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Lorsque les cerfs-volants se mettront à crier
Ittoo Davina
PROJECT ILES
17,00 €
Sur commande, 4 à 6 jours
EAN :9782493036032
Comment desserrer le carcan qu'impose la société quand on est née femme au cÅur de l'océan Indien ? En trois tableaux romanesques, Davina Ittoo nous fait entendre les femmes emmurées victimes ou volontaires. Puissantes de leur soif de liberté et d'amour, elles fissurent les murailles du mariage forcé, du désir amoureux, du deuil d'un enfant et tentent de se libérer des barrières physiques et morales imposées par une société complaisante et coupable. De souffles et de tempêtes, cernée par les vagues, l'île gronde et grouille. Les esprits y parlent à travers les rêves. La rumeur, le mauvais Åil, sont des chaînes qui répondent à d'autres esclavages et d'autres désirs de marronnages vers le Morne. Dans une langue poétique, violente et sensuelle, l'auteure interroge ce mouvement porté en chacun : le désir comme violence positive et force de libération.
Nombre de pages
150
Date de parution
25/09/2021
Poids
206g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782493036032
Titre
Lorsque les cerfs-volants se mettront à crier
Auteur
Ittoo Davina
Editeur
PROJECT ILES
Largeur
140
Poids
206
Date de parution
20210925
Nombre de pages
150,00 €
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Sarita, la mère d'Arjun, pressent le malheur lorsque surgit dans le village de Rivière des Anguilles, à l'île Maurice, un enfant à six doigts. Un seul mot traverse encore les lèvres de ce garçon esseulé, frêle et muet : "misère". Arjun, le prodige joueur de vînâ le recueille. Tandis que la musique tisse d'étranges liens entre eux, les femmes du village dansent au rythme des convictions ancestrales et des désirs inavouables. Sur une île hantée par les spectres de la colonisation et de l'indépendance, le destin des habitants aux coeurs affamés de liberté se noue autour de cet être mystérieux...
Ittoo Davina ; Ramchurn SAILESH ; Patel Shenaz ; A
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir ? ILE MAURICE : Ici s'est jouée l'Histoire. A la croisée des grandes routes maritimes qui reliaient l'Europe aux Indes orientales et à l'Extrême-Orient, l'Europe à l'Afrique, l'Afrique à l'Asie, c'est à l'île Maurice qu'accostèrent les boutres arabes, les caraques portugais, les galions ou caravelles hollandais et espagnols, les goélettes ou voiliers français et anglais... De cet incessant "trafic maritime", et humain, qui dura du XVIe au XIXe siècle, est née l'île-mosaïque. Peuplée de descendants d'esclaves africains et malgaches d'abord, d'Indiens, de descendants d'Européens, de Chinois, elle est une petite planète, un miracle de coexistence entre hindous, chrétiens, musulmans, tamouls, taoistes et bouddhistes. La littérature ne pouvait rendre cette richesse que par un imaginaire unique. Une littérature d'une grande diversité est née du terreau mauricien, irrigué parla mer indienne.
« Entre deux rires profonds, l'homme parle un français minutieux et ancestral, et ses « r » roulent comme une vague dans le ventre de Lila. L'homme dit : « Ce pays, il faut renoncer à le comprendre. Il est trop riche. De cultures, de haines, d'amours, de malentendus. Trop traversé par les civilisations. Trop complexe, stratifié, mouvant, on ne peut l'appréhender dans la totalité de ses dissonances. Il n'existe donc pas. Il vit, uniquement. C'est peut-être déjà beaucoup. Peut-être déjà un miracle en soi, qu'il vive. (...) Non, ce pays n'existe pas et nous devons, pour y comprendre quelque chose, nous contenter de raconter les vies éparses qui le traversent, instruire un dossier, en quelque sorte, qui permettrait un jour d'en délimiter le périmètre humain, le seul qui vaille. »Portée par l'espérance, Lila rentre au Liban au début des années 2000, après des années d'exil. Elle aime, rêve et dérive, entre autres auprès du mystérieux Ibrahim, antiquaire et pygmalion approximatif. Devenue journaliste, elle tâtonne. De paysage en paysage. Entre un attentat et une manifestation. Entre la beauté époustouflante d'une terre millénaire et l'absurdité destructrice du quotidien. Dans ses périples immobiles, elle est rejointe par sa soeur aveugle, Rim, pythie urbaine en quête de sacré sur cette terre détruite. A deux, elles incarnent les paradoxes du désespoir autant que les désirs de se réinventer un chez-soi : le Liban n'est-il pas le pays de tous les (im)possibles, un territoire qui n'obéît à aucune règle ...Dans une langue chirurgicale, d'une douce poésie mêlée d'humour féroce, Hala Moughanie fait plus que jamais vivre une terre qui n'en finit pas d?être incomprise, mais qui stupéfie par sa capacité d?évocation.
Souffle coupé. Soirs de pluie où les masques se déposent, les coeurs et plaies s'apaisent. L'odeur de la mère gifle tendrement l'enfant qu'elle allaite. Moment de flottement. Symbiose entre l'esprit et le corps, entre une mère et son enfant. Les premières gorgées sont celles qui assomment l'enfant et scellent le pacte." Amère est une traversée de l'enfance brûlée par une lucidité lancinante sur le devenir adulte. Il y a là l'enfant sommé de grandir sans y avoir été préparé et qui se remémore une mère éreintée par le réel. Quelle langue pour fondre le métal de cette enfance qui enchaîne ? Nadjim Mchangama invente une forge dans laquelle il bat le fer rouge, à vif.
Rêve en carton est un essoufflement salutaire, incandescent. Pour sauvegarder l'impossible et la chair partie en fumée. Reste cette partie cramée par les bombes et ébréchée par les lames des pluies diluviennes. Trois parties constituent ce recueil, Les derniers mots de ma mémoire (1995), La Nuit infinie (2017), Utopie (2019). Des mots ramassés dans la cendre après que l'auteur a tout perdu dans les flammes de ce qu'il appelle pudiquement les événements, des mots empilés les uns sur les autres, scalpant l'infinitude du monde, et enfin des rêves ressassés avec l'art du phénix, comme il sied après les feuilles brûlées et la mémoire jetée aux pourceaux. Rêve en carton est un cri organique, jeté sur un rail, entre deux infinis où le funambule est le somnambule. /DANS/ L'OSMOSE DES MONDES/ Utopie-Corps-Vents-Frontières/ Se croisent des temps-imperceptibles-indéfinis-espèce de toutes sortes - Ressac-Flux-Diversité-Corps-Langues-Reflux/ Nous inventons des chimères pour augmenter la vie/
Johanna pour toi pour moi est un récit de l'intime. C'est surtout l'évocation de la femme aimée, trop tôt partie. Elle est à la fois muse et ombre perdue. Elle est cette liberté inexistante autour de soi, cette beauté et sensualité traquées dans le sombre des jours. En homme, en ami, en amant, en poète, Saindoune Ben Ali évoque l'enfance, l'amour, la perte, sur fond d'Histoire tragique d'un pays à genoux. Johanna Géante en furie Epargnée de colère Ruiné est l'esprit Pour t'écrire Pour toutes mes caresses Sur peau d'argile Sous l'eau de la fertilité Oui simple l'espace La rouille vague Ou éducation du maître Infectée et admise Ici commencement D'où tombent Les lueurs fertiles