Harcelé par les visites nocturnes d'un vieillard à la barbe blanche, qui se présente comme étant le grand saint Jacques lui-même, l'apôtre du Christ, Charlemagne se décide à entraîner ses troupes en Galice, et emmène avec lui l'élite de l'armée franque, encadrée par les douze pairs, ses meilleurs chevaliers, dont le fameux Roland, son neveu.Les guerriers font brutalement irruption dans les plaines du nord de l'Espagne ; de belles cités sombrent dans l'orage déchaîné par les barons descendus des montagnes.Peu à peu, absorbés à leur tour par l'étendue désertique, les preux se mettent à déambuler d'un coin du pays à l'autre ; des esprits fureteurs les hantent, à la nuit tombée, lorsqu'ils gisent sur leur couche brûlante. Le regard aigu des Sarrasines transperce le coeur vierge des plus forts d'entre eux.Surgissent des myriades de démons qui déchirent les hauberts et crèvent les poitrines des suivants de l'empereur à la barbe fleurie ; un des pairs gagne des ailes d'ange, et survole la terre tourmentée par les géants sarrasins.Au sommet des monts, Roland et ses compagnons mènent une guerre de partisans pour remettre la main sur Olivier, qui a disparu en poursuivant l'émir Balan.Dans ces Dernières aventures, où s'engloutit sans retenue la fleur de la maison de l'empereur mythique des Francs, retentit l'écho de l'épopée médiévale, dans laquelle l'auteur a puisé thèmes et personnages, pour les transporter jusqu'à nous dans de courts paragraphes rythmés, en leur conférant une existence toute neuve.Guillaume Issartel s'est servi de divers textes médiévaux (et en particulier de chansons de geste comme la Chanson de Roland ou celle, moins connue, de Fierabras) pour composer ce pendant contemporain des épopées anciennes, et prolonger à son tour l'existence des héros mythiques du monde roman. Guillaume Issartel est docteur ès Lettres de l'université Stendhal ? Grenoble 3. Ses recherches portent sur la mythologie comparée et la littérature du Moyen Âge. Il est l'auteur de La Geste de l'ours, l'épopée romane dans son contexte mythologique, XIIe-XIVe siècle (2010).
Nombre de pages
213
Date de parution
20/11/2015
Poids
640g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782251445595
Titre
Dernières aventures de la maison de Charlemagne
Auteur
Issartel Guillaume
Editeur
BELLES LETTRES
Largeur
156
Poids
640
Date de parution
20151120
Nombre de pages
213,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les chansons de geste françaises, occitanes, italiennes et espagnoles forment un vaste corpus difficile à interpréter, et d'où n'émergent encore aujourd'hui, aux yeux d'un public cultivé, que la Chanson de Roland et quelques aventures de Guillaume d'Orange. Le foisonnement des textes (plus de cent), des personnages héroïques, des situations dans lesquelles sont pris Charlemagne et ses braves guerriers, les Aymerides, ou le lignage de Ganelon le perfide, pose toutes sortes de problèmes complexes qui semblent souvent interdire une approche d'ensemble du phénomène épique. Les avancées de la mythologie comparée fournissent pourtant peu à peu les moyens de mieux cerner cette riche littérature, qui se révèle hantée par des figures mythiques totalement inattendues, surgies d'un lointain passé. Parmi elles, l'ours; objet de croyances partagées par différents peuples eurasiatiques et américains, cet animal a su léguer une part de ses habitudes, son nom, sa démarche ou sa force à de nombreux héros épiques, tels Orson de Beauvais, ou Guillaume d'Orange soi-même, qui trahit dans son surnom bien connu (Fierebrace, « à l'étreinte sauvage ») ses accointances avec le plantigrade. La mythologie de l'ours structure en profondeur l'imaginaire épique médiéval, dont les éléments, aussi divers qu'ils soient au premier abord, révèlent une cohérence étonnante au fur et à mesure de l'analyse. Le rapprochement entre le corpus roman, d'autres o euvres européennes (en particulier germaniques), des textes beaucoup plus « exotiques » (chinois, indiens,?), et de nombreux rites, mythes et contes populaires marqués par la présence de l'ours apporte ainsi une foule d'explications à propos des tribulations des héros francs, de leurs comportements et des objets qui leur sont propres, de leur façon de combattre, de leurs enfances, des chemins qu'ils arpentent? sans oublier les rapports troubles qu'ils entretiennent avec l'Histoire, et qui ont souvent masqué leur véritable origine.
Les chansons de geste françaises, occitanes, italiennes et espagnoles forment un vaste corpus difficile à interpréter, et d'où n'émergent encore aujourd'hui, aux yeux d'un public cultivé, que la Chanson de Roland et quelques aventures de Guillaume d'Orange. Le foisonnement des textes (plus de cent), des personnages héroïques, des situations dans lesquelles sont pris Charlemagne et ses braves guerriers, les Aymerides, ou le lignage de Ganelon le perfide, pose toutes sortes de problèmes complexes qui semblent souvent interdire une approche d'ensemble du phénomène épique. Les avancées de la mythologie comparée fournissent pourtant peu à peu les moyens de mieux cerner cette riche littérature, qui se révèle hantée par des figures mythiques totalement inattendues, surgies d'un lointain passé. Parmi elles, l'ours ; objet de croyances partagées par différents peuples eurasiatiques et américains, cet animal a su léguer une part de ses habitudes, son nom, sa démarche ou sa force à de nombreux héros épiques, tels Orson de Beauvais, ou Guillaume d'Orange soi-même, qui trahit dans son surnom bien connu (Fierebrace, « à l'étreinte sauvage ») ses accointances avec le plantigrade. La mythologie de l'ours structure en profondeur l'imaginaire épique médiéval, dont les éléments, aussi divers qu'ils soient au premier abord, révèlent une cohérence étonnante au fur et à mesure de l'analyse. Le rapprochement entre le corpus roman, d'autres ?uvres européennes (en particulier germaniques), des textes beaucoup plus « exotiques » (chinois, indiens,?), et de nombreux rites, mythes et contes populaires marqués par la présence de l'ours apporte ainsi une foule d'explications à propos des tribulations des héros francs, de leurs comportements et des objets qui leur sont propres, de leur façon de combattre, de leurs enfances, des chemins qu'ils arpentent? sans oublier les rapports troubles qu'ils entretiennent avec l'Histoire, et qui ont souvent masqué leur véritable origine.
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Comnène Anne ; Frankopan Peter ; Leib Bernard ; Ki
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