Des jardins & des livres documente l'exposition homonyme de la Fondation Martin Bodmer qui aura lieu à Genève du 27 avril au 31 août 2018. L'ensemble est formé par 174 notices commentant les objets exposés et rédigées par les meilleurs spécialistes internationaux, ainsi que par 10 essais d'auteurs de renom portant sur le jardin dans les livres et sur le livre comme modèle de jardins. Des jardins & des livres entend illustrer de manière savante et élégante le dialogue pluriséculaire entre l'art des jardins et le livre. Doté d'un très riche appareil iconographique, le volume présente différents aspects du va-et-vient incessant entre ces deux réalités artistiques, c'est-à-dire aussi bien des livres de jardin ou des manuels de jardinage que des textes littéraires à l'origine de jardins bien réels. Des jardins & des livres offre une promenade raisonnée de l'Antiquité à nos jours. On y découvrira le jardin de l'Eden, les jardins homériques, les jardins de Vénus et le hortus conclusus, le célèbre Songe de Poliphile, véritable pattern book du jardin européen, les aspects jardiniers des Affinités électives de Goethe, jusqu'aux visions, rêves et projets de jardin des grands écrivains du XIXe et du XXe siècles. Des jardins & des livres présente, dans une perspective diachronique, les documents les plus importants témoignant de l'intérêt pour les jardins à travers les genres (épopée, poésie, prose, théories scientifiques, traités), les époques et les traditions nationales, des livres exceptionnels de par leur facture (qui représentent des jardins existants ou des projets de jardins), ainsi que des ouvrages injustement oubliés, comme le Fruit-Walls Improved du genevois Nicolas Fatio de Duillier.
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Nombre de pages
462
Date de parution
23/05/2018
Poids
2 620g
Largeur
255mm
Plus d'informations
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EAN
9782940563333
Titre
Des jardins & des livres
Auteur
Jakob Michael
Editeur
METISPRESSES
Largeur
255
Poids
2620
Date de parution
20180523
Nombre de pages
462,00 €
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Résumé : Le Léman n'est pas un objet comme les autres. Il se soustrait à la définition, tout en s'imposant avec force. Il est là, sans pour autant se confondre avec un espace géographique, avec une identité simple, qu'il suffirait de déchiffrer, pour le représenter en images ou par écrit. Car le Léman est, avant toute autre chose, un paysage. Il s'agit donc, dans son cas, d'une construction, d'une totalité toujours mouvante et évolutive qui ressort des images et des pensées le concernant et qui lui confère son caractère polyvalent.
La cabane de Ted Kaczynski, le criminel américain connu sous le nom de Unabomber, est un objet paradoxal : construite et habitée par son auteur pour rester à l'écart, hors de toute visibilité, elle n'a pas seulement été sans cesse reproduite depuis 1996, mais elle a aussi été déplacée, exposée, reconstruite, copiée et pastichée. L'objet, situé autrefois au milieu des forêts du Montana, près de la petite ville de Lincoln, s'est transformé en un signe polyvalent. Séparée de son auteur, la cabane représente bien plus qu'un reste : c'est un élément qui dérange et qui attire à la fois ; c'est une drôle de relique, et c'est surtout, sur le plan sémiologique, un signe qui ne cesse de nous interpeller. Par ailleurs, son statut n'est pas simple à définir : que signifie, en effet, la persistante présence médiatique et artistique de cet objet, en soi plutôt banal ? Pourquoi réapparaît-il sans cesse ? Qu'en est-il de la violence que cette cabane symbolise ?
Entre l'art et le témoignage, au moins quatre générations d'écrivains de langue arménienne ont pratiqué une écriture contrastée pendant tout le cours du XXe siècle. Partagés entre le Pays et la Dispersion, entre le reniement et la fidélité, entre le communisme et l'idée nationale, ces écrivains se sont débattus avec leur temps aussi bien qu'avec le singulier destin de leur langue déchirée. Dans le même temps, ils ont su inventer une modernité pour leur propre compte, où intervenaient la Catastrophe, le deuil philologique, le débat continuel avec le témoignage, la critique acerbe de la révolution nationale et, bien sûr, la question récurrente : comment la littérature est-elle encore possible dans ces conditions extrêmes, au bord (ou au-delà) de l'effondrement ? Le présent volume inaugure une série d'études monographiques sur ces écrivains du bout du monde. Il traite de quatre auteurs (Yeghishé Tcharents, Gourgen Mahari, Zabel Essayan, Vahan Totovents) qui ont produit l'essentiel de leur œuvre en Arménie ou qui ont émigré sur le tard pour se voir emportés par la tourmente stalinienne en 1937.