Mère Marie de l'Assomption. Fondatrice du Cercle Saint Jean-Baptiste ; Marie Le Roy Ladurie (1896-19
Jacquin Françoise ; Sales Michel ; Fauroux Marie
KARTHALA
19,00 €
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EAN :9782811100346
La passionnante histoire de Marie Le Roy Ladurie (en religion Mère Marie de l'Assomption) dément la critique du manque de visibilité des femmes dans l'Église. Les pages de cet ouvrage, accompagnées de nombreuses citations puisées dans les " billets " de la religieuse ou restituées par ses collaborateurs, racontent la maturation d'un grand dessein, L'Avent. Plus que dans la théologie, c'est du côté d'une contemplation du mystère de la Trinité, enracinée dans la méditation de l'Ecriture (peu fréquente à l'époque) que s'est forgée la spiritualité missionnaire de Marie de l'Assomption. Lélan qu'elle incarna continue aujourd'hui d'orienter la prière vers l'eschatologie. Brûlant de zèle pour l'avènement du Royaume, elle avait de l'ambition pour l'Eglise toute entière. Sa forte personnalité sut trouver des voies inédites qu'il n'est pas superflu de revisiter. Elle eut le flair de choisir le Père Daniélou comme aumônier de son groupe avant même qu'il ne s'appelât officiellement le Cercle Saint Jean-Baptiste en 1944. Le génie et le succès du père jésuite firent peut-être pâlir le rayonnement de " la Mère ", mais celui-ci s'épanouit de manière très personnelle par l'invention des Cours par correspondance qui devinrent, à travers le monde, une véritable entreprise d'initiation aux cultures et religions, et par une éducation respectueuse et chaleureuse de l'hospitalité de l'étranger. L'ouvrage rappelle aussi le rôle de Marie de l'Assomption auprès de communautés de religieuses contemplatives à qui elle donna un enseignement missiologique, totalement absent de leur formation. Plusieurs d'entre elles reçurent alors l'impulsion nécessaire pour " fonder en terres de mission ". Que ce soit à Toumliline, à Montréal ou auprès des ermites les plus cachés, la religieuse annonçait la venue du Règne avec l'assurance et le bonheur du veilleur qui attend l'aurore. Malgré une mauvaise santé, elle mena des travaux scientifiques qui aboutirent à la publication d'une thèse de sociologie religieuse, préfacée par G. Le Bras, Pâques africaines, de la communauté clanique à la communauté chrétienne, réalisée grâce à des séjours dans des couvents de sœurs du Burkina Faso. Toutes ces initiatives d'ordre spirituel et intellectuel placent Marie Le Roy Ladurie parmi les précurseurs de Vatican II. Le P. Michel Sales, dans la préface de ce volume, reconnaît que " l'œuvre de théologien, d'expert au Concile de J. Daniélou a été infléchie par sa présence au Cercle Saint Jean-Baptiste, voire par le projet même de L'Avent. "
Nombre de pages
164
Date de parution
01/12/2008
Poids
310g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782811100346
Auteur
Jacquin Françoise ; Sales Michel ; Fauroux Marie
Editeur
KARTHALA
Largeur
160
Date de parution
20081201
Nombre de pages
164,00 €
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Né pendant la guerre à partir de l'intuition missionnaire d'une religieuse de la Société des Auxiliatrices du Purgatoire, Mère Marie de l'Assomption, le Cercle Saint-Jean Baptiste se développa autour du Père Daniélou avec une physionomie très typée. Par sa conception de la mission nourrie de la contemplation trinitaire, par l'exigence de sa formation doctrinale et culturelle, le Cercle a contribué à ouvrir de nouvelles voies aux avant-postes de l'Eglise visible. Bien avant le Concile, son appréciation positive des religions, son approche tolérante de la modernité, son essaimage en terre non chrétienne, sa pratique de l'accueil des jeunes étrangers, ont jeté des bases solides pour le dialogue interreligieux. Aumônier dès la première heure, le Cardinal Jean Daniélou a livré au Cercle Saint-Jean-Baptiste l'essentiel de son message. De larges extraits de ses homélies ou conférences témoigneront de ce patrimoine exceptionnel, gage d'une insertion intelligente et généreuse dans l'Eglise de ce temps. C'est toute une période d'histoire religieuse, de 1944 à 1974, que Françoise JACQUIN livre dans ces pages alertes et bien documentées.
Aucune correspondance de Louis Massignon éditée jusqu'à présent ne couvre avec une telle régularité une durée aussi longue : trente-cinq années d'échanges entre le professeur au Collège de France et son filleul marocain, son "fils infiniment cher", qui fut franciscain et prêtre. Un premier coup d'oeil fait apparaître toutefois un déséquilibre du corpus : 277 lettres de Louis Massignon, et seulement 84 de Jean Mohammed Abd-el-Jalil. Louis Massignon et Jean-Mohammed Abd-el-Jalil ont exercé une influence importante sur l'opinion publique des catholiques français au cours du XXème siècle, car ils leur ont fait mieux connaître ce qu'est l'islam et mieux estimer les musulmans grâce à leur témoignage, leurs enseignements et leurs publications. La correspondance qui leur a permis d'échanger réflexions et recherches dans le domaine des relations interculturelles et interreligieuses comme dans celui des échanges spirituels et des confidences existentielles ne peut se comprendre que si elle est replacée dans le contexte de leurs "courbes de vie" respectives et de celui, plus vaste, des attitudes alors dominantes du monde chrétien et des sociétés musulmanes.
A la croisée de la psychanalyse et de l'anthropologie, cet ouvrage propose une lecture structurale de l'histoire ottomane et républicaine de la Turquie. D'Osman à Kemal, de la chute de Constantinople au mouvement protestataire du parc de Gezi (2013), sont retracées les transformations du "discours" social organisé par quatre places qu'occupent différentiellement le sultan, l'Etat, les assujettis et le territoire. Au "discours d'Empire" des premiers Ottomans succède au XVIIe siècle un "discours d'en pire" dont émerge, au XIXe siècle, celui "de la paranoïa" à la logique génocidaire. De cette matrice naît celui de la République, toujours actuel depuis cent ans : le "discours de l'hainamoration" dont Erdo?an est depuis vingt ans le sujet principal. Ces transformations successives ont pour enjeu, avec une étrange constance, le champ de l'altérité : le lieu de la différence.
La question de l'évangélisation est au coeur de ce récit à caractère autobiographique. Prêtre du diocèse de Vannes, Bertrand Jégouzo a passé plusieurs années de sa vie comme missionnaire Fidei donum dans le diocèse de Riobamba, en Equateur. Plus précisément dans les Andes au milieu d'une population majoritairement indienne. Très vite, il s'est trouvé confronté à l'interrogation à la base de l'évangélisation : comment un missionnaire occidental, formé dans la théologie catholique du XXe siècle, peut-il transmettre - ou partager - la foi chrétienne à des paysans quechua vivant dans une culture plus que millénaire ? Comment composer avec les formes et les traditions d'un christianisme implanté au temps de la conquête espagnole ? A travers le récit d'histoires et d'aventures vécues au quotidien, l'auteur questionne la pratique missionnaire. Dans les sociétés latino-américaines, l'enjeu est d'assurer le droit à la différence dans les manières de vivre, de penser et d'élaborer ses propres conceptions culturelles et religieuses. Son témoignage aborde des questions essentielles et respire l'authenticité.