrassant pratiquement la totalité de la carrière de Napoléon Bonaparte, général en chef, consul et empereur. C'est dire qu'à sa façon, elle suit autant l'évolution de sa politique, de sa manière de faire qu'elle ne reflète les événements cruciaux qui en ponctuent l'histoire, à savoir les traités de paix de Campoformio, de Lunéville et de Schönbrunn, les batailles d'Austerlitz et de Wagram sans même évoquer la campagne d'Italie de 1813-1814 dont la reconquête de l'Illyrie française représente le prélude. Les quelque sept cents notices rassemblées dans ce Dictionnaire biographique des Provinces illyriennes témoignent de cette histoire.
Nombre de pages
733
Date de parution
02/07/2018
Poids
1 090g
Largeur
155mm
Plus d'informations
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EAN
9782917232590
Titre
Napoléon dans l'Adriatique. Dictionnaire biographique des provinces illyriennes
Auteur
Jejcic Alain ; Vodopivec Peter ; Vrandecic Josip
Editeur
SPM LETTRAGE
Largeur
155
Poids
1090
Date de parution
20180702
Nombre de pages
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Cocteau disait: Mon ?uvre est un objet difficile ramasser. De fait, la critique littéraire a échoué à le lire. Pourtant, il persiste volontiers auprès du public et des poètes, en dépit d'une déconsidération jamais précisée de l'intelligentsia. Confusément, Cocteau savait que son ?uvre présentait un écueil pour la littérature, lui qui pensait qu'un psychiatre serait plus à même de le lire et de repérer le fil rouge qui coud son ?uvre. Cela autorisa Marie Jemma-Jejcic à le lire avec Lacan. Quel tressage, ?uvre et vie, écriture et structure composent-elles, pour que Cocteau souhaitât un "linguiste de l'âme", selon sa belle expression? L'auteur, en prenant en compte cette requête, dégage ici la vérité en ?uvre. Par le travail pugnace de l'écrit, Cocteau soutient un désir de vie mis à mal par un deuil traumatique qui déstabilisa la mise en place de sa structure psychique. Grâce aux apports de Lacan sur la langue, l'écrit et la lettre, Marie Jemma-Jejcic repère la position d'objet de l'écrit, le questionne dans ses rapports avec le deuil, la mélancolie et le masochisme. Ainsi, de Cocteau, une ?uvre en souffrance émerge. A procéder de l'énigme, le "dit poétique" concerne le psychanalyste et sa pratique de l'interprétation, en même temps qu'il interroge ce qu'il en serait d'un acte poétique de Cocteau. De la sorte, il est possible que ce poète méconnu pour sa poésie, et qui agaça par sa façon savante d'utiliser les médias, ait ranimé ce qu'il en était autrefois de l'aède. Du coup, de façon inattendue, lire Jean Cocteau se propose comme un retour à Jacques Lacan.
La violence s'étend. Comme une mauvaise herbe, elle s'enracine dans nos sociétés européennes avec une sauvagerie nouvelle qui engendre la peur au point de sembler moins l'effet d'une politique locale que d'une civilisation, peut-être même de l'abandon de toute idée de civilisation. Parce que ce livre est composé à plusieurs voix, il jette un éclairage bref mais précis sur les différentes causes de la violence. Des auteurs de plusieurs pays et de différents corps de métiers analysent la singularité de la violence selon l'angle où chacun l'observe. On découvre ainsi que la violence n'est pas monolithique, anonyme, mais qu'elle procède de l'histoire des pays, parfois de l'oubli de leur histoire. Architecte-urbaniste, avocat, journaliste, psychanalystes psychiatres, psychologues mais aussi ados d'une de ces banlieues oubliées, aident à préciser les conditions des manifestations de la violence dans la ville, dans la société, dans la clinique et les différentes fonctions qu'elle peut prendre. Ainsi, ces ados des cités témoignent ici que, convertie, la violence peut aussi devenir vie, énergie et régénérer pour créer, comme ce "polar" qu'ils ont publié alors que brûlaient des autobus.
Confronté au dur métier de rester vivant, Samuel Beckett a su faire "métier d'être homme", c'est pourquoi le 21e siècle devrait le prendre très au sérieux. Beckett disait : On n'écrit pas pour publier, on fait ça pour respirer. Dès lors, nous tenterons de localiser les opérations d'écriture qui lui ont permis de passer d'une détresse mentale à la joie ! "Etre ou ne pas être" ici n'est pas la question, mais dire précis, sans relâche, mot à mot, jusqu'à se faire inventeur de soi-même selon sa belle expression. Tout Beckett est là : s'inventer, pas se créer... car à se faire inventeur de soi-même, c'est de son présent qu'il saura faire création. La conséquence : aux prises avec le métier de rester homme, toute cruauté devient vaine. Et Beckett ne se dit pas poète, mais poème... et qui s'écrit, ajoute Lacan. En somme, la finalité d'une analyse !
Cocteau fait ?uvre de séduction, rarement de conviction. Il déroute. A mettre Cocteau en présence de Lacan, se découvrent la subtilité de l'utilisation du mythe d'?dipe chez le poète et sa fonction en psychanalyse, loin des applications brutales et grossières qui en sont faites. Cette introduction à un poète, que la jeunesse continue d'aimer, permettra peut-être à certains de découvrir la rigueur de la réflexion de Lacan, sans céder à une vulgarisation, par essence assassine. A en mettre à l'épreuve les repères nerveux, cette étude témoigne de leur fécondité.
Tant les Français que les Suisses n'ont jamais vu leur histoire de cette manière, sous le prisme que propose cette biographie. Le comte Louis-Auguste-Augustin d'Affry, bourgeois-patricien de Fribourg, natif de Versailles et général au service de France, a littéralement accumulé les plus hautes fonctions militaires : colonel des Gardes suisses, Lieutenant-général dès 1758, Administrateur général des Suisses et Grisons (1771-1792) au service de France. Moins connu est son rôle déterminant au service de la diplomatie française, suisse, et franco-suisse. Sous prétexte que son rôle a été effacé, et apparemment secondaire, il fut écarté de la plupart des études portant sur cette période. Et pourtant, ce valeureux militaire comblé d'honneurs fut le représentant informel du Corps helvétique et de l'établissement suisse en France. Nommé ministre plénipotentiaire de France à La Haye en 1755, il croise (le fer avec) Casanova, notamment. Il réussit à maintenir les Néerlandais dans la neutralité pendant la Guerre de Sept Ans. d'Affry tira de ses expériences diplomatiques un goût très prononcé pour le double jeu, lequel eut tout lieu de s'épanouir abondamment durant les quatre premières années de la Révolution française. Malmené par ses pairs et rejeté par ses compatriotes helvétiques, il a longtemps incarné un aspect embarrassant de l'imagerie de la Révolution française en général et de la terrible journée du 10 Août en particulier. Pour étayer coûte que coûte l'alliance franco-suisse, il soutint scrupuleusement le pouvoir légalement établi en France, mais quand arriva pour Louis XVI le temps de laisser à la représentation nationale la primauté du pouvoir, ce tacticien politique remarquable repositionna sa loyauté et se transforma en quelque sorte en baromètre du rapport des forces en présence en France. La stratégie de l'ambiguïté a un prix et une légende noire s'est emparée de la mémoire de l'atypique d'Affry. Né sous Louis XIV, il survécut à Louis XVI.
Au moment où l'Allemagne capitula le 11 novembre 1918, la solidarité des Alliés était déjà compromise. Les privations, les souffrances, les nombreuses pertes humaines, les destructions matérielles avaient épuisé l'Europe. Reconstruire devenait la priorité, ce qui portait au premier plan les solutions politiques, parfois idéologiques. Voulant dépasser l'affrontement fratricide des peuples, le " pacte de la Société des Nations " posa, sous l'influence de Wilson, les principes d'un ordre international nouveau. La paix comme but de guerre ! Cette paix retrouvée à Versailles s'avérait-elle avantageuse ? Devait-elle prôner la simple coexistence entre les nations ? La paix révolutionnaire constituait-elle une solution possible ? Comment célébrer ce moment tant attendu par tous les belligérants ...
Barjot Dominique ; Bellavitis Anna ; Haan Bertrand
Où en est l'historiographie française et francophone, en ces temps de mondialisation accélérée ? La recherche historique française est demeurée féconde dans chacune des quatre grandes périodes de l'histoire, cet ouvrage en donne un aperçu pour chacune d'entre elles. Les échanges et les interactions entre les traditions historiographiques de différents pays sont à l'ordre du jour, mais des spécificités de chacun perdurent. La France a eu et a encore une tradition marquée d'ouverture, qu'il faut pouvoir maintenir dans un contexte de crise globale, présente et future. L'historiographie française et francophone est en plein renouvellement. Des champs nouveaux s'ouvrent à la recherche, qui font largement appel à des approches transversales et pluridisciplinaires, voire transdisciplinaires.
Le Second Empire (1852-1870), bien qu'il s'ouvre sur un coup d'État pour se terminer par une lourde défaite militaire, correspond à une période économique très faste qu'accompagne un développement majeur de la photographie. C'est de la conjonction exceptionnelle entre cette période et ce nouveau media que traite cet essai. La photographie apparaît d'abord comme une nouvelle icône du pouvoir en place comme de l'opposition républicaine. Elle enregistre aussi les facettes des transformations considérables de la société dans le domaine public et privé. Elle contribue ce faisant à l'essor d'une nouvelle économie industrielle et commerciale consumériste avant la lettre. Elle accompagne le progrès scientifique en de nombreux domaines et participe à la vie artistique révélatrice de cette période aussi féerique que fragile.