La politique du lien. Les nouvelles dynamiques territoriales de l'économie sociale et solidaire
Itçaina Xabier
PU RENNES
18,00 €
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EAN :9782753512085
La crise financière et économique mondiale suscite depuis quelques années un regain d'intérêt pour les conceptions alternatives de la production, de la consommation et de l'épargne. Les 4 formes d'organisation collectives ainsi visées constituent de véritables institutions, au sens où elles combinent des règles démocratiques, des valeurs d'équité et une aspiration à l'utilité sociale. La " politique du lien " que ces institutions donnent à voir se signale en particulier par son ancrage territorial, compris ici comme pratique d'institutionnalisation de l'espace. Les dix-huit contributions et les trente-trois auteurs réunis dans ce volume s'emploient à observer les nouvelles modalités de cet ancrage territorial à partir d'angles méthodologiques (par territoire. secteur ou statut juridique) et disciplinaires (sociologues, géographes, économistes, gestionnaires, politistes) aussi différents que complémentaires. Les études de cas concernent essentiellement des territoires français. urbains et ruraux, avec des incursions comparatistes en Italie et au Royaume-Uni. L'ouvrage est structuré autour de quatre thématiques : transformation des matrices territoriales, action publique comparée, finances solidaires et sociologie des usages militants. Tous proposent des analyses lucides évitant le double écueil de l'angélisme et de la dénonciation sans nuances des " dérives " marchandes ou institutionnelles de l'économie sociale et solidaire. La centralité du rapport au territoire privilégie ici les enquêtes de terrain et impose des réalités complexes où la politique du lien que génère l'économie sociale et solidaire prend des formes définitivement plurielles.
Nombre de pages
383
Date de parution
18/11/2010
Poids
712g
Largeur
165mm
Plus d'informations
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EAN
9782753512085
Titre
La politique du lien. Les nouvelles dynamiques territoriales de l'économie sociale et solidaire
Auteur
Itçaina Xabier
Editeur
PU RENNES
Largeur
165
Poids
712
Date de parution
20101118
Nombre de pages
383,00 €
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Comment évaluer la part du religieux parmi les multiples facteurs explicatifs de la mobilisation identitaire basque? En quoi le catholicisme a-t-il influencé la structuration des débats identitaires? Dans quelle mesure, en retour, les débats internes à l'Église ont-ils porté la marque des controverses politiques? Ce livre analyse le rôle du catholicisme dans la politisation de l'identité basque, de façon comparative entre Pays Basque français et espagnol, depuis le XIXe siècle jusqu'à la fin du XXe siècle. Il pose l'hypothèse d'un double effet du catholicisme. Il y a, d'abord, permanence d'un répertoire d'action collective du clergé basque qui s'exprime à chaque phase historique du nationalisme, jusqu'à se stabiliser dans le registre contemporain de la médiation. L'influence du religieux, cependant, ne transite pas uniquement par les mobilisations strictement nationalistes. Du catholicisme, l'on perçoit également l'empreinte dans des espaces habituellement situés aux marges du politique, qu'il s'agisse de l'émergence d'une culture basque autonome, des mobilisations en matière d'économie identitaire ou de la construction biographique des logiques d'engagement. . . Xabier Itçaina est chargé de recherche en science politique au CNRS. II est membre du laboratoire SPIRIT (Science Politique Relations Internationales Territoire), à Sciences Po Bordeaux.
Les mobilisations catholiques contemporaines se résument-elles aux résistances face aux réformes en matière de politiques familiales, éducatives ou bioéthiques ? À partir d'une enquête menée en France (Aquitaine), en Espagne (Pays basque) et en Italie (Lombardie et Émilie-Romagne) auprès d'organisations catholiques agissant dans l'économie sociale et solidaire, la lutte contre l'exclusion, le soutien aux migrants et le travail de paix, ce livre montre qu'en ces temps de repolitisation du religieux, un répertoire d'action catholique échappe aux confrontations binaires et se caractérise au contraire par sa dimension de médiation. Les médiations catholiques territoriales traduisent un pluralisme interne du catholicisme qui se fait ressentir au travers du répertoire entrepreneurial (autour de l'économie sociale et solidaire), du répertoire de la subsidiarité (dans la lutte contre les exclusions sociales), du répertoire de l'hospitalité (envers les migrants et réfugiés) et du répertoire de la paix (dans un conflit politique violent). Cette action sociale par le bas, si elle se fonde sur une approche à la fois éthique et experte du social et de l'économique, peut néanmoins déboucher sur des registres de politisation qui génèrent des proximités a priori inattendues entre des organisations catholiques ordinairement discrètes et les mouvements sociaux mobilisés sur les mêmes problèmes publics.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ...A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.