Le sport du 3e millénaire à travers l'école du "dehors" est en capacité d'aider les publics en difficulté à se reconstruire tout en rassurant les plus vulnérables et les plus faibles. C'est pourquoi, en tant que citoyen du monde, je me permets d'interpeller l'Etat, supposé être notre entraîneur vers le "bien général et collectif". Très cher Etat : Puis-je savoir pourquoi vous ne semblez pas respectueux des termes de la constitution qui nous unit et des chartes internationales signées et qui garantissent le droit à la pratique sportive à toutes et à tous ? Par ailleurs, très cher Etat, puis-je savoir pourquoi êtes-vous si absent face à toutes les discriminations commises dans la pratique sportive ? Très cher Etat, soyez efficace dans votre rôle d'entraîneur de la nation ! Soyez prêt à promulguer une loi conférant "au sport citoyen" le droit de bénéficier de l'aide de l'Etat en priorité en tant que rassembleur du plus grand nombre.
Nombre de pages
285
Date de parution
30/08/2022
Poids
370g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782140281952
Titre
PassSporT. Une psylosophie du sport
Auteur
Jabbès Béchir ; Jabbès Naouel ; Lévêque Marc
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
370
Date de parution
20220830
Nombre de pages
285,00 €
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Béchir Jabbès a bien conscience de cette importance du sport, de sa richesse éducative, de son apport identitaire, de sa valeur pour préserver ou restaurer la santé ou le bien-être. Il en fait même un facteur de développement durable, de régulation sociale, de modération des impatiences et emportements de notre postmodernité, voire de lutte contre le réchauffement climatique et de préservation de la biodiversité. C'est-à-dire que ses propositions visent à inverser les formes de pratique et les objectifs que l'on peut leur assigner, en les diversifiant, en modifiant l'état d'esprit qui les anime en faveur de la citoyenneté, de l'échange entre pratiquants, du don, de la sollicitude et du partage, loin de toute rivalité exacerbée. Béchir Jabbès a mis en évidence par diverses réflexions et expériences que seul le Sport, en tant que droit inaliénable de l'homme-citoyen, "peut sauver des vies et transformer des pays", selon la célèbre formule de Nelson Mandela. L'instauration des Jeux Olympiques Citoyens serait, selon l'auteur, rune des solutions les plus urgentes aux catastrophiques dérives humaines et environnementales de notre planète. Il s'agit tout simplement de mobiliser, tous les pays, toutes les populations, ici et maintenant, affranchis de toutes les discriminations dont celles, en rapport avec notre corps, pour participer à cet évènement planétaire que sont les JOC, non plus sur les critères égoïstes du Citius, Altius, Fortius mais sur la base du credo sportivo-citoyen, humaniste et solidaire : gagner, c'est partager à travers un corps sain dans un environnement sain.
Les chiens sont lâchés, l'époque est à la guerre et la planète brûle. Et les cessez-le-feu ou les accords de paix ne nous rassurent pas mieux. Sil faut lâcher les noms, ça s'empile... Trump-Musk, Milei. Poutine, Xi Jinping, Kim Jong-un. Modi. Netanyahou, Khameney, Erdogan. Le Pen, Orhan, Méloni. Autant de projets nationalistes qui polluent l'atmosphère... Pour conjurer le sort, à "Chimères", on mise sur d'autres noms, Deleuze, Guattari et quelques autres, comme sur la schizoanalyse ou l'écosophie, par exemple. Ca ne pèse pas lourd le minoritaire... Comment rivaliser avec les noms qui mènent le monde à la baguette en précipitant les catastrophes humaines et écologiques ? On pourrait entonner des ritournelles, préférer not to, décliner des façons de fuir, mais en fuyant je cherche une arme, déployer des espaces alternatifs ou à venir, et on le fera. Mais on a également choisi de tâter les murs et d'étudier la résistance des matériaux. Autrement dit, d'éprouver nos concepts qui mêlent politique et inconscient pour évaluer nos capacités à altérer ces croyances identitaires et même théocratiques qui détricotent ou réécrivent le droit international en durcissant les frontières. Comment ne pas sonder nos propres forces pour ne pas finir emmurés en nous-mêmes, cryptés dans un cri coulé dans le béton armé qui ne parvient plus à nos propres oreilles, dans un monde oublieux que d'autres modes de subjectivation sont possibles, qu'ils peinent à voir le jour, mais qu'ils ne sont pas que des chimères où l'on se contente de la beauté du geste en attendant la semelle qui nous aplatira. Guattari appelait les années 1980 "les années d'hiver" quand Deleuze annonçait que ça n'allait pas fort en philosophie à des étudiants en cinéma. Puisque nous sommes plus de quarante ans plus tard à y croire encore, c'est qu'il y a quelque chose qui nous plaît à répéter leurs gestes, même s'il faut multiplier les pas de côté en cherchant des lézardes dans les murs. Une compulsion à ouvrir une autre voie comme à raconter d'autres histoires que la rengaine de la souveraineté du peuple restaurée dans un Etat national.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...