Des sciences à la psychanalyse. Buffon l'homme et l'objet
Izcovich Anita
L'HARMATTAN
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EAN :9782296040311
Ce début du XXIe siècle, marqué par la prévalence de la science et par les effets d'uniformisation de la jouissance déterminée par les lois du marché, interroge le devenir du sujet. Le retour à Buffon, trois cents ans après sa naissance, révèle des enjeux d'une étonnante actualité, concernant la place du sujet dans ses rapports à la science. C'est ce qui conduit à explorer les fondements du sujet à partir de l'éclairage de la psychanalyse. Freud, son inventeur, dont le point de départ était d'établir une psychologie scientifique basée sur les sciences naturelles, n'a cessé d'interroger les liens entre la psychanalyse et la science. Ce parcours ne peut se faire sans Lacan qui s'est référé à Buffon à plusieurs reprises, notamment à propos du style. Si Lacan a opposé à la formule bien connue de Buffon " le style est l'homme même ", celle du sujet traversé par l'objet, il s'agit alors d'éclairer ce qu'est l'objet de la psychanalyse. Autrement dit, si Freud et Lacan ont prolongé Buffon dans une autre perspective, la question de la psychanalyse à notre époque serait de suivre les progrès de la science tout en donnant une place au sujet de l'inconscient.
Nombre de pages
190
Date de parution
23/10/2007
Poids
320g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782296040311
Titre
Des sciences à la psychanalyse. Buffon l'homme et l'objet
Auteur
Izcovich Anita
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
320
Date de parution
20071023
Nombre de pages
190,00 €
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Lacan a fait du temps non une donnée inerte du cadre analytique mais un élément de la cure elle-même, donc variable. Ce fut un désaccord dans la communauté analytique. La question revient de l'extérieur, portée par l'exigence d'efficacité rapide propre au discours capitaliste. Or le seul point d'accord des divers courants est qu'il faut le temps pour s'y retrouver dans l'inconscient, même pour l'homme pressé de la modernité. Le temps logique qui chute dans le moment de conclure ne se contractualise pas. Il reste propre à chacun. L'idée que l'on se fait de l'usage du temps dans la cure est solidaire de celle que l'on se fait des fins de l'analyse. Une psychanalyse va amener un sujet à prendre le risque du désir et la possibilité d'inventer ses solutions. Voire peut l'amener jusqu'à ce désir particulier qui pousse à occuper la fonction de psychanalyste et à se préoccuper, toujours, de la transmission de la psychanalyse. La psychanalyse, toujours didactique, disait Lacan, soit sans distinction entre son versant thérapeutique et son versant transformatif, mène à un changement radical de position. Ainsi dans ce nouveau numéro de la revue Champ lacanien témoigneront des auteurs en cheminant du temps qui passe au temps vécu de l'expérience d'une cure, jusqu'à celui du témoignage d'un passage au désir de l'analyste.
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L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...