Les chiens sont lâchés, l'époque est à la guerre et la planète brûle. Et les cessez-le-feu ou les accords de paix ne nous rassurent pas mieux. Sil faut lâcher les noms, ça s'empile... Trump-Musk, Milei. Poutine, Xi Jinping, Kim Jong-un. Modi. Netanyahou, Khameney, Erdogan. Le Pen, Orhan, Méloni. Autant de projets nationalistes qui polluent l'atmosphère... Pour conjurer le sort, à "Chimères", on mise sur d'autres noms, Deleuze, Guattari et quelques autres, comme sur la schizoanalyse ou l'écosophie, par exemple. Ca ne pèse pas lourd le minoritaire... Comment rivaliser avec les noms qui mènent le monde à la baguette en précipitant les catastrophes humaines et écologiques ? On pourrait entonner des ritournelles, préférer not to, décliner des façons de fuir, mais en fuyant je cherche une arme, déployer des espaces alternatifs ou à venir, et on le fera. Mais on a également choisi de tâter les murs et d'étudier la résistance des matériaux. Autrement dit, d'éprouver nos concepts qui mêlent politique et inconscient pour évaluer nos capacités à altérer ces croyances identitaires et même théocratiques qui détricotent ou réécrivent le droit international en durcissant les frontières. Comment ne pas sonder nos propres forces pour ne pas finir emmurés en nous-mêmes, cryptés dans un cri coulé dans le béton armé qui ne parvient plus à nos propres oreilles, dans un monde oublieux que d'autres modes de subjectivation sont possibles, qu'ils peinent à voir le jour, mais qu'ils ne sont pas que des chimères où l'on se contente de la beauté du geste en attendant la semelle qui nous aplatira. Guattari appelait les années 1980 "les années d'hiver" quand Deleuze annonçait que ça n'allait pas fort en philosophie à des étudiants en cinéma. Puisque nous sommes plus de quarante ans plus tard à y croire encore, c'est qu'il y a quelque chose qui nous plaît à répéter leurs gestes, même s'il faut multiplier les pas de côté en cherchant des lézardes dans les murs. Une compulsion à ouvrir une autre voie comme à raconter d'autres histoires que la rengaine de la souveraineté du peuple restaurée dans un Etat national.
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Nombre de pages
269
Date de parution
22/05/2025
Poids
300g
Largeur
150mm
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EAN
9782749283401
Titre
Chimères 106 - Inconscient, croyances, machines de guerre. 106
Auteur
Polack Jean-Claude ; Domic Zorka ; Jabres Elias
Editeur
ERES
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150
Poids
300
Date de parution
20250522
Nombre de pages
269,00 €
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Le numéro Guattari + 31 comportera des articles de Barbara Glowczewski, Suely Rolnik, Collectif Encore heureux, Pedro Serra, Manola Antonioli, Annick Kouba, Carmen Castillo, Susana Calo, Clara Novaes, Eloi Halloran, Nelson Roberto Alba, Luis Fernandez, Thomas Cuvelier, Anne Querrien, Benachir Bouazza, Alfredo Perdomo, Catherine Vallon, Jean Claude Polack, Elisabeth Forveille. Plusieurs des articles s'intéresseront à l'exercice critique de la psychanalyse et de la psychiatrie ; d'autres revisiteront certains concepts de Guattari comme la transversalité, la révolution moléculaire, la schizoanalyse Trois articles viendront d'Amérique latin, un du Canada, un du Maroc.
La psychothérapie analytique des états psychotiques est l'épreuve la plus risquée, mais aussi la plus intime et la plus riche d'une rencontre avec la folie. Engagé depuis de nombreuses années dans un travail analytique auprès des patients psychotiques, Jean-Claude Polack examine ici concrètement les enjeux théoriques et pratiques d'une telle approche. Il prend à-bras-le-corps l'équivoque de cette rencontre, dont les termes eux-mêmes restent incertains : flou des frontières entre névroses et psychoses, inadéquation de la cure type pour les cas de grande folie, polymorphisme des modes d'expression non réductibles à la seule parole, intrication des délires singuliers et des folies de l'Histoire. L'auteur dresse ainsi le bilan de l'approche analytique de la folie en mettant en évidence ses points de butée et d'innovation, ses acquis et les chantiers ouverts à de nouvelles investigations. Chacune de ses propositions est illustrée par des monographies cliniques qui montrent aussi en quoi les choix (théoriques, éthiques, esthétiques et politiques) du thérapeute infléchissent constamment le processus de soins.
La communauté est une production politique aux multiples facettes. L'universalisme invoqué contre le prétendu communautarisme exprime, le plus souvent, les intérêts d'une communauté dominante. Les formes contemporaines du biopouvoir passent donc par la production de communautés destinées à être exclues du droit. Elles inventent des populations réduites à quelques traits communs, des "communautés" identitaires, réputées dangereuses pour un ordre social ou moral à défendre. Des résistances à cette logique existent. Les outils technologiques actuels permettent aussi de nouvelles formes de communauté, virtuelles et dispersées. Ce numéro interroge le rapport ambivalent entre politique et communauté : les façons dont "la communauté" apparaît aujourd'hui comme un outil de contrôle politique autant que de résistance par des modes de vie et de pensée novateurs.
Les mouvements de rassemblement et de coordination des clubs, des associations de patients et soignants, des groupes d'entraide mutuelle et de toutes les formes d'hospitalité de la folie, militent pour " une psychiatrie à visage humain " (Pierre Delion) et décident de passer à l'action en créant de nouveaux modes de relations dans des structures liées ou non à l'institution hospitalière. Diverses expériences locales sont à l'origine du rassemblement national et international intitulé le TRUC (Terrain de rassemblement pour l'utilité des clubs thérapeutiques). Le TRUC, dont le manifeste a été publié par Chimères en 2017, se livre à un exercice de démocratie directe lors des rencontres régulières des différents clubs constituant le collectif, dans le but de créer de nouveaux espaces de circulation, de décision et de création. Un forum annuel est organisé à tour de rôle par chaque club. De solitaires, les fous, que nous sommes tous, deviennent ainsi solidaires, dans un éveil collectif de la conscience politique et citoyenne, non seulement en France mais en Europe et dans certains pays d'Amérique du Sud en particulier. Ce numéro nous conduit, à travers ces réalisations et les témoignages des clubs et associations, à revisiter les concepts de la psychothérapie institutionnelle et ceux de l'analyse institutionnelle.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La thérapie familiale présente plus de risques de ruptures d’alliance que la thérapie individuelle. Fort de son expérience, l’auteur nous invite à créer et à consolider l’alliance thérapeutique sur base du confort du thérapeute. Cette manière originale de procéder permet l’émergence des compétences et des ressources de la famille, souvent enfouies sous les problèmes apparents ! Un livre bienveillant et incontournable en matière de thérapie familiale et systémique !
Le quatrième trimestre de la grossesse désigne les premiers temps du post-partum : bébé vient de naître et ses parents commencent avec lui la plus surprenante et la plus généreuse des aventures humaines. Beaucoup d'informations sont désormais disponibles, mais quand le langage courant et les routines de soins sont en décalage avec les connaissances récentes, ces premiers moments peuvent devenir un véritable casse-tête. Quel que soit le sujet -proximités, alimentation, pleurs, sommeil, hygiène-, les explications et les conseils parfois contradictoires, incomplets ou péremptoires, génèrent un niveau d'incohérence phénoménal et fragilisent les boussoles parentales, alors qu'ils font déjà face à tant de défis.
Dans une société qui a sacrifié ses utopies sur l'autel de l'individualisme et d'un consumérisme débridé, que reste-t-il des ambitions éducatives ? Quel avenir pour notre jeunesse ? Qui, encore, pour s'occuper des enfants et des adolescents, surtout quand ils vont mal. Un dialogue authentique et ouvert entre un universitaire engagé et un professionnel de terrain qui réhabilite l'art de la pédagogie.