Multiciné. Boris Gourevitch, l’homme des complexes
Huyghe Axel ; Chapuy Arnaud
L'HARMATTAN
32,00 €
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EAN :9782140493157
En mai 1939, Boris Gourevitch, un entrepreneur juif originaire d'Odessa, ouvre son premier cinéma dans le quartier de la gare Saint-Lazare à Paris, le Cinévog. Spolié et dénoncé pendant l'Occupation, il parvient après la fin de la guerre et depuis son exil aux États-Unis à récupérer son cinéma. De retour en France, Boris Gourevitch lance dans le Quartier latin des « mini-salles » de cinéma, installées principalement dans des caves de vieux immeubles.Avec l'Élysées-Lincoln, son nouveau cinéma de trois salles inaugurées en octobre 1969 avec More de Barbet Schroeder, Boris Gourevitch installe un concept qui va transformer durablement le paysage de l'exploitation : le complexe, ancêtre des multiplexes d'aujourd'hui.Défenseur du cinéma d'auteur en facilitant la sortie de films difficiles, Boris Gourevitch finance et distribue les ?uvres de cinéastes qu'il apprécie : Rainer Werner Fassbinder, Andrzej Wajda, Dino Risi, Luigi Comencini ou encore Mario Monicelli. Avec la libération sexuelle à la fin des années 1960, il spécialise deux de ses cinémas en salles pornographiques.Aujourd'hui, la quatrième génération de la famille Gourevitch perpétue chez Multiciné l'indépendance de leurs cinémas Art et Essai et la défense des auteurs du monde. À travers des archives exceptionnelles ainsi qu'un portfolio réalisé dans trois cinémas emblématiques ? 5 Caumartin, Élysées-Lincoln et 7 Parnassiens ? les auteurs nous offrent le récit multiple d'un homme visionnaire et passionné.
Nombre de pages
144
Date de parution
25/09/2023
Poids
429g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782140493157
Titre
Multiciné. Boris Gourevitch, l&rsquo%3Bhomme des complexes
Auteur
Huyghe Axel ; Chapuy Arnaud
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
240
Poids
429
Date de parution
20230925
Nombre de pages
144,00 €
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Juin 2024. Quelques mois après la fermeture du cinéma Marignan, les spectateurs parisiens assistent, sidérés, à celle de l'emblématique Normandie. Avec la disparition de ces deux cinémas historiques des Champs-Elysées, c'est un pan de l'histoire de " l'avenue des cinémas " qui s'efface. Avec près de soixante écrans à son apogée, l'avenue des Champs-Elysées constituait le passage obligé des productions françaises et internationales, dans un quartier presque consacré à l'industrie cinématographique. Dès les années 1930, les salles luxueuses initiées par les grands circuits - Pathé-Natan, Gaumont-Franco-Film-Aubert, Siritzky... - rivalisent avec les cinémas des nombreux exploitants indépendants, majoritairement de confession juive et venus d'Europe de l'Est. D'illustres architectes et décorateurs y créent des cinémas d'exception : Colisée, Ermitage, Marignan, Biarritz, Le Paris, Lord-Byron, Le Balzac, Triomphe, Mercury, Ambassade... Des années fastes de l'entre-deux-guerres aux heures sombres de l'Occupation, des Trente Glorieuses à l'essor des multisalles, l'histoire des salles des Champs-Elysées accompagne les mutations du cinéma, de l'architecture des salles et du goût du public.
Dans les années trente, un jeune entrepreneur autodidacte, Joseph Rytmann, ouvre dans ce XIVe arrondissement de Paris ses deux premiers cinémas : le Théâtre de Montrouge, au carrefour Alésia, et le Miramar, face à la gare de Montparnasse. Rytmann, l'aventure d'un exploitant de cinémas à Montparnasse retrace le destin exceptionnel d'un homme de cinéma qui assura dans ses salles l'exclusivité sur la Rive gauche des grands succès commerciaux durant les Trente Glorieuses. Avec ses documents historiques inédits et son reportage photo au c'ur des salles de quartier, les auteurs nous offrent un passionnant voyage vintage et cinématographique dans un Montparnasse en perpétuelle mutation.
Le 27 octobre 1971, en plein coeur du Quartier latin, un nouveau cinéma ouvre ses portes : le Saint-André-des-Arts. Le succès des deux salles est fulgurant : les spectateurs plébiscitent une programmation qui affiche de jeunes auteurs qui interrogent la société post-soixante-huitarde. Derrière le succès du cinéma de la rue Saint-André-des-Arts officie un homme sensible et discret : Roger Diamantis. Il incarne bientôt la figure combative des exploitants indépendants du Quartier latin, malmenés par la puissance des grands circuits et du système de distribution des films. Le Saint-André-des-Arts, désirs de cinéma depuis 1971 relate le parcours d'un autodidacte qui a oeuvré pour maintenir un lieu dédié à un cinéma exigeant et novateur.
L'année 2010 marquera, pour de nombreux pays africains surtout francophones, 50 ans d'indépendance, donc de gestion du pouvoir entre les mains des élites dirigeantes africaines. Seulement, un demi-siècle plus tard, un constat se dégage de l'ensemble des Etats africains : le développement semble s'éloigner de l'Afrique au fur et à mesure que les années passent. Pourquoi l'Afrique demeure-t-elle à la traîne malgré toutes les richesses qu'elle possède ? Le continent noir peut-il se sortir du piège de l'aide pour son développement si la bonne gouvernance s'installe effectivement et si les mentalités changent radicalement ? Compte tenu de l'apport remarquable des diasporas intellectuelles notamment chinoise et indienne pour l'émergence de la Chine et de l'Inde, la diaspora intellectuelle africaine, avec l'élection du fils d'Afrique Barack Obama à la Maison Blanche, ne constitue-t-elle pas le meilleur pilier de l'Afrique pour sortir du labyrinthe de la néguentropie ? Dans le cadre de mes recherches de plus d'une décennie, je présente également ce que l'on pourrait assimiler à une nouvelle théorie des relations Nord-Sud. Ce sont ces réflexions et interrogations auxquelles nous essayons de trouver des solutions pour l'avenir de l'Afrique avec quelques brillants intellectuels de la diaspora africaine d'Europe et d'Amérique du Nord.
Avant la conquête française, la plus grande partie de la moitié orientale du Burkina Faso actuel était occupée par les Mossis. On appelle également "mossis" les représentants de l'ordre aristocratique qui dirige ce territoire, souvent qualifié à tort d'empire, un ordre dont les institutions se sont maintenues durant les six décennies de domination coloniale. Pourquoi et comment ce système a-t-il été préservé alors même que la société toute entière vit de grands bouleversements ? Au moment de la conquête, les chefs précoloniaux n'auraient-ils pas dû être renversés et leur système aboli ? Et lorsqu'on s'approche de la décolonisation, c'est-à-dire d'une indépendance accordée à une élite "moderne" formée à l'école coloniale, la question de l'abolition des organisations traditionnelles n'aurait-elle pas dû être de nouveau soulevée ? Comment les structures politiques mossis ont-elles su se maintenir durant la période coloniale ? Selon quelles modalités ...