Implication négociée, gestion par projets, juste-à-temps, intégration, firme-réseau, partenariat..., les néologismes ne manquent pas pour désigner telle ou telle des formes nouvelles d'organisation dont l'idée semble désormais aussi communément admise chez les économistes du travail ou de l'industrie que chez les gestionnaires ou les sociologues de l'entreprise ou des relations professionnelles. L'objectif de cet ouvrage est de tenter de donner de cette évidence empirique multiple (formes nouvelles : au pluriel) une interprétation théorique aussi unifiante que possible (d'organisation : au singulier), dans une perspective d'économie de la production. Il est d'abord procédé à une revue critique de la littérature économique sur l'organisation entre statique et dynamique, pour à la fois mieux faire comprendre cette ambivalence de la notion d'organisation et valider de façon plus détaillée le changement de perspective que nous proposons. La conception qui nous est propre de l'organisation " comme artefact " d'une part et " comme institution " d'autre part, est alors explicitée, avec la volonté de tenter de caractériser le pourquoi et le comment du passage en cours de formes anciennes à des formes nouvelles d'organisation.
Nombre de pages
233
Date de parution
01/09/1998
Poids
370g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782729704674
Titre
Formes anciennes, formes nouvelles d'organisation
Auteur
Jacot Jacques-Henri
Editeur
PU LYON
Largeur
156
Poids
370
Date de parution
19980901
Nombre de pages
233,00 €
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Jacot Henri ; Boutet Josiane ; Kergoat Jacques ; L
Non, ce n'est pas la fin du travail. Mais oui, en quelques décennies le travail a changé : quelle place occupe-t-il aujourd'hui dans nos vies ? Où en sont les conditions de travail ? Quels chemins emprunte la division du travail ? qu'en est-il des acteurs de l'entreprise, de leurs partenariats et de leurs conflits ? Bien des questions se posent aujourd'hui sans que les réponses soient toujours évidentes et assurées. Sous l'égide de RESSY (Recherches, Société, Syndicalisme), des chercheurs, des syndicalistes et des praticiens ont voulu y voir de plus près. En quarante-cinq contributions, ils tentent d'analyser la réalité actuelle du " monde du travail ", sa complexité et ses énigmes. Sociologues, ergonomes, historiens, médecins, anthropologues, philosophes, psychopathologues, linguistes, politologues et statisticiens : dans tous ces domaines, le résultat des recherches les plus récentes ont été mobilisées. Et à ces voix sont venues se mêler celles des consultants en entreprise, de praticiens de diverses origines, de responsables syndicaux qui à la CFDT, à la CGT, ou à FO, sont en contact quotidien avec les réalités du travail. L'ensemble fait du Monde du travail un ouvrage de référence dans lequel tous ceux qui s'intéressent au travail trouveront matière à actualiser leurs connaissances et à enrichir leur réflexion. Si les quarante cinq auteurs ne parlent pas d'une même voix et n'esquivent pas le débat, une même exigence ressort cependant de l'ensemble des contributions : il faut changer le travail, et ne pas se contenter de le regarder changer.
Résumé : Ce livre est un essai sur le style du matérialisme de Diderot, sa psychologie, sa métaphysique et sur les figures de l'intériorité des Lumières. La langue de l'intériorité, apanage de la spiritualité, se retrempe au contact sensible des métaphores de l'époque. Elles donnent accès à un savoir nouveau de la vie corporelle. L'actualité de cet essai tient au dialogue qu'il engage avec la phénoménologie et les neurosciences.
L'objectif de cet ouvrage est d'honorer l'ambition qu'avait David Graeber de construire des ponts entre les sciences sociales. Il réunit des contributions d'anthropologues, de sociologues, d'économistes, de politistes qui réfléchissent aux apports de Graeber à leur discipline sur 4 thèmes : travail et mouvements sociaux, dette et monnaie, capitalisme et pouvoir, anarchisme et liberté. David Graeber, professeur d'anthropologie à la London School of Economics disparu brutalement le 2 septembre 2020, aura marqué son époque par sa créativité scientifique et ses apports originaux à des débats publics majeurs. A travers une anthropologie que l'on peut qualifier de politique, il a montré que la diversité des organisations sociales révélées par les enquêtes ethnographiques ouvre sur l'idée d'une pluralité des possibles et ainsi sur la perspective d'une société plus égalitaire et plus démocratique. Théoricien de la pensée libertaire nord-américaine, il est devenu une figure de proue du mouvement "Occupy Wall Street" et une figure intellectuelle majeure de la gauche libertaire. David Graeber était un passeur. Entre les disciplines d'abord : il a notamment démontré comment l'anthropologie pouvait nourrir d'autres disciplines, telles les sciences économiques, la sociologie ou la science politique notamment. Il était aussi un passeur entre action et réflexion : selon lui, la connaissance produite par les sciences sociales doit constituer une force imaginative et transformatrice en faveur d'une société réellement démocratique. C'est ce que se sont employés à démontrer les contributeurs à cet ouvrage issu d'un colloque tenu à l'université Lumière Lyon 2 en juillet 2022.
Bourdieu Pierre ; Quijoux Maxime ; Siméant-Germano
Résumé : Conçu comme une porte d'entrée sur l'oeuvre de Pierre Bourdieu, ce bref ouvrage remet au jour un texte important qui souligne en quoi la sociologie, outil de dévoilement social, peut contribuer à renforcer la démocratie. Replacé en préface dans le contexte intellectuel et politique de sa parution, il est complété par une postface qui propose une vision actuelle de ses analyses.
Graeber David ; Dubrovsky Nika ; Dutraive Véroniqu
Pourquoi les classes populaires américaines votent-elles pour des candidats républicains a priori peu favorables à leurs intérêts économiques ? Pour le comprendre, David Graeber mène ici une réflexion sur la notion de "valeur" dans la démocratie contemporaine. L'anthropologue affirme que les classes populaires ne votent pas seulement en fonction de leur intérêt économique (" la " valeur), mais aussi selon leur souhait de vivre pour quelque chose de " plus grand que soi " (" les " valeurs sociales, auxquelles chaque humain aspire). Dans une société où la mobilité sociale semble durablement grippée, les plus défavorisés se tournent ainsi vers les promesses conservatrices : l'enrichissement personnel qui permet de " faire le bien " ou la défense de la nation. La démocratie devient alors une valeur résiduelle et menacée. Plus que jamais d'actualité, la pensée anarchiste de David Graeber est ici présentée par Véronique Dutraive, qui en souligne l'originalité en la confrontant notamment à des recherches économiques récentes. Dans sa postface, Nika Dubrovsky, qui fut la conjointe de David Graeber, évoque leurs réflexions communes sur l'art, la littérature et leurs enjeux démocratiques, éclairant ainsi d'un jour nouveau les travaux de cet intellectuel majeur du XXIe siècle.