Démonologie littéraire et autres sorcelleries. Rationalité et imagination (1436-1862)
Jacques-Lefèvre Nicole
HERMANN
42,20 €
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EAN :9791037019653
Du Formicarius de Nider à La Sorcière de Michelet, des textes écrits par des juristes, philosophes, théologiens ou médecins élaborent, en relation avec les savoirs et croyances de leur époque, la définition et la représentation de la sorcellerie démoniaque. Cette figure évolue entre la fin du XVe et le XVIIe siècle, se précise tandis que se développe la répression, et participe aux débats idéologiques, à la mise en place des différents systèmes de pouvoirs, politiques, juridiques ou scientifiques. Elle reste pour les Lumières et le Romantisme un domaine d'interrogation, trouve un relai chez les aliénistes de l'école de Charcot, et continue à jouer un rôle dans notre imaginaire. De ces textes émergent la figure singulière et mythique de la sorcière, et celle d'un complot destiné à assurer le triomphe du pouvoir diabolique sur le monde. S'y développent aussi des figures multiples, fantasmagoriques - sabbats, loups-garous, feux nocturnes, etc. -, toute une dramaturgie qui pourra inspirer les metteurs en scène du théâtre ou de l'opéra. Cette étude tente d'en cerner les différentes modalités d'écriture, dans une approche qui prend en compte la pluralité de ses composantes, sans masquer les interrogations auxquelles ces textes donnent lieu.
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Nombre de pages
462
Date de parution
29/07/2022
Poids
680g
Largeur
152mm
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EAN
9791037019653
Titre
Démonologie littéraire et autres sorcelleries. Rationalité et imagination (1436-1862)
Auteur
Jacques-Lefèvre Nicole
Editeur
HERMANN
Largeur
152
Poids
680
Date de parution
20220729
Nombre de pages
462,00 €
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Le Siècle des Lumières est connu pour avoir aussi été celui de l'Illuminisme, dont Saint-Martin, le Philosophe inconnu, fut l'un des plus importants représentants. Cette étude souligne son originalité. Proclamant son indépendance par rapport aux croyances et institutions, franc-maçonnerie comprise, et entretenant avec la philosophie des Lumières une relation complexe, il a placé le langage et l'écriture poétique au centre de sa réflexion, et vu dans la Révolution française l'émergence d'une ère de régénération sociale et universelle. En tête du volume, une autobiographie de Saint-Martin, construite à partir de citations de sa correspondance et de son Portrait, permet de mieux le situer dans l'époque tumultueuse qui fut la sienne.
Je ne connais aucun livre plus important, plus terrible, plus digne d'être réimprimé. C'est l'histoire la plus forte en son genre" , écrit Michelet à propos de l'Histoire de Magdelaine Bavent. Religieuse du Monastere de Saint-Loüis de Louviers. Avec sa Confession generale & testamentaire, où elle declare les abominations, impietez et sacrileges qu'elle a pratiqué & veu pratiquer, tant dans ledit Monastere qu'au Sabat, & les personnes qu'elle y a remarquées parue à Paris en 1652. Si l'ouvrage appartient au vaste corpus des écrits qui ont accompagné et le plus souvent justifié la chasse aux sorcières des xvie et xviie siècles, il semble être le seul à donner la parole à une femme condamnée comme suppôt de Satan, avouant, dans une débauche de détails obscènes et blasphématoires, s'être livrée au sabbat à la copulation avec les diables et les sorciers, avoir participé au sacrifice d'enfants et les avoir mangés, et mille autres abominations. Pour éclairer la genèse et les enjeux de ce texte, cette édition critique l'accompagne de la transcription complète et en grande partie inédite de l'interrogatoire de Magdelaine, "accusée et convaincüe des crimes de sorcellerie et magie" . Différents documents et analyses permettent en outre de mieux comprendre le destin de cette religieuse "endiablée" et de replacer son Histoire dans le cadre plus large de l'affaire de la possession de Louviers, et plus généralement de la crise démoniaque des xvie et xviie siècles.
Latham Monica ; Amselle Frédérique ; Ferrer Daniel
Cet ouvrage propose une visite guidée des " antichambres " , " coulisses " et autres " arrière-cuisines " , où l'écriture de Virginia Woolf se prépare. Ses lieux d'écriture, à Londres ou dans la région du Sussex, révèlent les méthodes de travail de l'autrice autant que son environnement. En plus de sa prose romanesque et de ses essais critiques, Woolf écrivait quotidiennement dans son journal, tenait une correspondance régulière, et esquissait des projets dans ses carnets de travail. Ces milliers de pages offrent un formidable témoignage littéraire, où l'on peut la voir analyser avec lucidité sa propre méthode et réfléchir à son écriture, avec ses mécanismes, ses joies et ses peines. Alors que l'examen de la genèse de Mrs Dalloway révèle une écrivaine qui tâtonne afin de mettre en place sa vision unique et hautement ambitieuse du roman moderne, les manuscrits d'Une chambre à soi mettent au jour la rapidité d'écriture d'un essai littéraire et féministe qui résonne encore aujourd'hui. Suivre les processus d'écriture de ces textes nous permet d'observer à la fois l'écrivaine à l'oeuvre, et l'oeuvre en train de prendre forme, à la confluence de plusieurs courants, inspirations et idées novatrices.
Il ne leur manque que la parole, entend-on souvent dire à propos des chiens. En effet, pourquoi après 35 000 ans de cohabitation, d'amitié, de services rendus, ne nous parlent-ils toujours pas ? Comment la parole est-elle venue à l'homme, et qu'en comprennent nos compagnons les chiens ? Qu'échangeons-nous vraiment avec eux ? Pourquoi leur parlons-nous sur un ton stupide ? Quelles limitations les empêchent de nous répondre ou tout simplement de nous dire ce qu'ils pensent de nous ? A ces questions, parfois naïves, les neurosciences - humaines et animales - fournissent des éléments sérieux de réponse. Et une expérience inédite vient bousculer notre conviction que seul l'humain peut utiliser le langage pour communiquer, et interroger le sens même de l'existence. Alors ? Pensent-ils humains ?
? L'intelligence artificielle remplacera l'être humain. ? " A force d'entendre cette prédiction, nous sommes tentés d'y croire. Or, si ce n'était pas l'être humain que l'IA allait remplacer... mais Dieu ?? Une question audacieuse à laquelle Gabrielle Halpern répond avec humour et sérieux, en comparant l'IA à Dieu. Ce n'est pas tant notre humanité que l'IA essaie de plagier, que l'omniscience, l'omnipotence et l'omniprésence - caractéristiques du divin. Toujours disponible, prête à répondre à toutes nos prières et questions avec "? bienveillance ? " et "? patience ? ", adaptable à chacun, l'IA n'est-elle pas en train de devenir le dieu sur mesure dont l'être humain a toujours rêvé? ? Quelle intelligence artificielle l'homme a-t-il créée ?? Et surtout, quel homme l'intelligence artificielle va-t-elle créer ??
Deprez Stanislas ; Giorgini Pierre ; Magnin Thierr
Le vrai des gens, c'est-à-dire ce qui est vrai pour eux et forgé par l'opinion, semble toujours s'éloigner un peu plus de la "vérité" dite par les experts. Quelque chose est vrai pour moi parce que cela fait sens à la fois dans ma vie et dans la perception que j'ai du monde. Mais la façon dont on met en récit ce que l'on vit, seul ou en communauté, devient chaque jour plus hermétique aux récits de "l'élite". Nous proposons, au lieu d'opposer stérilement ce qui est vrai pour le commun à la vérité des sachants, que soient ouverts des espaces d'une réconciliation possible entre les deux. Ces lieux hybrides d'actions communes et de récits collectifs redonneraient du sens et donneraient l'espoir d'un futur à la fois possible et désirable. C'est cela que nous appelons la "prosp'active".