L'Italie et le Maghreb au Moyen Age. Conflits et échanges du VIIe au XVe siècle
Jehel Georges
PUF
23,50 €
Epuisé
EAN :9782130522638
En dépit des affrontements qui suivirent de peu les conquêtes arabes du ville siècle, et qui continuèrent de jalonner l'histoire de la Méditerranée pendant tout le Moyen Age, les rapports entre l'Italie et le Maghreb se sont progressivement orientés vers des échanges, qu'une intense activité diplomatique aida peu à peu à se constituer. La maîtrise de l'espace maritime ne fut pas pour les Italiens, Pisans, Génois et Vénitiens notamment, le seul mobile qui les attirait vers l'Afrique du Nord, relais indispensable à l'extension de leurs contacts avec l'Orient et l'Atlantique. L'économie maghrébine largement fondée sur les activités pastorales se révéla aussi, lors de l'essor des entreprises italiennes, un important foyer d'approvisionnement en matières premières telles que laines et peaux, soie ou coton. D'autre part, il apparut très vite que de grandes villes de la région comme Tunis, Bougie, Tlemcen ou Ceuta étaient d'importants marchés de consommation et de redistribution des productions textiles issues des ateliers italiens de Toscane et de Lombardie ainsi que d'Angleterre, de Flandre, de Bourgogne ou de Champagne. Ces marchandises souvent précieuses transitaient par Gênes et Venise, tandis que les échanges massifs de denrées alimentaires - céréales surtout assuraient une base régulière à un trafic incluant les épices, l'alun et des produits manufacturés. Autant de relations fructueuses au long des siècles, dont la participation des Génois aux réseaux de propagation de l'or du Niger et à son incidence sur la monnaie n'est pas la moindre illustration.
Nombre de pages
228
Date de parution
12/10/2001
Poids
325g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782130522638
Titre
L'Italie et le Maghreb au Moyen Age. Conflits et échanges du VIIe au XVe siècle
Auteur
Jehel Georges
Editeur
PUF
Largeur
150
Poids
325
Date de parution
20011012
Nombre de pages
228,00 €
Disponibilité
Epuisé
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L'épopée angevine est à voir comme une tentative pour décloisonner une Europe qui, au cours des XIVe et XVe siècles, se fige dans une organisation en États-nations contre laquelle s'est formée, à la charnière des XXe et XXIe siècles, l'Union européenne. Elle s'inscrit ainsi dans le patrimoine de cette dernière. Issue de la maison de France, une famille royale a gouverné depuis Naples entre 1266 et 1442 un ensemble politique qui a répandu l'influence française de la Méditerranée occidentale à la Grèce et au Danube, par les Balkans, jusqu'en Pologne et en Orient. Les rois de Naples portaient, en effet, le titre prestigieux de roi de Jérusalem. La présence française s'exerça autant par la diffusion de structures politiques et administratives que par celle de la langue écrite partout où le pouvoir angevin s'appliquait. Elle s'est prolongée dans le domaine de l'art et de l'architecture jusqu'en Hongrie, ou en Morée pour illustrer le destin de la dynastie angevine et nourrir, par le brassage socioculturel qui s'ensuivit, l'identité de l'Europe. Au cours de ces deux siècles commencèrent à se tisser, entre ces peuples, des liens qui évoluèrent par la suite sans jamais se distendre complètement.
Le passage de la démocratie antique à la démocratie moderne s'est réalisé par l'intermédiaire du Moyen - Âge. Après la chute de l'Empire romain en Occident, les évêques se substituèrent aux pouvoirs civils défaillants. Les ordres monastiques posaient les bases d'une gestion collective ouvrant sur le parlementarisme par recours aux élections. Dans le même temps s'opérait une révolution intellectuelle qui suscita l'essor de la pensée critique dans l'université, alors aux mains du clergé...
L'épopée angevine est à voir comme une tentative pour décloisonner une Europe qui, au cours des XIVe et XVe siècles, se fige dans une organisation en Etats-nations contre laquelle s'est formée, à la charnière des XXe et XXIe siècles, l'Union européenne. Elle s'inscrit ainsi dans le patrimoine de cette dernière. Issue de la maison de France une famille royale a gouverné depuis Naples entre 1266 et 1442 un ensemble politique qui a répandu l'influence française de la Méditerranée occidentale à la Grèce et au Danube, par les Balkans, jusqu'en Pologne et en Orient. Les rois de Naples portaient, en effet, le titre prestigieux de roi de Jérusalem. La présence française s'exerça autant par la diffusion de structures politiques et administratives que par celle de la langue écrite partout où le pouvoir angevin s'appliquait. Elle s'est prolongée dans le domaine de l'art et de l'architecture jusqu'en Hongrie, ou en Morée pour illustrer le destin de la dynastie angevine et nourrir, par le brassage socioculturel qui s'ensuivit, l'identité de l'Europe. Au cours de ces deux siècles commencèrent à se tisser, entre ces peuples, des liens qui évoluèrent par la suite sans jamais se distendre complètement.
Approche transversale des règles d'encadrementPREMIÈRE PARTIE : L'appréhension des aides 1 ? Logiques variables et enjeux communs 2 ? L'approche extensive de l'aide d'État 3 ? Approches plus partielles de la notion d'aide aux entreprises DEUXIÈME PARTIE : La mise en ?uvre des aides 1 ? Dérogations à la prohibition des aides d'État 2 ? La mise en ?uvre des aides européennes 3 ? La mise en ?uvre des aides en droit interne TROISIÈME PARTIE : Le contrôle des aides 1 ? Le contrôle de la compatibilité des aides d'État 2 ? Le contrôle des financements européens 3 ? Les contrôles découlant du droit interne 4 ? La régulation internationale des subventions QUATRIÈME PARTIE : La remise en cause des aides 1 ? La suppression des aides 2 ? Le contentieux des aides aux entreprise
Le marché du logement n'est pas un marché comme un autre. L'accès au logement, malgré son statut de droit opposable, est rendu de plus en plus difficile, notamment pour les jeunes générations, du fait de la progression importante des dépenses en logement des ménages. Pour des raisons similaires, l'accession à la propriété des ménages modestes est rendue de plus en plus en complexe. Le logement, premier actif du patrimoine des ménages, est devenu l'un des principaux vecteurs de transmissions intergénérationnelles. Le mal-logement et les situations d'exclusion continuent de progresser en France et la question se pose de la capacité de notre société à enrayer ces phénomènes aux facettes multiples. Les divergences observées entre les différents marchés du logement ont eu pour conséquence la rupture du parcours résidentiel d'un grand nombre de ménages. Apprendre à identifier et à vaincre les crises du logement qui traversent la France devrait constituer l'une des problématiques centrales du débat public pour les prochaines années.
Bachelard Gaston ; Bontems Vincent ; Canguilhem Ge
Pour une révolution permanente de la raisonRecueil d'articles dont la première édition a été publiée en 1972 dans la collection Bibliothèque française contemporaine. L'Engagement rationaliste suit l'intégralité de la trajectoire de Gaston Bachelard. Composé, titré et préfacé par Georges Canguilhem, ce recueil s'ouvre avec un manifeste épistémologique révolutionnaire (« Le surrationalisme ») rédigé en soutien au Front populaire, et s'achève avec l'éloge de Jean Cavaillès, l'ami chef de la Résistance assassiné par les nazis, manifestant ainsi le caractère engagé de l'épistémologie. Cet engagement consiste en premier lieu à suivre la science dans ses progrès : « il faut que le rationaliste soit de son temps, et j'appelle de son temps, du temps scientifique, de la science du temps que nous vivons actuellement ». Un tel rationalisme révise ses connaissances, ses méthodes et jusqu'à ses principes. Il ne lutte pas seulement contre le sens commun, mais aussi contre des normes de scientificité héritées du passé. Cette posture résolument progressiste résonne avec d'autres positions avant-gardistes. La présente édition, présentée et commentée par Vincent Bontems, précise l'origine des textes, restitue leur contexte, et identifie la source des citations et des concepts, afin d'éclairer le sens des engagements de la pensée et de l'existence de Bachelard.
Marx, Engels et nombre de marxistes ont été confrontés à la question nationale. Faut-il défendre la nation ? Sous quelles conditions et dans quel contexte ? Les plus célèbres figures du marxisme (Lénine, Rosa Luxemburg) ont proposé des solutions divergentes voire profondément contradictoires, et suggéré de soutenir certaines causes nationales (notamment celles des peuples opprimés) ou bien au contraire parfois de répudier toute appartenance à un territoire ou une culture. Récemment, la crise de l'Union européenne et l'implosion de plusieurs Etats-nations au Moyen-Orient ont remis sur le devant de la scène les problématiques nationales, que d'aucuns estimaient dépassé à l'heure de la mondialisation et de l'effacement (présumé) des frontières et des espaces nationaux. Ce numéro propose ainsi à la fois de revenir sur les définitions de la nation et du nationalisme proposées par les marxistes mais également sur des enjeux plus contemporains, à travers des études de cas concernant plusieurs continents.