Champ Lacanien N° 7, Mars 2009 : Le temps dans la psychanalyse, la psychanalyse dans son temps
Izcovich Anita
CHAMP LACANIEN
20,00 €
Épuisé
EAN :9782916810058
Lacan a fait du temps non une donnée inerte du cadre analytique mais un élément de la cure elle-même, donc variable. Ce fut un désaccord dans la communauté analytique. La question revient de l'extérieur, portée par l'exigence d'efficacité rapide propre au discours capitaliste. Or le seul point d'accord des divers courants est qu'il faut le temps pour s'y retrouver dans l'inconscient, même pour l'homme pressé de la modernité. Le temps logique qui chute dans le moment de conclure ne se contractualise pas. Il reste propre à chacun. L'idée que l'on se fait de l'usage du temps dans la cure est solidaire de celle que l'on se fait des fins de l'analyse. Une psychanalyse va amener un sujet à prendre le risque du désir et la possibilité d'inventer ses solutions. Voire peut l'amener jusqu'à ce désir particulier qui pousse à occuper la fonction de psychanalyste et à se préoccuper, toujours, de la transmission de la psychanalyse. La psychanalyse, toujours didactique, disait Lacan, soit sans distinction entre son versant thérapeutique et son versant transformatif, mène à un changement radical de position. Ainsi dans ce nouveau numéro de la revue Champ lacanien témoigneront des auteurs en cheminant du temps qui passe au temps vécu de l'expérience d'une cure, jusqu'à celui du témoignage d'un passage au désir de l'analyste.
Nombre de pages
223
Date de parution
16/03/2009
Poids
370g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782916810058
Titre
Champ Lacanien N° 7, Mars 2009 : Le temps dans la psychanalyse, la psychanalyse dans son temps
Auteur
Izcovich Anita
Editeur
CHAMP LACANIEN
Largeur
160
Poids
370
Date de parution
20090316
Nombre de pages
223,00 €
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Ce début du XXIe siècle, marqué par la prévalence de la science et par les effets d'uniformisation de la jouissance déterminée par les lois du marché, interroge le devenir du sujet. Le retour à Buffon, trois cents ans après sa naissance, révèle des enjeux d'une étonnante actualité, concernant la place du sujet dans ses rapports à la science. C'est ce qui conduit à explorer les fondements du sujet à partir de l'éclairage de la psychanalyse. Freud, son inventeur, dont le point de départ était d'établir une psychologie scientifique basée sur les sciences naturelles, n'a cessé d'interroger les liens entre la psychanalyse et la science. Ce parcours ne peut se faire sans Lacan qui s'est référé à Buffon à plusieurs reprises, notamment à propos du style. Si Lacan a opposé à la formule bien connue de Buffon " le style est l'homme même ", celle du sujet traversé par l'objet, il s'agit alors d'éclairer ce qu'est l'objet de la psychanalyse. Autrement dit, si Freud et Lacan ont prolongé Buffon dans une autre perspective, la question de la psychanalyse à notre époque serait de suivre les progrès de la science tout en donnant une place au sujet de l'inconscient.
Cette Revue sadresse à un public déjà initié à la psychanalyse et concerné par les problèmes cruciaux de notre société. Grâce à la diversité des articles proposés elle peut constituer un document de travail et une base de réflexion pour des analystes confirmés comme pour de jeunes praticiens.
Cet ouvrage se propose de questionner les différents statuts qu'on peut donner à la malédiction sur le sexe, aussi bien pour les hommes que pour les femmes. Il y a tout d'abord la fonction de la civilisation qui au XIXe siècle voulait légiférer, dans la prostitution, ce qui faisait malédiction. Nous nous appuierons sur des exemples de la littérature et de la psychanalyse. Après Freud, Wilhelm Reich redoublait la malédiction sur le sexe dans sa théorie sur la révolution sexuelle. Quant à Simone Weil, elle l'approchait dans la souffrance au-delà du sexe dans l'expérience mystique. La perversion, avec Sacher-Masoch et Sade, en a fait un autre destin : celui d'être bien dans le mal. Quelle est alors la malédiction sur le sexe dans la névrose avec Stendhal et Flaubert ?
Croire à l'inconscient. Le mot d'esprit, le symptôme par excellence de l'inconscient. Du symptôme au sinthome, et retour. De la norme à l'exception. Versions de symptômes. Scansion. L'indispensable diagnostic. Journées de Mai sur l'autisme au Havre : Autisme(s) ' Quand les mots n'en font qu'à leur tête. Rebonds, Souvenir du Havre en mai. Témoignage, Réflexions sur notre fille. Pulvériser la langue : la lettrérature de Louis Wolfson. Clinique de la passe. Peut-on se désabonner à son inconscient '
La parenté pose aujourd'hui une question de civilisation ; la psychanalyse s'en pré/occupe d'origine. Naissant sur l'hypothèse qu'aux particularités des figures parentales et de l'histoire générationnelle répondaient pour une part celles des enfants, la psychanalyse a pourtant reconnu dès Freud la part prise par le sujet dans son malaise. En effet, s'il trouve dans le désir de ceux qui le précédent et l'accueillent les conditions et les limites par rapport auxquelles il va se constituer, le sujet est responsable, quant à lui, de ses réponses, jusque dans les formes les plus symptomatiques. Il est responsable de son traitement de la castration, donnée toujours incontournable au cœur de la découverte freudienne du mythe œdipien, lui quelque peu daté. Lacan en a extrait la fonction de nhommer pour rendre compte du nouage entre nom et humanisation, ce dans une temporalité du présent plus que de l'hérité. Comment les nouvelles parentalités - homosexuelles, mono maternelles, plurielles - dégagées par la loi et par la science tant de la différence des sexes que des contraintes biologiques, accompagnent les choix du sujet dans "l'humanisation" de son désir ?