Terres privées, terres communes. Gouvernement de la nature et des hommes en pays winye (Burkina Faso
Jacob Jean-Pierre
IRD
36,60 €
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EAN :9782709916257
Au Burkina Faso, comme dans la plupart des pays africains, la question foncière occupe une position centrale dans la construction politique et le développement économique. Pour les gouvernements, la résilience des systèmes coutumiers, euphémisée dans les discours mais bien réelle dans les pratiques, représente un obstacle majeur à la constitution d'une citoyenneté formelle. Dans cet ouvrage, l'auteur présente le régime foncier actuel des Winye du Burkina Faso et l'analyse comme un ensemble de choix moraux inhérents à toute organisation sociale : mise en valeur des ressources ou conservation de réserves patrimoniales, accroissement politique par accueil d'étrangers ou préservation des prérogatives autochtones, stimulation des intérêts individuels ou respect de l'intérêt collectif. Ainsi, c'est au travers des formes sociales d'accès à la nature que se met en place un ordre politique, une citoyenneté locale : le gouvernement de la nature fonde le gouvernement des hommes. En élargissant la recherche anthropologique et en menant celle-ci en référence à d'autres études réalisées dans la sous-région, l'ouvrage propose une approche critique du traitement des questions foncières dans la recherche africaniste. Il remet en question l'idée d'une évolution inéluctable vers l'individualisation et la marchandisation de la terre et, d'une manière plus générale, apporte des éléments de réflexion au débat sur la construction de l'Etat en Afrique.
Nombre de pages
282
Date de parution
01/09/2007
Poids
534g
Largeur
170mm
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EAN
9782709916257
Titre
Terres privées, terres communes. Gouvernement de la nature et des hommes en pays winye (Burkina Faso
Auteur
Jacob Jean-Pierre
Editeur
IRD
Largeur
170
Poids
534
Date de parution
20070901
Nombre de pages
282,00 €
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Pourquoi consacrer un ouvrage aux rites funéraires des Winye ... En premier lieu pour donner un exemple de société dans laquelle bien réussir sa mort et les funérailles qui seront accomplies en son nom est plus important que de réussir sa vie. L'ouvrage, fondé sur des enquêtes de terrain qui se poursuivent depuis 1983, documente abondamment cette question. Il insiste sur le fait que les différentes cérémonies funéraires sont autant d'occasions de régler les dettes du disparu envers les groupes (notamment les castes et la parenté maternelle) qui sont à l'origine de sa vie et de la trajectoire prospère qu'il a pu connaître et de traiter son corps et son âme de telle manière que cette trajectoire se prolonge après la mort. Une fois que ses dettes sont remboursées, son corps lavé, rasé, vêtu et pourvu d'argent pour son voyage, le défunt accède au statut d'ancêtre, c'est-à-dire d'être complet, qui « se possède ». Les biens utilisés pour régler ses dettes, pour ce qui concerne la parenté maternelle, doivent être interprétés non pas comme des compensations - ce ne sont pas des « prix de la fiancée » qui seraient versés de manière différée - mais comme des incitations pour les groupes qui en sont bénéficiaires à poursuivre leurs tâches et leurs activités, à oeuvrer comme leurs ascendants l'ont fait pour doter d'une vie et de destins favorables des enfants à naître (via le don de femmes à marier). Cet ouvrage se justifie en second lieu par la nécessité de conserver une trace écrite à propos de pratiques funéraires qui sont en danger de disparaître ou qui ont déjà disparu. Ces manières complètes d'être et de mourir que développent les Winye et qu'expriment leurs coutumes funéraires sont en effet actuellement de plus en plus contestées et remises en question par d'autres référentiels, proposés par les religions révélées, notamment l'islam et l'évangélisme. Ces cultes, dont l'influence est grandissante dans l'ensemble de l'aire winye et du Burkina Faso, proposent des modalités exhaustives de définition de ce que sont la bonne vie et la bonne mort, qui sont des voies alternatives à celles que propose l'animisme. Leur avantage est d'offrir, au moment du décès, des rituels très simplifiés, peu coûteux en temps, en argent et en relations sociales, donc en adéquation avec les pressions actuelles et la paupérisation économique croissante du monde agricole burkinabè.
Les mécanismes qui règlent l'accès à la terre et aux ressources naturelles sont au coeur de la politique des appartenances. Ils structurent les dispositifs d'inclusion et de construction de la citoyenneté. Les études de cas rassemblées dans ce livre analysent, dans des contextes variés (Amérique latine, Asie du Sud-Est et du Sud, Afrique de l'Ouest, de l'Est et du Sud, Madagascar, Nouvelle-Calédonie...), la pluralité des lieux à partir desquels cette citoyenneté s'est historiquement construite. Elles éclairent aussi les transformations liées à la colonisation et au rôle de l'Etat dans les processus de déstructuration/restructuration qui travaillent les sociétés locales. Trois angles d'attaque complémentaires permettent de décliner cette problématique. L'exploration de la relation entre communautés d'appartenance et histoire politico-économique permet de présenter les bases spatio-temporelles de la citoyenneté locale et la pluralité historique des niveaux sociaux de régulation de l'accès aux ressources naturelles. L'analyse des luttes pour la reconnaissance montre la manière dont des groupes dominés (réfugiés, squatters, minorité ethnique, minorité religieuse) tentent d'articuler citoyenneté locale et citoyenneté nationale et inscrivent leur lutte pour l'accès à la terre avec leurs Etats respectifs dans des registres discursifs variés (de l'universalisme à la différence). La question de la production étatique et/ou nationale de la citoyenneté locale permet d'examiner les phénomènes de recomposition des anciennes communautés d'appartenance sous l'influence de politiques nationales spécifiques (indigénisme en Amérique latine, décolonisation négociée en Nouvelle-Calédonie).
Les appels à décoloniser les savoirs sur l'Afrique et les sociétés africaines se multiplient de toute part. Qui peut légitimement parler et de quoi ? Peut-on tout dire dans toutes les langues ? Qu'est-ce qu'un savoir juste ? L'universalisme de la science est-il un impérialisme ? Autant de questions complexes auxquelles cet essai tente de répondre, dessinant ainsi des pistes pour décoloniser les savoirs sans abandonner les sciences sociales.
Bien que moins de 10 % seulement de la surface des fonds océaniques de la planète soient actuellement cartographiés par sondages acoustiques à partir de navires, les méthodes géophysiques permettent à présent de calculer une carte globale de la topographie des fonds sous-marins à partir des mesures altimétriques satellitaires de la surface des océans. Elaborée par les équipes des laboratoires LEGOS et Géosciences Azur, la carte présentée ici offre une version détaillée et interactive de la Carte des fonds océaniques par altimétrie spatiale publiée parallèlement sur papier grand format (110 x 80 cm) et sur papier plastifié. La carte est constituée d'une grille de 5760 x 2305 pixels de 7 km de côté environ (au pas de 1/16e de degré), exprimant une profondeur moyenne d'une précision de quelques dizaines à quelques centaines de mètres. Une notice présente la méthode d'élaboration à partir des données altimétriques satellitaires. Les outils d'analyse spatiale proposés sur ce cédérom permettent d'apprécier facilement les plages de profondeurs par tranches de 500 mètres et de visualiser le modèle numérique de terrain (MNT) des fonds océaniques à différentes échelles. Il est également possible de repérer et de nommer les grandes structures géologiques des fonds océaniques : plaques, zones de subduction, fosses, dorsales, fractures. Au total, cette carte interactive propose aux étudiants, enseignants et chercheurs un outil novateur pour accéder à la topographie sous-marine de la planète
Les guérisseurs itinérants kallawaya sont originaires des vallées de Charazani dans les Andes orientales, à mi-chemin du lac Titicaca et de l'Amazonie, sur le territoire d'une ancienne chefferie pré inca. Durant l'époque coloniale et jusqu'à nos jours, ils diffusèrent dans les Andes d'abord, de Quito au Chili, dans tout le continent ensuite, de Panama à Buenos Aires, leur savoir médical né de la rencontre de plusieurs traditions (Pukina, Arawak, Aymara, Quechua) et transmis par initiation. Grâce à une patiente et obstinée enquête menée durant quinze années dans l'amitié de ses informateurs, Louis Girault a pu réunir une collection de plantes médicinales, d'éléments organiques et minéraux, ainsi que des amulettes, utilisés dans les pratiques thérapeutiques et magiques des Kallawaya. Cet inventaire quasi exhaustif de mille éléments, rapportés au vu des classifications locales et confrontés aux anciennes chroniques d'histoire naturelle, permet d'étudier tant les taxonomies indigènes et la pharmacopée traditionnelle que les différents codes, sémantiques et symboliques, employés par ces guérisseurs. Cet ouvrage constitue un instrument de travail irremplaçable pour les hommes de science et de terrain. Botanistes, médecins, ethnologues, archéologues, historiens, ont besoin de tels inventaires systématiques afin d'avancer dans le déchiffrement des cultures américaines, notamment celles qui se trouvent au carrefour des Andes et de l'Amazonie.
La mangrove est un objet de recherche privilégié. C'est aussi l'objet d'enjeux politiques, économiques et sociaux. Cet ouvrage fait la synthèse de nombreux travaux pluridisciplinaires sur cet écosystème riche et complexe.