
L'aller-vers en travail social. Une mutation des pratiques et des organisations
Comment expliquer l'apparition, depuis quelques années de ce thème de l'aller-vers dans les orientations du travail social ? Cette volonté d'aller rejoindre les publics cibles de l'action sociale, mais qu'elle ne parvient pas à atteindre, ne signe-t-elle pas le relatif échec des dispositifs d'intervention ? Les crises sociales, économiques, sanitaires, qui traversent de plus en plus notre société ne peuvent plus se satisfaire d'une intervention sociale limitée à la réponse aux demandes formulées par ses potentiels bénéficiaires. Après une expérience de 30 ans de direction, l'auteur veut faire évoluer les pratiques, les relations et les fonctionnements afin de mieux répondre aux défis qui se présentent à nous dans un environnement de plus en plus incertain. L'aller-vers peut être un moyen de répondre à la nécessité de promouvoir la citoyenneté des personnes usagères des dispositifs d'intervention.
| Nombre de pages | 176 |
|---|---|
| Date de parution | 17/10/2023 |
| Poids | 218g |
| Largeur | 135mm |
| EAN | 9791034608171 |
|---|---|
| Titre | L'aller-vers en travail social. Une mutation des pratiques et des organisations |
| Auteur | Janvier Roland |
| Editeur | CHAMP SOCIAL |
| Largeur | 135 |
| Poids | 218 |
| Date de parution | 20231017 |
| Nombre de pages | 176,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Conduire l'amélioration de la qualité en action sociale
Janvier RolandAlors que la pensée dominante tend à faire croire qu'il existerait des données objectives et indiscutables devant être adoptées par tous, il est urgent de développer une critique argumentée du concept de qualité. Envisagée comme une question, c'est-à-dire comme un concept équivoque et discutable, la qualité (substantif d'ailleurs toujours utilisé au singulier comme pour signifier sa prétention universalisante) quitte le ciel idéal du modèle unique et consensuel pour devenir l'enjeu d'un débat. Débattue, la qualité descend de son piédestal pour devenir une donnée relative et contingente. Elle peut alors être l'espace d'un engageaient possible des acteurs autour de convictions partagées. Le présent ouvrage prend le contre-pied des idées toutes faites pour ouvrir des pistes stratégiques. Dans cette perspective, la définition de ce qui fait qualité devient le préalable à une démarche d'évaluation mobilisatrice. Hors de cette perspective, la qualité reste une injonction infondée et l'évaluation une mise en conformité.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER31,40 € -

Ethique de direction en institution sociale et médico-sociale
Janvier RolandQuelles sont les "tensions éthiques" qui traversent et structurent la fonction de direction en institution sociale et médico-sociale ? Répondre à cette question suppose de cerner la fonction de direction d'établissement ou de service du champ social et médico-social. Fonction délicate sinon difficile, marquée par l'environnement complexe qui caractérise l'action sociale, fragilisée par le contexte d'incertitude des politiques publiques, exposée au risque que représente l'exercice du pouvoir et, enfin, impactée par les situations particulières des usagers. Répondre à cette question suppose également de situer ce qu'est l'éthique dans l'action sociale et médico-sociale. Elle n'est ni une normalisation comme la morale, ni une règle professionnelle à l'instar de la déontologie. Elle renvoie la personne à ses choix quotidiens et les collectifs de travail, notamment les équipes de direction, à leurs responsabilités engagées dans l'action au nom d'un projet partagé. L'éthique est un sujet à la mode, de toutes les modes... A l'heure où les critiques fleurissent contre le "management", elle peut être une opportunité facile pour redonner ses lettres de noblesse aux formes d'exercice du pouvoir mises à mal par l'évolution des institutions. L'auteur se plie ici à une double exigence. D'une part, relier l'éthique et le politique parce que l'orientation de l'action en travail social repose sur un projet qui contribue à la construction sociale. D'autre part, relier les pratiques professionnelles avec le travail de la personne sur elle-même, parce que la fonction de direction ne peut qu'être habitée, investie par un sujet assumant sa responsabilité et interrogeant son rapport au pouvoir. Ce livre est destiné aux cadres de direction, directeurs ou cadres intermédiaires, en exercice et en formation. Il s'adresse également aux formateurs.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER17,90 € -

Vous avez dit "usager" ? Le rapport d'usage en action sociale, 2e Edition revue et augmentée
Janvier RolandUn débat traverse le champ de l'action sociale et médico-sociale autour de l'expression "usager" : le terme est souvent remis en cause. Certains veulent l'abandonner car il serait stigmatisant, d'autres critiquent le statut contraint qu'il signifie ou encore le trouvent réducteur au seul lien administratif. Cet ouvrage voudrait ouvrir d'autres perspectives en intégrant la notion de rapport d'usage comme élément central de la relation d'aide. Qu'entend-on par "rapport d'usage" ? Il s'agit de la manière dont des bénéficiaires d'interventions sociales ou médico-sociales, mais aussi les intervenants, "font usage" des dispositifs sociotechniques de prise en charge ou d'accompagnement. Contre l'accusation faite à la technicisation du travail social de pervertir la qualité relationnelle entre intervenants et bénéficiaires, la prise en compte du rapport d'usage réhabilite la médiation technique comme support de l'échange. Faire usage d'un dispositif instaure une relation triangulaire entre le professionnel, le support technique lui-même et l'usager, qui s'apparente à un rapport de force : l'usager n'est plus un simple utilisateur mais un acteur inscrit dans une stratégie, dans un rapport social. Prenant appui sur l'analyse de l'ingénierie de la loi n° 2002-2, des outils en découlant (livret d'accueil, contrat de séjour), de l'évaluation, de journaux associatifs, mais aussi de la parole des usagers eux-mêmes sur Internet (blogs, forums), l'auteur démontre que le rapport technique qui s'instaure dans les institutions sociales et médico-sociales peut permettre aux usagers de développer leur pouvoir d'agir. Au coeur du débat, cet ouvrage propose un changement de point de vue qui ouvre de nouvelles perspectives. La technicisation, qui caractérise l'évolution du travail social, serait une opportunité pour refonder la relation d'aide : une autre manière de "faire ensemble", de créer du lien, de se positionner les uns par rapport aux autres et, finalement, de faire "bon usage" des dispositifs sociotechniques.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER19,90 € -

Changer de regard sur les organisations du travail social. Une approche par les seuils
Janvier RolandCombien as-tu de salariés dans ton établissement ? ", "Combien de personnes prenez-vous en charge ? " C'est souvent par ce genre de questions que des directeurs d'établissements ou de services sociaux et médico-sociaux entrent en contact. La reconnaissance est liée à des normes quantitatives, plus il yen a, plus c'est important. Cette vision des organisations du travail social par leurs stocks occulte une approche plus qualitative qui s'intéresserait plutôt aux capacités d'échanges et d'interactions que génèrent les établissements et services au profit de leurs bénéficiaires et avec leur environnement. Roland Janvier propose dans cet essai de faire un pas de côté pour analyser les organisations du travail social. C'est en s'intéressant aux seuils des organisations que l'on peut embrasser plus largement les réalités des établissements et services sociaux et médico-sociaux. Les seuils sont ici tous ces espaces physiques, matériels et immatériels, ces interstices et ces écarts qui rendent possible la vie quotidienne des équipes professionnelles et des personnes accompagnées. Interrogeant les modalités d'organisation et de management des établissements et services, cet ouvrage s'adresse largement à tous les acteurs du monde des solidarités.Sur commande, 6 à 10 joursCOMMANDER32,00 €
Du même éditeur
-

Efficacité et performance au travail. Un autre regard
Wittorski Richard ; Obertelli PatrickRésumé : La référence à l'efficacité et la performance traverse bien des discours professionnels, institutionnels, politiques et sociaux à tel point qu'il est assez courant d'entendre dire que la quête d'une efficacité toujours plus grande du travail, de l'enseignement, de la formation, de la vie sociale plus largement... serait le symptôme d'une société hyper-moderne. L'omniprésence de cette référence dans la réalisation du travail, dans la conduite de sa vie... a pour effet de mettre au premier plan de nos existences les buts, les finalités et le résultat évaluable, donc la performance, conduisant alors, selon certains, à instaurer un climat de concurrence entre les individus et surtout laissant à penser qu'il est anormal et interdit de "perdre son temps" . Or, l'existence humaine ne semble pas naturellement fondée d'abord sur la preuve permanente de l'obtention d'un résultat. Mais alors, pourquoi la référence à l'efficacité domine-t-elle la vie sociale, la vie au travail voire même la vie personnelle ? Y a-t-il une seule façon de penser l'efficacité ? Cet ouvrage a pour intention de traiter ces questions en réunissant des points de vue différents d'économiste, de gestionnaire, de compagnon du devoir, de spécialiste de l'analyse du travail. Avec des contributions de Pascal Chauchefoin, Nathalie Corceiro et Patrick Doffémont, Jean-Claude Dupuis, Pascal Airey, Thierry Rousseau, Aline Dronne-Caron et Patrick ConjardEN STOCKCOMMANDER15,00 € -

Emeutes, révoltes urbaines et réactions sociales. Acteurs et pacificateurs de désordre dans les quar
Boucher ManuelDe Clichy-sous-Bois à Nanterre, des nuits d'automne 2005 aux émeutes et révoltes fulgurantes de l'été 2023, la France est régulièrement secouée par des violences collectives qui trouvent leur épicentre dans les quartiers (im)populaires. Près de vingt ans séparent les violences de 2005 et celles de 2023. Pourtant, les causes structurelles demeurent : ségrégation urbaine, ghettoïsation, discriminations raciales, violences policières, précarité sociale, relégation scolaire, sentiment d'injustice... Dans un contexte d'intensification des inégalités, ces territoires restent le théâtre d'explosions de colère juvénile où s'expriment des frustrations, des envies de vengeance, des appels à l'aide mais aussi des revendications et parfois des aspirations politiques souvent invisibilisées. Cet ouvrage collectif réunit les analyses de sociologues, politistes et photographes engagés afin d'interroger ces mobilisations violentes et les réponses qu'elles suscitent. En croisant les regards quelquefois contrastés, il questionne la construction sociale et politique des émeutes et/ou révoltes, leur mise en récit médiatique, leurs racines structurelles, la transformation des formes de protestation ainsi que les réponses sociales, institutionnelles et politiques, entre répression et pacification, qu'elles suscitent. Il articule des analyses empiriques et des approches critiques pour saisir les logiques à l'oeuvre dans ces insurrections contemporaines : faut-il voir dans ces mobilisations un cri irrationnel, une expression de la marginalité ou une action proto-politique stratégique face aux humiliations, aux logiques de ségrégation et aux épreuves des discriminations ? Quel est le rôle des institutions, de la police, des médias, des activistes, des intervenants sociaux et des technologies numériques dans la production ou la pacification de ces désordres ? A quelles conditions les colères peuvent-elles se transformer en luttes collectives ? Ce livre essentiel pour penser la conflictualité urbaine à l'heure de la ghettoïsation, de l'épuisement de l'Etat social et de la montée des populismes sécuritaires réunit, sous la direction de Manuel Boucher, les contributions de Eric Marlière, Gérard Mauger, Orian Lempereur Castelli, Alessio Motta, Atanasio Bugliari Goggia, Walter Greco, Patrice Ballester, Joël Barthelemy, Thomas Sauvadet, Benjamin Hoffmann & Emilie Auger, Laurent Mucchielli, Christian Mouhanna, Ulysse Rabaté et Sami Zegnani, Florian Pietron, Emilie Fernandez Montoya, Ben Art Core et Michel Wieviorka.EN STOCKCOMMANDER25,00 € -

La systémie, une compréhension originale de la famille. Concepts et outils pour le travail social
Diaz MichelJusqu'au XIXe siècle face aux difficultés que pose l'individu dans sa famille et la société, surtout dans les grands centres urbains, celui-ci est écarté afin de protéger le groupe. L'histoire de Camille Claudel est éloquente, elle passa 30 ans dans un asile psychiatrique et ce jusqu'à sa mort. Au début du XXe siècle une alternative s'offre alors pour la résolution de ces problèmes, alternative centrée sur la personne, la psychanalyse était née. Freud dira qu'il faut garder la famille en dehors de la cure. Pourtant, il fera de la systémie sans le savoir avec la cure du petit Hans, par l'intermédiaire du père de l'enfant, alors que la psychanalyse n'envisage pas l'intervention d'une tierce personne. Une autre voie verra donc le jour en 1950 à Palo Alto en Californie avec l'apparition de la systémie. L'individu est indissociable de son groupe, de sa famille. Dans cet ouvrage, nous évoquerons l'histoire de la systémie, ses concepts, mais surtout les outils utilisés, véritables supports pour libérer la parole. Ils permettent des médiations entre les membres de la famille, les groupes d'enfants dans les structures, les groupes d'adultes... Ils peuvent être utiles aux travailleurs sociaux, aux psychologues, aux psychiatres, à tous ceux qui sont en lien avec des personnes en difficultés.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER15,00 € -

La musique de l'enfance. Chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre
Delion PierreCette chronique institutionnelle d'un pédopsychiatre de province est un récit composé de différentes réflexions élaborées sur une période de vingt ans passés avec des enfants autistes et psychotiques dans le cadre du service public de psychiatrie. Tenir le pari de la durée avec eux est une des conditions de possibilité du soin en psychiatrie. L'idée de la musique est très proche de ces préoccupations psychopathologiques et thérapeutiques. Elle est référée au sentiment continu d'exister (Winnicott) dans la mesure où cet art de la voix et de ses représentants, les instruments de musique, se développe à partir de la temporalité et du rythme. Aussi, ces quelques textes sont-ils présentés selon une " logique " musicale. Après un prélude sur les rapports entre sensations et représentations, une première suite est tournée vers la fonction d'accueil de l'enfant selon ses différentes problématiques. En effet, il s'agit de l'accueillir de telle façon qu'il se sente attendu par le travail que ses parents auront fait à ce sujet, et dont nous mesurons tous les jours l'importance pour sa singularité. Comment donc être assez chaleureux pour lui indiquer l'intérêt que nous lui portons, mais assez à la bonne distance pour qu'il ne souffre pas d'intrusion ? La possibilité même de le soigner en dépend. Une deuxième suite aborde l'enfant par le biais de la clinique. Non seulement la clinique des livres de médecine qui est importante, mais aussi celle du signifiant, celle du message contenu dans le signe et celle du processus de sémiotisation. Enfin, un postlude reprend en un ch?ur final les articulations complexes entre le symbolique, les identifications et l'institutionnel.Sur commande, 4 à 6 joursCOMMANDER19,00 €
